3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Comment des ajustements subtils créent des transformations profondes.
Tu as déjà essayé de changer quelque chose chez toi. Arrêter de grignoter le soir. Réagir moins vivement quand ton ado te parle mal. Dormir sans te réveiller à 3 heures du matin en ruminant. Et tu as découvert ce que des millions de personnes découvrent : ça ne marche pas. Pas vraiment. Pas longtemps. Parce que tu as fait ce qu’on te conseille partout : tu as pris une décision, tu as serré les dents, tu as activé ta volonté. Et ta volonté a tenu trois jours, trois semaines, trois mois. Puis un soir de fatigue, le vieux réflexe est revenu, plus fort qu’avant. Ce n’est pas ta faute. C’est que tu as attaqué le problème au mauvais endroit.
Je reçois des adultes comme toi depuis 2014 dans mon cabinet à Saintes. Des gens intelligents, volontaires, qui en ont assez de se battre contre eux-mêmes. Et je leur propose autre chose. Pas un combat, mais une conversation. Une conversation avec leur propre inconscient. L’hypnose ericksonienne, c’est ça : un art d’écouter et de parler la langue de celui qui, en toi, sait déjà comment guérir.
Quand on veut changer, on fait face à un paradoxe. Tu as une partie de toi qui veut arrêter de fumer, et une autre partie qui allume une cigarette à 10h pile. Tu as une partie qui veut être plus calme avec tes enfants, et une autre qui crie avant d’avoir réfléchi. Ce ne sont pas des « mauvaises » parties. Ce sont des parties qui ont été formées, un jour, pour te protéger. La cigarette te donnait une pause. La colère te permettait d’exister face à une situation que tu ne maîtrisais pas.
Milton Erickson, le psychiatre américain qui a inventé cette approche, disait une chose très simple : l’inconscient n’est pas un ennemi. C’est un allié qui travaille pour toi, mais qui a parfois des stratégies dépassées. Tu ne peux pas le forcer. Tu ne peux pas lui ordonner d’oublier une peur. Tu peux seulement l’inviter à trouver une meilleure solution.
Le problème de la volonté, c’est qu’elle s’adresse à ton mental conscient. Elle lui dit : « Tu dois arrêter de stresser. » Et ton mental conscient répond : « D’accord, je vais essayer. » Mais l’inconscient, lui, continue de produire du stress parce qu’il croit encore que c’est utile. Résultat : tu passes tes journées à te dire « calme-toi » et tu es de plus en plus tendu.
L’hypnose ericksonienne ne cherche pas à faire taire la partie qui fume ou qui s’énerve. Elle lui parle. Elle lui demande : « Qu’est-ce que tu fais pour moi ? De quoi as-tu peur ? Quelle serait une meilleure façon d’obtenir la même chose ? » Et c’est là que le changement devient possible, parce qu’il n’est pas imposé de l’extérieur. Il émerge de l’intérieur.
Ce que tu as appris à faire pour survivre, tu peux apprendre à le faire autrement pour vivre.
Quand tu viens me voir, tu arrives souvent avec une résistance. Pas une résistance contre moi, mais contre toi-même. Tu as déjà tout essayé, tu es fatigué, et une partie de toi ne croit plus que ça puisse marcher. C’est normal. Et c’est une chance.
Erickson avait un principe radical : ne jamais s’opposer à la résistance. Si quelqu’un dit « Je n’y arrive pas », il ne répondait pas « Si, tu peux ». Il disait : « Tu as raison, tu n’y arrives pas. Et c’est pour ça que nous allons faire autre chose. » Il prenait la résistance, il l’accueillait, et il la détournait doucement.
Concrètement, ça donne quoi ? Imaginons que tu sois un coureur qui bloque à chaque compétition. Tu t’entraînes bien, mais le jour J, ton corps se tend, tu perds tes moyens. Tu es venu me voir pour « arrêter de stresser ». Je ne vais pas te dire de te détendre. Je vais te demander : « Qu’est-ce que ton stress fait pour toi ? Est-ce qu’il te prépare ? Est-ce qu’il te protège de l’échec ? » Et à partir de là, je vais proposer à ton inconscient de garder cette protection, mais sous une forme plus utile. Peut-être que la tension se transformera en vigilance. Peut-être que la peur deviendra de l’excitation.
Le changement ne passe pas par la suppression. Il passe par la transformation. Et pour ça, il faut arrêter de se battre contre ce qu’on est.
Je me souviens d’un patient, appelons-le Marc, cadre commercial, qui venait pour des crises d’angoisse. Il avait un discours très dur avec lui-même : « Je suis nul, je devrais être plus fort, je n’ai pas le droit d’avoir peur. » Chaque fois qu’il se disait ça, son angoisse doublait. Nous avons travaillé non pas à faire disparaître l’angoisse, mais à l’écouter. Au bout de quelques séances, il a découvert que son angoisse était en fait une alerte : elle lui signalait qu’il en faisait trop, qu’il s’épuisait. Une fois qu’il a entendu ça, il a pu ajuster son rythme. L’angoisse n’a pas disparu d’un coup, mais elle est devenue moins fréquente et moins intense. Parce qu’elle avait été entendue.
Quand tu viens pour la première fois, je ne sors pas une montre à pendule. L’hypnose ericksonienne ne ressemble pas à ce qu’on voit au cinéma. C’est une conversation. Une conversation particulière, qui repose sur trois piliers.
Le premier, c’est l’observation. Pendant que tu parles, je regarde comment tu respires, comment tes yeux bougent, comment ta voix change. Je repère les micro-signaux qui indiquent que tu entres dans un état de conscience modifié. Parce que tu passes déjà plusieurs fois par jour dans cet état : quand tu rêvasses, quand tu conduis sur une route familière sans te souvenir du trajet, quand tu es absorbé par un film. L’hypnose, ce n’est pas un état étranger. C’est un état naturel que j’apprends à utiliser.
Le deuxième pilier, c’est le langage indirect. Je ne vais pas te dire « tu vas te détendre ». Je vais te dire : « Peut-être que tu remarques déjà quelque chose qui change dans ta respiration. Peut-être que tes épaules commencent à se relâcher, ou pas. Et c’est bien, quoi qu’il arrive. » Ce genre de phrase laisse ton inconscient libre de répondre à sa façon. Si je te donne un ordre direct, ton mental résiste. Si je te propose une possibilité, ton inconscient l’explore.
Le troisième pilier, c’est l’utilisation de ce qui est là. Je prends tout ce que tu amènes : ta fatigue, ton scepticisme, ta douleur. Rien n’est un obstacle. Tout est une ressource. Tu arrives en disant « Je ne crois pas à l’hypnose » ? Parfait. Je vais utiliser ce scepticisme pour te faire expérimenter quelque chose. Tu arrives en pleurant ? Je vais utiliser ces larmes comme un début de relâchement.
Une séance typique dure entre une heure et une heure trente. On parle d’abord de ce qui te amène. Puis je t’invite à fermer les yeux, à te concentrer sur ta respiration, et je commence à parler. Ma voix devient un peu plus lente, un peu plus rythmée. Je te guide dans une exploration. Parfois, tu te souviens de tout. Parfois, tu as l’impression de t’être endormi. Parfois, tu vis des choses très intenses. Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise façon de vivre l’hypnose. Chaque inconscient fonctionne à sa manière.
L’hypnose ne te fait pas faire ce que tu ne veux pas. Elle te permet de faire ce que tu n’arrives pas à faire tout seul.
C’est la promesse de l’hypnose ericksonienne qui intrigue le plus : des changements rapides et durables. Comment est-ce possible, alors que les approches classiques parlent de mois ou d’années ?
La réponse tient dans la nature du changement. Quand tu changes par la volonté, tu construis un échafaudage mental. Tu mets en place des stratégies, des rappels, des récompenses. Tout ça demande de l’énergie. Dès que tu es fatigué, distrait, ou stressé, l’échafaudage s’effondre. Le changement est fragile.
Quand tu changes par l’hypnose, tu ne construis pas un échafaudage. Tu modifies la fondation. Tu ne décides pas de ne plus avoir peur en public. Tu aides ton inconscient à associer la foule à autre chose qu’un danger. Ce n’est pas un effort quotidien. C’est une réorganisation profonde.
Prenons un exemple concret. Un footballeur que j’accompagne avait du mal à tirer les penaltys. Il ratait systématiquement en match. On a travaillé sur ce qui se passait dans sa tête au moment du tir. Il revivait inconsciemment une situation d’enfance où il avait peur de décevoir son père. En une séance d’hypnose, on a désactivé ce lien. Pas en parlant du père, mais en utilisant des métaphores et des ancrages. Le week-end suivant, il a marqué son penalty. Et il continue de les marquer. Parce que le problème n’était pas technique. Il était émotionnel. Et l’émotion a été transformée.
Est-ce que ça marche à tous les coups ? Non. Je ne promets jamais de miracle. Certains problèmes sont complexes, ancrés depuis des décennies, et demandent plusieurs séances. Parfois, l’hypnose révèle qu’il y a d’autres choses à traiter avant. Mais ce que je vois régulièrement, c’est que le changement, quand il vient, vient vite. Pas parce que je suis un magicien, mais parce que l’inconscient, lui, sait déjà quoi faire. Il avait juste besoin qu’on lui enlève les freins.
Je veux être honnête avec toi. L’hypnose ericksonienne a des limites. Et les reconnaître, c’est te donner les moyens de l’utiliser au bon moment.
L’hypnose ne te transforme pas en quelqu’un d’autre. Si tu es introverti, tu ne deviendras pas extraverti. Mais tu pourras peut-être prendre la parole en réunion sans trembler, tout en restant toi-même. Elle ne supprime pas les émotions. Elle t’apprend à les traverser sans t’y noyer. Elle ne résout pas les problèmes concrets : si tu es endetté, l’hypnose ne fera pas apparaître de l’argent sur ton compte. Mais elle peut t’aider à retrouver la clarté d’esprit pour élaborer un plan.
L’hypnose ne fonctionne pas si tu n’es pas prêt à faire un bout de chemin. Je peux t’accompagner, mais je ne peux pas changer à ta place. Tu dois accepter de te laisser surprendre par ton propre inconscient. Certaines personnes arrivent avec une liste précise de ce qu’elles veulent changer, et elles sont déçues quand l’hypnose leur montre autre chose. Parfois, le vrai problème n’est pas celui qu’on croit. Et il faut accepter de le regarder.
Enfin, l’hypnose n’est pas une baguette magique. Certains changements prennent du temps. Une phobie peut se traiter en une à trois séances. Une dépression chronique ou un traumatisme ancien demandent souvent un suivi plus long. Et c’est normal. Chaque histoire est unique.
Ce que l’hypnose ericksonienne fait vraiment, c’est ouvrir une porte. Elle te donne accès à des ressources que tu avais oubliées ou que tu n’avais jamais explorées. Elle te permet de voir ta situation sous un angle nouveau. Et elle te donne les moyens d’agir, non pas contre toi-même, mais avec toi-même.
Revenons à l’idée du titre : les ajustements subtils. C’est le cœur de l’hypnose ericksonienne. Erickson était un maître du détail. Il pouvait changer une seule phrase, un seul geste, et tout basculait.
J’ai eu une patiente, Sophie, qui souffrait d’insomnie depuis des années. Elle avait tout essayé : les tisanes, la méditation, les somnifères. Rien ne marchait. En séance, j’ai remarqué qu’elle avait une respiration très courte, thoracique. Je ne lui ai pas dit de respirer par le ventre. Je lui ai simplement demandé, pendant l’hypnose, de poser une main sur son ventre. Juste poser. Et de laisser sa main monter et descendre, ou pas, comme elle voulait. Cette consigne vague a permis à son corps de trouver seul un rythme plus profond. Au bout de quelques minutes, sa respiration s’est calmée. Et cette nuit-là, pour la première fois depuis longtemps, elle a dormi six heures d’affilée. Un ajustement subtil – la position de la main – a déclenché une cascade de changements.
Ça fonctionne aussi dans le sport. Un coureur que j’accompagnais avait un problème de démarrage : il partait trop vite et s’épuisait avant la fin. On a travaillé sur une image mentale : celle d’un moteur diesel, qui monte en régime progressivement. Il a intégré cette image pendant l’hypnose. Sans y penser, il a modifié son allure. Ses chronos se sont améliorés. Pas parce qu’il s’était entraîné plus dur, mais parce qu’il avait trouvé un rythme juste.
Ces ajustements subtils, tu peux les vivre toi aussi. Ils ne demandent pas de force, pas de volonté. Ils demandent juste que tu acceptes de lâcher prise un instant, et de faire confiance à ton propre fonctionnement.
Tu es en train de lire cet article, et peut-être que quelque chose résonne en toi. Peut-être que tu te dis : « Oui, j’aimerais arrêter de me battre. J’aimerais que ça change, mais je ne sais pas par où commencer. » Alors voici une chose simple que tu peux faire tout de suite, sans rendez-vous, sans inscription.
Prends une minute. Assieds-toi confortablement. Ferme les yeux. Porte ton attention sur ta respiration. Ne cherche pas à la modifier. Observe-la juste. Est-ce qu’elle est courte ? Longue ? Rapide ? Lente ? Maintenant, pose une main sur ton ventre, juste au-dessus du nombril. Continue de respirer normalement. Et, sans forcer, imagine que ta main se soulève doucement à chaque inspiration. Pas besoin que ça marche vraiment. Imagine juste. Reste comme ça trente secondes.
Ce petit exercice, c’est une porte d’entrée vers l’hypnose. Tu n’es pas en transe profonde, mais tu viens de faire l’expérience de diriger ton attention vers l’intérieur. C’est le début de tout.
Si tu sens que tu as besoin d’aller plus loin, je suis là. Mon cabinet à Saintes est ouvert du lundi au vendredi. On peut aussi travailler en visio si tu es loin. Je reçois des adultes pour toutes sortes de souffrances : anxiété, phobies, troubles du sommeil, addictions, manque de confiance, blocages sportifs. La première séance est un temps d’écoute et d’exploration. On voit ensemble si l’hypnose est faite pour toi, et par où on commence.
Tu n’as pas à te battre tout seul. Parfois, il suffit de parler à quelqu’un qui connaît le chemin. Et ce chemin, il est déjà en toi. L’hypnose ericksonienne, c’est juste une façon de t’aider à le trouver.
Prends soin de toi. Et si tu veux, on se parle bientôt.
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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