3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Un exercice concret pour apaiser votre stress en quelques minutes.
Vous avez probablement déjà vécu cette sensation : le cœur qui s’emballe, les pensées qui s’embrouillent, une boule dans le ventre. Peut-être que c’est arrivé avant une réunion importante, un examen, ou même en pleine nuit, sans raison apparente. L’anxiété est une réaction naturelle, mais quand elle s’installe, elle peut devenir une compagne envahissante. Je vois souvent des personnes qui viennent me voir à Saintes, épuisées de lutter contre ce tourbillon intérieur. Elles cherchent des solutions, des outils concrets, pas des discours théoriques. C’est là que l’hypnose ericksonienne peut faire la différence. Elle ne promet pas de faire disparaître l’anxiété d’un coup de baguette magique, mais elle offre une voie douce pour la calmer, en quelques minutes, grâce à des protocoles simples que vous pouvez apprendre à utiliser seul.
Dans cet article, je vais vous partager un exercice pratique, directement inspiré de l’approche de Milton Erickson. L’idée n’est pas de vous transformer en expert de l’hypnose, mais de vous donner une clé pour apaiser votre stress au quotidien. Nous allons explorer ensemble comment votre esprit peut naturellement trouver un refuge de calme, sans effort forcé. Prêt(e) à essayer ?
L’anxiété est souvent mal comprise. On pense qu’il suffit de « se raisonner » ou de « se détendre » pour qu’elle disparaisse. Mais si c’était si simple, vous l’auriez déjà fait, n’est-ce pas ? Le problème, c’est que l’anxiété n’est pas une décision consciente. C’est une réponse automatique du système nerveux, une alarme qui se déclenche pour vous protéger d’un danger perçu. Votre cerveau reptilien, celui qui gère la survie, prend le contrôle. Il vous prépare à fuir, à combattre ou à vous figer. Dans ces moments-là, votre cortex préfrontal, la partie rationnelle, passe en mode veille. Essayer de lutter contre l’anxiété par la force, c’est comme essayer d’éteindre un incendie en soufflant dessus. Ça ne marche pas.
L’hypnose ericksonienne s’appuie sur une autre logique. Au lieu de combattre le symptôme, elle va le contourner. Milton Erickson, le père de cette approche, avait compris que l’inconscient est un allié puissant. Il ne répond pas aux ordres directs, mais aux suggestions indirectes, aux métaphores, aux images. L’anxiété est souvent alimentée par des pensées automatiques, des peurs non exprimées. En état d’hypnose, vous pouvez accéder à une partie de vous-même plus calme, plus créative, qui sait déjà comment apaiser le tumulte. L’idée n’est pas de supprimer l’anxiété, mais de l’accueillir différemment, de lui offrir un espace où elle peut se dissoudre.
Point clé : L’anxiété n’est pas votre ennemie. C’est un signal d’alarme qui a mal tourné. L’hypnose vous apprend à réajuster le volume de cette alarme, sans l’éteindre complètement.
Vous avez peut-être une image de l’hypnose issue des spectacles : un hypnotiseur qui fait « dormir » les gens et leur fait faire des choses ridicules. Rassurez-vous, l’hypnose ericksonienne n’a rien à voir avec ça. C’est une forme de communication thérapeutique, douce, respectueuse, qui utilise l’état de conscience modifiée dans lequel vous entrez naturellement plusieurs fois par jour. Oui, vous l’avez déjà vécu : quand vous êtes absorbé par un film, quand vous conduisez sur une route familière et que vous ne vous souvenez plus du trajet, quand vous rêvassez dans le métro. C’est un état de focalisation intérieure, où votre esprit critique s’apaise et où votre inconscient devient plus réceptif.
Ce qui change avec l’hypnose ericksonienne, c’est la manière dont on utilise le langage. Au lieu de donner des ordres (« vous allez vous détendre »), on utilise des suggestions indirectes, des métaphores, des histoires. On parle à votre inconscient dans une langue qu’il comprend. Par exemple, je pourrais vous dire : « Et peut-être que vous pouvez commencer à remarquer comment votre respiration peut changer, comme elle le fait naturellement quand vous vous sentez en sécurité. » Cette phrase n’est pas un ordre, c’est une invitation. Votre esprit va l’explorer, sans résistance. C’est cette flexibilité qui rend l’hypnose ericksonienne si efficace pour l’anxiété. Elle ne force pas, elle propose. Elle ne lutte pas, elle accompagne.
Assez de théorie, passons à la pratique. Voici un protocole que j’utilise régulièrement en consultation et que je vous invite à tester chez vous, dans un endroit calme. Prenez cinq à dix minutes, sans être dérangé. Lisez d’abord les étapes, puis fermez les yeux et suivez-les mentalement. Vous pouvez aussi les enregistrer avec votre voix, ou demander à quelqu’un de vous les lire doucement. L’important est de vous laisser porter, sans chercher à « réussir » quoi que ce soit.
Étape 1 : Créez un point d’ancrage visuel.
Asseyez-vous confortablement, les pieds à plat sur le sol, les mains posées sur vos cuisses. Choisissez un point devant vous, sur le mur ou sur un objet. Regardez-le fixement, sans forcer. Laissez votre regard s’adoucir, comme si vous traversiez l’objet. Ce point va devenir un support pour focaliser votre attention. Vous pouvez même l’imaginer comme un petit cercle lumineux. Pendant que vous regardez, prenez une inspiration lente et profonde par le nez, puis expirez par la bouche, en faisant un léger soupir. Répétez cela trois fois. Vous sentez peut-être déjà vos épaules qui commencent à se relâcher.
Étape 2 : Utilisez le langage du corps.
Maintenant, portez votre attention sur les sensations physiques. Où se trouve l’anxiété dans votre corps ? Peut-être une tension dans la poitrine, une boule dans la gorge, des mains moites. Ne cherchez pas à la chasser. Observez-la simplement, comme si vous étiez un scientifique curieux. Vous pouvez même lui donner une forme, une couleur, une texture. Par exemple : « C’est une boule rouge et serrée au niveau du plexus solaire. » Cette observation détache votre esprit conscient du tourbillon émotionnel. En nommant la sensation, vous créez un espace entre vous et elle.
Étape 3 : Respirez en conscience.
Placez une main sur votre ventre, l’autre sur votre poitrine. Inspirez lentement en gonflant le ventre comme un ballon, puis laissez l’expiration se faire naturellement, sans forcer. À chaque expiration, imaginez que vous soufflez doucement sur une bougie, sans l’éteindre. Continuez pendant cinq cycles respiratoires. Si des pensées arrivent, c’est normal. Accueillez-les comme des nuages qui passent dans le ciel, puis ramenez doucement votre attention sur votre souffle. Vous pouvez même compter vos respirations : inspirez sur 4, expirez sur 6. L’expiration plus longue active le système parasympathique, celui qui calme le système nerveux.
Étape 4 : Laissez une image de calme émerger.
Maintenant, sans effort, laissez une image de paix et de sécurité venir à vous. Ce peut être un lieu réel ou imaginaire : une plage déserte, une forêt silencieuse, un nuage moelleux, une prairie ensoleillée. Ne cherchez pas à la construire avec votre mental. Laissez-la simplement apparaître, comme une diapositive qui se projette sur un écran. Observez les couleurs, les lumières, les sons, les odeurs. Peut-être sentez-vous la brise sur votre peau, ou le parfum de l’herbe. Restez dans cette image pendant quelques instants. Laissez-la vous envelopper. Vous pouvez même l’agrandir, la rendre plus réelle, plus intense.
Étape 5 : Ramenez ce calme dans le présent.
Pour terminer, ramenez doucement votre attention dans la pièce. Bougez les doigts, les orteils. Étirez-vous comme un chat qui se réveille. Prenez une dernière inspiration profonde. Quand vous êtes prêt(e), ouvrez les yeux. Ce que vous venez de faire, c’est créer un état de sécurité intérieure. Votre cerveau a enregistré cette expérience. La prochaine fois que l’anxiété monte, vous pourrez revenir à cette image, à cette sensation, comme un refuge. Plus vous pratiquerez, plus ce chemin deviendra familier et rapide.
Moment fort : Ce protocole n’est pas une technique de relaxation, c’est un apprentissage. Chaque fois que vous le faites, vous entraînez votre système nerveux à revenir plus facilement à un état de calme.
Ce qui rend ce protocole puissant, ce n’est pas seulement l’effet immédiat. C’est la répétition. Quand vous pratiquez régulièrement, vous créez de nouvelles connexions neuronales. Votre cerveau apprend un nouveau chemin : au lieu de déclencher automatiquement l’alarme de l’anxiété, il peut choisir une réponse plus apaisée. C’est ce qu’on appelle la neuroplasticité. L’hypnose ericksonienne agit comme un accélérateur de ce processus, en contournant les résistances du mental.
Prenons un exemple concret. Un patient que j’ai accompagné, appelons-le Marc, était paralysé par l’anxiété avant chaque prise de parole en public. Il ne dormait plus la veille, son cœur s’emballait, sa voix tremblait. Nous avons travaillé sur ce protocole, en l’adaptant à son vécu. Au début, il avait du mal à se concentrer, son esprit s’emballait. Mais après quelques semaines de pratique quotidienne, il a commencé à ressentir un changement. L’image de calme qu’il avait choisie, un petit lac de montagne, lui revenait spontanément avant ses réunions. Il n’était plus en lutte. Il avait un outil. L’anxiété n’a pas disparu, mais elle est devenue plus gérable, moins envahissante.
Ce qui se joue ici, c’est une forme de conditionnement positif. Votre cerveau associe l’image de calme à des sensations de sécurité. Quand vous activez cette image, vous activez aussi le réseau neuronal du calme. Avec le temps, ce réseau devient plus fort que celui de l’anxiété. C’est comme si vous traciez un nouveau sentier dans une forêt : au début, il faut s’y frayer un chemin, mais après plusieurs passages, il devient naturel. L’hypnose, c’est la machette qui vous aide à couper les branches au début.
Il est essentiel d’être honnête. L’hypnose ericksonienne n’est pas une solution miracle. Elle ne guérit pas les troubles anxieux sévères en une séance. Elle ne remplace pas un suivi médical ou psychiatrique si votre anxiété est très invalidante. Si vous avez des attaques de panique fréquentes, des pensées obsédantes, ou si votre anxiété vous empêche de vivre normalement, il est crucial de consulter un professionnel de santé. L’hypnose est un outil complémentaire, pas un substitut.
De plus, cet exercice ne fonctionne pas si vous le faites sous pression. L’idée n’est pas de vous dire : « Je dois absolument me calmer en deux minutes, sinon je suis nul(le) ». Cela rajouterait de l’anxiété. L’approche ericksonienne repose sur la permissivité. Vous pouvez essayer, et si ça ne marche pas, ce n’est pas grave. Peut-être que votre inconscient a besoin d’une autre porte d’entrée. Parfois, l’anxiété a une cause profonde, un traumatisme ou un schéma de pensée ancien, qui nécessite un travail plus long en thérapie.
Je le dis souvent à mes patients : l’hypnose, c’est comme apprendre à nager. Vous ne deviendrez pas champion olympique en une leçon. Mais vous pouvez apprendre à ne pas vous noyer. Ce protocole est une bouée. Il vous permet de reprendre pied, de respirer, de retrouver un peu de contrôle. Et c’est déjà énorme.
La clé, c’est la régularité, pas la durée. Mieux vaut pratiquer deux minutes chaque jour que trente minutes une fois par mois. Choisissez un moment où vous êtes tranquille : le matin au réveil, avant de dormir, ou pendant une pause au travail. Vous pouvez même le faire dans les transports, en fermant les yeux quelques instants. L’important est de créer un rituel.
Voici une astuce simple : associez cet exercice à une action que vous faites déjà tous les jours. Par exemple, chaque fois que vous vous brossez les dents, prenez une minute pour suivre les trois premières étapes. Ou quand vous buvez votre café, faites-le en pleine conscience, en vous concentrant sur votre respiration. Petit à petit, votre cerveau va associer ce geste à l’état de calme. Vous créez ainsi un déclencheur naturel.
Si vous sentez que l’anxiété monte en journée, vous pouvez utiliser une version ultra-courte : inspirez profondément en imaginant que vous aspirez une lumière apaisante, expirez en relâchant toute tension. Puis, évoquez rapidement votre image de calme, comme une photo mentale. Cela ne prend que quelques secondes, mais cela suffit à interrompre le cycle de l’anxiété. Vous devenez acteur de votre état, plutôt que victime.
L’anxiété n’est pas une fatalité. Vous avez en vous les ressources pour l’apaiser. Ce protocole simple, inspiré de l’hypnose ericksonienne, est une porte d’entrée. Il ne demande pas de matériel, pas de compétences particulières, juste un peu de temps et de bienveillance envers vous-même. La prochaine fois que vous sentez cette montée de stress, arrêtez-vous une minute. Regardez un point, respirez, laissez une image de calme émerger. Vous verrez, votre corps sait déjà comment faire.
Si vous sentez que vous avez besoin d’un accompagnement plus personnalisé, je suis là. Je reçois à Saintes, en cabinet, et je propose aussi des séances en visio. Nous pourrons explorer ensemble les racines de votre anxiété, et adapter ces outils à votre histoire. Mais surtout, sachez que vous n’êtes pas seul(e). Beaucoup de personnes traversent cela, et il est possible d’en sortir, doucement, pas à pas.
Prenez soin de vous, et si le cœur vous en dit, contactez-moi. Je serai heureux de vous accueillir.
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
Prendre contactDes affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Reconnaître les indices d'un passé qui refait surface.
Des outils concrets pour des échanges plus sereins.
Parlons-en — premier échange, sans engagement.