3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Changer votre relation à la nourriture par l'inconscient.
Vous avez probablement déjà tout essayé. Les régimes hyperprotéinés, le comptage minutieux des calories, le « rééquilibrage alimentaire » qui ressemble à une punition déguisée, les applications qui vous rappellent que vous avez « mal » mangé. Et pourtant, malgré votre discipline, votre volonté et vos efforts, le poids revient. Parfois même avec des intérêts. Et à chaque échec, une petite voix s’installe : « Tu n’as pas assez de volonté. Tu es faible. Tu n’y arriveras jamais. »
Cette voix, je la connais bien. Je la rencontre presque chaque semaine dans mon cabinet à Saintes. Des adultes comme vous, qui viennent me voir après des années de régimes restrictifs, épuisés, honteux, et surtout, profondément déconnectés de leur propre corps et de leurs vrais besoins.
Je m’appelle Thierry Sudan, et depuis 2014, j’accompagne des personnes en souffrance avec l’hypnose ericksonienne, l’IFS (Internal Family Systems) et l’Intelligence Relationnelle. Aujourd’hui, je voudrais vous parler de quelque chose que les régimes ne vous diront jamais : la perte de poids durable ne passe pas par un contrôle renforcé, mais par une transformation de votre relation à la nourriture.
Et c’est là que l’hypnose entre en jeu. Non pas pour vous « faire maigrir par magie », mais pour vous aider à changer le dialogue intérieur qui vous pousse à manger ce que vous ne voulez pas, quand vous ne le voulez pas.
Parlons franchement. Si les régimes fonctionnaient, l’industrie de la « perte de poids » ne serait pas un marché mondial de 250 milliards de dollars. Le problème n’est pas que vous manquez de volonté. Le problème, c’est que les régimes restrictifs s’attaquent au symptôme, pas à la cause.
Un exemple concret. Je reçois Sophie, 38 ans, cadre dynamique. Elle vient me voir après son énième régime : le « zéro sucre ajouté ». Pendant trois semaines, elle tient. Elle est fière. Puis, un soir de fatigue après une réunion difficile, elle craque : une tablette de chocolat entier, en cachette, dans sa voiture. La honte l’écrase. Le lendemain, elle se dit : « J’ai tout gâché, je recommencerai lundi. » Et le cycle reprend.
Ce que Sophie vit, ce n’est pas un manque de volonté. C’est un mécanisme neurologique et psychologique parfaitement normal. Quand vous privez votre corps d’un aliment qu’il associe au plaisir, à la récompense ou à l’apaisement, vous créez un effet de frustration. Votre cerveau, programmé pour survivre, interprète cette privation comme une menace. Il active alors des circuits de stress et de craving (envie irrépressible). Plus vous luttez contre l’envie, plus elle grandit. Et quand vous craquez, la culpabilité renforce le cercle vicieux : stress → restriction → frustration → craquage → culpabilité → plus de stress.
La restriction alimentaire chronique modifie aussi votre métabolisme. Votre corps, privé d’énergie, ralentit ses dépenses. Il stocke davantage « au cas où ». C’est physiologique. Vous n’êtes pas en guerre contre votre corps, mais votre corps est en mode survie.
L’hypnose ne va pas « annuler » ces mécanismes. Mais elle va vous permettre de changer la relation que vous entretenez avec eux. Au lieu de lutter contre vos envies, vous apprendrez à les écouter, à les comprendre, et à leur répondre différemment.
« La volonté n’est pas une ressource infinie que l’on épuise. C’est une compétence qui s’apprend quand on cesse de se battre contre soi-même. »
L’hypnose ericksonienne que je pratique n’a rien à voir avec le spectacle d’un hypnotiseur qui vous ferait « ne plus aimer le chocolat ». Ce serait illusoire, et surtout, contre-productif. Car si vous aimez le chocolat, ce n’est pas un problème en soi. Le problème, c’est que vous n’arrivez pas à vous arrêter après deux carrés.
L’hypnose, c’est un état de conscience modifié, naturel, que vous expérimentez déjà plusieurs fois par jour sans le savoir : quand vous êtes absorbé par un film, quand vous conduisez sans vous souvenir du trajet, quand vous rêvassez. Dans cet état, votre esprit critique s’apaise, et vous devenez plus réceptif à de nouvelles suggestions. Mais surtout, vous accédez à votre inconscient – cette partie de vous qui gère vos automatismes, vos émotions, vos croyances profondes.
Voici comment cela se déroule concrètement dans mon cabinet, pour une problématique de poids.
Étape 1 : Comprendre votre « carte » personnelle. Je ne travaille jamais « sur » vous, mais avec vous. La première séance est un dialogue. Nous explorons ensemble votre histoire avec la nourriture : quand ce comportement est-il apparu ? À quoi vous sert-il ? Que ressentez-vous juste avant de manger sans faim ? Est-ce de l’ennui, de la fatigue, de la tristesse, de la colère ? Pour beaucoup, la nourriture est un régulateur émotionnel. Elle comble un vide, apaise une anxiété, récompense une journée difficile. L’hypnose ne va pas vous enlever ce réconfort, mais elle va vous aider à trouver d’autres sources de réconfort.
Étape 2 : Accéder à l’état hypnotique. Je vous guide par la voix à fermer les yeux, à porter attention à votre respiration, à vos sensations corporelles. Vous restez conscient, vous pouvez parler, bouger, ouvrir les yeux à tout moment. Mais votre attention se tourne vers l’intérieur. Beaucoup de personnes décrivent une sensation de détente profonde, comme si leur corps « lâchait prise ».
Étape 3 : Travailler avec l’inconscient. C’est là que la magie opère, mais une magie très concrète. Je peux utiliser des métaphores, des suggestions indirectes, ou des techniques de recadrage. Par exemple, pour une personne qui grignote le soir par habitude, je peux suggérer que son inconscient peut « reprogrammer » ce signal : au lieu d’associer le canapé + la télévision à l’ouverture du paquet de chips, son inconscient peut associer ce moment à une respiration profonde, à un verre d’eau, ou à une sensation de satiété précoce.
Étape 4 : Ancrer de nouvelles ressources. Nous installons ensemble un « déclic » que vous pourrez utiliser dans votre quotidien. Un geste, une parole, une image mentale qui vous reconnectera immédiatement à l’état de calme et de choix conscient que vous avez expérimenté en séance.
L’hypnose ne vous « enlève » pas l’envie. Elle vous redonne le choix. Vous passez d’un comportement automatique (« j’ouvre le frigo sans réfléchir ») à un comportement conscient (« j’ai envie de manger, mais je choisis de boire un thé et de respirer »).
L’hypnose seule est puissante. Mais depuis quelques années, j’ai intégré l’IFS (Internal Family Systems) dans ma pratique, et c’est un changement de paradigme radical, surtout pour les questions de poids.
L’IFS part d’une idée simple : notre esprit n’est pas monolithique. Nous sommes composés de plusieurs « parties » , comme une famille intérieure. Chaque partie a une intention positive, même si ses comportements semblent destructeurs.
Appliqué à la nourriture, cela donne des découvertes fascinantes. Prenons l’exemple de Marc, 45 ans, venu pour une prise de poids progressive depuis un burn-out. Il se décrivait comme « accro au sucre » l’après-midi. En séance d’hypnose, je l’ai invité à dialoguer avec cette « partie sucrée » comme on dialoguerait avec une personne.
Voici ce que Marc a découvert : cette partie n’était pas « mauvaise ». Elle était apparue après son burn-out, pour lui offrir un moment de plaisir et de réconfort dans des journées qu’il vivait comme une corvée. Elle lui disait : « Tu travailles dur, tu es fatigué, tu mérites une récompense. Laisse-moi te faire du bien. » Cette partie le protégeait de l’épuisement total. Le problème, c’est qu’elle utilisait un outil (le sucre) qui, à long terme, nuisait à sa santé et à son estime de lui.
En IFS, on ne combat pas cette partie. On la remercie, on la rassure, et on négocie avec elle. Marc a pu dire à cette partie : « Je te remercie de vouloir me réconforter. Mais j’ai d’autres moyens maintenant. Acceptes-tu de me laisser essayer autre chose, juste pour voir ? » Et progressivement, cette partie a accepté de se faire plus discrète, sachant que Marc ne l’abandonnait pas, mais qu’il prenait soin d’elle autrement.
L’hypnose facilite ce dialogue intérieur. Elle permet de contacter ces parties avec douceur, sans jugement. Et c’est ce changement de relation – passer de la lutte à la compréhension – qui libère l’énergie nécessaire pour changer durablement.
« Vous n’êtes pas votre envie de sucre. Vous êtes celui ou celle qui peut choisir d’écouter cette envie, de la comprendre, et de lui offrir une réponse plus aimante. »
Une des clés que j’observe le plus souvent chez les personnes qui viennent me consulter pour leur poids, c’est la confusion entre faim physique et faim émotionnelle.
La faim physique arrive progressivement. Elle est localisée dans l’estomac. Elle peut être satisfaite par n’importe quel aliment (même une pomme). Et quand vous avez assez mangé, vous vous arrêtez naturellement, sans frustration.
La faim émotionnelle, elle, arrive soudainement. Elle est impérieuse. Elle cible un aliment spécifique (chocolat, chips, fromage). Elle ne se situe pas dans l’estomac, mais dans la bouche, la gorge, la poitrine. Et après avoir mangé, vous ressentez souvent de la honte ou du dégoût, mais rarement une vraie satiété.
L’hypnose peut vous aider à distinguer ces deux signaux avec une précision chirurgicale. En séance, je peux vous guider pour que votre inconscient « marque » différemment chaque sensation. Vous pourrez ressentir la faim physique comme une vibration légère dans le ventre, et la faim émotionnelle comme une tension dans la poitrine ou la gorge. Une fois que vous savez lire ces signaux, vous pouvez choisir comment répondre.
Prenons un cas concret. Isabelle, 52 ans, se réveillait toutes les nuits vers 3h du matin avec une envie irrésistible de manger des biscuits. Elle pensait avoir « faim ». En travaillant sous hypnose, elle a découvert que cette envie était en fait liée à une anxiété récurrente concernant son travail. Son corps, habitué à apaiser cette anxiété par le sucre, déclenchait l’envie mécaniquement. Quand elle a compris cela, elle a pu, en pleine nuit, reconnaître l’anxiété, poser sa main sur son cœur, respirer profondément, et se rendormir sans manger. L’envie a disparu en moins de deux semaines.
L’hypnose ne vous rend pas « insensible » aux émotions. Elle vous rend plus sensible à vous-même. Et cette sensibilité est votre meilleur allié pour ne plus utiliser la nourriture comme un pansement.
Vous n’avez pas besoin d’attendre une séance pour amorcer un changement. Voici trois choses que vous pouvez expérimenter, seul(e), dès aujourd’hui. Ce sont des « mini-séances » d’auto-hypnose que je donne souvent à mes patients entre deux rendez-vous.
Avant chaque repas ou chaque grignotage, faites une pause. Trois respirations profondes, lentes, avec expiration plus longue que l’inspiration. Pendant ces trois respirations, posez-vous une question silencieuse : « Est-ce que j’ai vraiment faim ? Ou est-ce que je cherche autre chose ? »
Ce simple geste casse le réflexe automatique. Il vous remet en contact avec votre corps. Vous serez surpris de voir combien de fois la réponse est : « Non, je n’ai pas faim. »
Quand vous sentez l’envie de manger sans faim, au lieu de lutter, arrêtez-vous une minute. Fermez les yeux. Imaginez cette envie comme une petite personne en vous. Posez-lui des questions sincères :
Écoutez la réponse qui vient, même si elle semble étrange. Souvent, ce n’est pas de nourriture dont cette partie a besoin, mais de réconfort, de pause, de reconnaissance ou de jeu.
Chaque soir, avant de dormir, posez une main sur votre ventre. Dites-lui silencieusement (ou à voix basse) : « Merci de travailler pour moi. Merci de digérer, de filtrer, de stocker, de me protéger. Je suis désolé de t’avoir traité comme un ennemi. Je veux apprendre à t’écouter. »
Cela peut sembler « bizarre », mais c’est extrêmement puissant. Vous changez le discours intérieur. Vous passez de la guerre à la réconciliation. Et c’est cette réconciliation qui permet à votre corps de lâcher prise et de revenir à son poids d’équilibre.
Je ne vais pas vous promettre que l’hypnose va vous faire perdre 10 kilos en un mois. Ce serait mentir. Ce que l’hypnose peut faire, en revanche, c’est mettre fin à la guerre que vous menez contre vous-même.
Elle peut vous aider à :
Vous avez déjà assez souffert. Vous avez assez compté, pesé, mesuré, culpabilisé. Vous méritez une relation apaisée avec la nourriture et avec votre corps.
Si ce que j’ai décrit résonne en vous, si vous reconnaissez cette fatigue d’être en guerre, je vous invite à franchir une porte. Pas celle d’un nouveau régime. Celle d’une rencontre avec vous-même.
Je reçois à Saintes, en consultation individuelle. Nous pouvons aussi travailler à distance si vous êtes plus loin. La première séance est un temps d’échange, sans engagement, pour voir si l’hypnose et l’IFS sont les bons outils pour vous.
Vous n’avez pas à traverser cela seul. Et vous n’avez pas à être « parfait » pour commencer. Il suffit d’être prêt à écouter, enfin, cette partie de vous qui sait ce dont elle a vraiment besoin.
Thierry Sudan Praticien en hypnose ericksonienne, IFS et Intelligence Relationnelle Saintes (17) Consultations en présentiel et à distance
Pour prendre rendez-vous, un simple message suffit. Je vous répondrai personnellement.
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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