3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Deux approches, un même objectif : des résultats visibles.
Vous êtes là, assis dans ma salle d’attente, ou peut-être en train de lire ces lignes depuis votre canapé, et une question vous trotte dans la tête : « L’hypnose, est-ce que ça marche vraiment ? Et surtout, est-ce que c’est mieux que ce que j’ai déjà essayé ? » Je comprends cette hésitation. Pendant des années, vous avez peut-être consulté un psychologue, un psychiatre ou un coach, et les résultats ont été… disons, mitigés. Pas de mauvaise volonté de leur part, mais les changements mettaient du temps à venir, ou ne venaient tout simplement pas. Alors, quand on vous parle d’hypnose, vous vous demandez si ce n’est pas une mode de plus, un effet de manche ou une promesse en l’air.
Je vais être clair avec vous : l’hypnose ericksonienne, l’IFS et l’Intelligence Relationnelle ne sont pas de la magie. Ce sont des outils, parfois plus rapides et plus profonds que la thérapie classique, mais ils ne remplacent pas tout. La différence concrète, elle se joue dans le comment on travaille, pas seulement dans le quoi. Là où la thérapie classique va souvent creuser, analyser, comprendre, l’hypnose va plutôt contourner le mental pour aller toucher ce qui est bloqué, directement, sans passer par des heures de récit. Et c’est là que le bât blesse pour certains : on n’a pas besoin de raconter toute votre vie pour que ça fonctionne. Vous voulez savoir comment ? Suivez-moi.
Commençons par un constat que j’entends souvent : « J’ai fait trois ans de thérapie, j’ai compris pourquoi j’ai peur de l’échec, mais j’ai toujours peur de l’échec. » C’est frustrant, non ? La thérapie classique — qu’elle soit psychanalytique, cognitive ou comportementale — repose sur un postulat : si vous comprenez l’origine de votre problème, vous pourrez le résoudre. En théorie, c’est séduisant. En pratique, le cerveau émotionnel ne fonctionne pas comme un logiciel qu’on débogue en lisant le code source.
Je prends souvent l’exemple de Claire, une quadragénaire qui venait me voir pour une anxiété sociale paralysante. Elle avait passé deux ans chez une psychologue à explorer son enfance, ses relations avec ses parents, ses peurs d’abandon. Elle avait une conscience aiguë de ses mécanismes : « Je sais que je cherche l’approbation des autres parce que mon père était absent. » Sauf que le savoir ne l’empêchait pas de trembler avant une réunion. Pourquoi ? Parce que la partie de son cerveau qui déclenchait l’anxiété — l’amygdale, le système limbique — n’avait pas reçu le message. La compréhension intellectuelle, c’est comme lire la notice d’un médicament : ça ne soigne pas.
La thérapie classique, en se focalisant sur la narration, peut même parfois renforcer le problème. Plus vous racontez votre histoire de victime, plus vous vous identifiez à elle. Plus vous analysez vos peurs, plus vous leur donnez de la substance. C’est ce que j’appelle le piège de la « lucidité stérile » : vous savez tout, mais vous ne changez rien. L’hypnose, elle, ne vous demande pas de comprendre. Elle vous demande de ressentir et de laisser faire. Et ça, c’est un changement de paradigme radical.
Blockquote : « La compréhension sans transformation, c’est comme une carte sans chemin. L’hypnose ne vous donne pas la carte, elle vous fait marcher. »
Milton Erickson, le père de l’hypnose que je pratique, avait une vision révolutionnaire : l’inconscient est un allié puissant, créatif, et surtout, il sait déjà ce dont vous avez besoin. Vous n’avez pas à lui dicter la solution. Mon rôle n’est pas de vous dire « Vous allez arrêter de stresser », mais de créer un état de conscience modifiée — une transe légère, comme quand vous êtes absorbé par un film ou une rêverie — où votre inconscient peut réorganiser les choses tout seul.
Concrètement, comment ça se passe ? Je ne vais pas vous endormir ni vous faire perdre le contrôle. Vous restez conscient, vous m’entendez, mais votre attention se déplace. Je vais utiliser des métaphores, des suggestions indirectes, des histoires. Par exemple, pour un coureur qui bloque mentalement avant une compétition, je vais lui raconter l’histoire d’un arbre qui plie sous le vent sans casser. Son inconscient va capter le message, le relier à ses peurs, et créer une nouvelle réponse émotionnelle, sans qu’il ait à « analyser » la métaphore.
La force de cette approche, c’est la rapidité. Là où une thérapie classique peut prendre des mois pour désamorcer une phobie, l’hypnose peut le faire en quelques séances. Pourquoi ? Parce qu’on ne perd pas de temps à convaincre le mental rationnel. On va directement au système limbique, au cerveau émotionnel, là où les souvenirs traumatiques ou les croyances limitantes sont stockés sous forme d’émotions et de sensations corporelles. Pas de mots, pas de logique : juste une expérience vécue qui réécrit le programme.
Prenons le cas de Marc, un footballeur amateur qui venait pour une « malédiction » : dès qu’il était devant le but, ses jambes se paralysaient. En thérapie classique, on aurait cherché l’origine : une pression parentale, un traumatisme de gamin. Avec l’hypnose, on a fait autre chose. Je l’ai guidé dans un état de relaxation profonde, puis je lui ai suggéré que ses jambes étaient comme des ressorts, non pas bloqués, mais chargés d’énergie. En trois séances, le problème avait disparu. Il n’a jamais « compris » pourquoi. Et il s’en fiche. Le résultat est là.
L’hypnose seule est puissante, mais je l’associe souvent à deux autres approches : l’IFS (Internal Family Systems) et l’Intelligence Relationnelle. Pourquoi ? Parce que parfois, le problème n’est pas un « blocage » simple, mais un conflit intérieur. Vous avez une partie de vous qui veut changer, et une autre qui résiste. C’est le classique « Je veux arrêter de fumer, mais une partie de moi a besoin de cette cigarette pour gérer le stress. »
L’IFS, c’est l’idée que votre psyché est composée de multiples « parties », comme des sous-personnalités. Il y a la partie critique, la partie protectrice, la partie vulnérable. La thérapie classique va souvent diaboliser ces parties : « Il faut éliminer votre anxiété. » L’IFS dit : « Votre anxiété est une partie de vous qui essaie de vous protéger. Écoutez-la, remerciez-la, puis libérez-la. » C’est une approche d’une douceur incroyable, et qui évite la guérison par la force.
L’Intelligence Relationnelle, elle, vient compléter le tableau. Vous avez peut-être des schémas relationnels répétitifs : vous attirez toujours le même genre de partenaires, vous vous sentez incompris au travail, vous avez du mal à dire non. Ces schémas ne sont pas « dans votre tête », ils se jouent dans la relation à l’autre. L’Intelligence Relationnelle vous aide à repérer ces boucles, à les désamorcer en séance, et à expérimenter de nouvelles façons d’interagir. C’est pratique, concret, immédiat.
Je me souviens de Sophie, qui venait pour un burn-out. En thérapie classique, on lui aurait prescrit un arrêt de travail et des techniques de relaxation. Avec l’IFS, on a découvert qu’une partie d’elle — une « manager » hyper exigeante — la poussait à en faire toujours plus pour éviter de se sentir inutile. En hypnose, on a dialogué avec cette partie, on l’a remerciée pour son travail, et on lui a trouvé un nouveau rôle : celui de protectrice, pas de bourreau. Sophie a arrêté de se battre contre elle-même. Et le burn-out a disparu, non pas parce qu’elle s’est reposée, mais parce qu’elle a changé son rapport à ses propres exigences.
Blockquote : « Ce que vous appelez un problème est souvent une partie de vous qui fait de son mieux. Au lieu de la combattre, apprenez à l’écouter. »
Vous n’êtes pas sportif ? Détrompez-vous. La préparation mentale que j’utilise avec les coureurs et les footballeurs repose exactement sur les mêmes principes que l’accompagnement de vos angoisses quotidiennes. La seule différence, c’est le contexte. Un coureur qui « tape le mur » au 30e kilomètre, c’est la même chose qu’un manager qui se bloque avant une présentation : le cerveau envoie un signal d’alarme, et le corps obéit.
Avec les sportifs, je travaille sur la gestion du stress, la visualisation, la confiance. Mais je ne fais pas de la psychologie du sport classique, qui est souvent très cognitive : « Visualisez votre réussite, dites-vous des affirmations positives. » L’hypnose va plus loin. On va ancrer une sensation de puissance, de fluidité, de calme, directement dans le corps. Le sportif n’a pas à « penser » à être calme : il le ressent.
Exemple : un footballeur qui ratait ses penalties en match, alors qu’il les réussissait à l’entraînement. En thérapie classique, on aurait parlé de pression, de perfectionnisme. En hypnose, on a fait une séance où il a revécu un penalty réussi, en amplifiant les sensations : le bruit du public, le toucher du ballon, la détente dans la jambe. On a « ancré » cet état avec un geste (il se touchait le poignet). En match, ce geste suffisait à retrouver l’état. Résultat : 100 % de réussite aux penalties pendant six mois. Pas de compréhension, juste un conditionnement émotionnel positif.
Ce que ça change pour vous, non-sportif ? Exactement la même chose. Vous pouvez ancrer un état de confiance avant un entretien, un état de calme avant une prise de parole, un état de détachement avant une dispute. L’hypnose vous donne des leviers concrets, pas des concepts.
Je veux être honnête, parce que je déteste les promesses en l’air. L’hypnose n’est pas une baguette magique. Elle ne va pas effacer un traumatisme grave en une séance (même si elle peut le désamorcer en partie). Elle ne va pas guérir une dépression chimique sans suivi médical. Elle ne va pas transformer votre vie si vous n’êtes pas prêt à lâcher prise.
La différence avec la thérapie classique, c’est que l’hypnose demande une forme de confiance et de lâcher-prise. La thérapie classique, vous pouvez y aller avec votre mental, analyser, résister, et ça peut marcher quand même. En hypnose, si vous restez dans le contrôle, si vous essayez de « diriger » la séance, ça ne fonctionne pas. Vous devez accepter de ne pas savoir où vous allez. C’est déstabilisant pour certains, surtout pour ceux qui ont l’habitude de tout maîtriser.
Mais c’est aussi ce qui fait sa force. Quand vous lâchez prise, votre inconscient peut faire son travail. Et il fait souvent mieux que votre mental. Je compare parfois ça à une navigation : la thérapie classique, c’est la carte, le compas, le calcul de la route. L’hypnose, c’est le vent. Vous ne contrôlez pas le vent, mais vous pouvez hisser les voiles et le laisser vous porter.
Blockquote : « L’hypnose ne vous donne pas le contrôle. Elle vous donne la confiance de lâcher le contrôle. »
Vous vous reconnaissez dans ce que je décris ? Peut-être que vous en avez assez de tourner en rond avec des analyses qui n’aboutissent pas. Peut-être que vous sentez que votre problème est « dans le corps », pas dans la tête : des tensions, des blocages, des sensations que les mots n’arrivent pas à toucher. Peut-être que vous voulez des résultats rapides, sans passer par des mois de thérapie.
L’hypnose est particulièrement efficace pour :
Elle est moins indiquée pour :
Mais attention : même si vous correspondez à ces critères, l’hypnose n’est pas une solution universelle. Je vois des personnes qui viennent avec une attente magique : « Faites-moi disparaître mon anxiété, je ne veux rien faire. » Ça ne marche pas comme ça. L’hypnose est un outil, pas une potion. Vous devez être acteur de votre changement, même si vous êtes passif pendant la transe.
Vous n’avez pas besoin d’attendre une séance pour commencer. Voici une chose simple que vous pouvez essayer ce soir, chez vous, pour goûter à ce que l’hypnose peut faire.
Asseyez-vous confortablement, fermez les yeux. Prenez trois respirations profondes. Puis, sans forcer, laissez votre attention se porter sur une sensation agréable dans votre corps : la chaleur de vos mains, le contact de vos pieds sur le sol, le rythme de votre cœur. Restez là, juste à observer cette sensation, sans vouloir la changer. Si des pensées arrivent, laissez-les passer comme des nuages. Revenez à la sensation.
Faites ça cinq minutes. Ce n’est pas de l’hypnose profonde, mais c’est le début : un état de conscience modifiée léger, où vous n’êtes plus dans le faire, mais dans l’être. Vous verrez peut-être que votre mental ralentit, que votre corps se détend. C’est la porte d’entrée.
Si cette expérience vous parle, si vous sentez qu’il y a quelque chose à explorer, alors peut-être qu’une séance est la suite logique. Vous n’avez pas à tout comprendre avant de venir. Vous n’avez pas à être « bon » en relaxation. Vous avez juste à être curieux.
Je suis là pour ça. Pas pour vous analyser, pas pour vous juger, pas pour vous promettre la lune. Pour vous accompagner, avec des outils qui ont fait leurs preuves, sur le chemin de ce qui vous bloque. Que ce soit pour une angoisse, un blocage sportif, ou ce sentiment diffus de ne pas être à votre place, on peut travailler ensemble.
Vous pouvez me contacter par téléphone ou via le formulaire sur mon site. On prendra le temps d’échanger, sans pression, pour voir si l’hypnose, l’IFS ou l’Intelligence Relationnelle sont adaptés à votre situation. Et si ce n’est pas le cas, je vous le dirai honnêtement. Parce que le plus important, ce n’est pas la méthode, c’est vous.
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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