3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Démystifions les peurs avant votre première séance.
« Je ne veux pas perdre le contrôle. » C’est la phrase que j’entends le plus souvent quand quelqu’un pousse la porte de mon cabinet pour la première fois. Elle est souvent suivie d’un « Et si je reste bloqué ? » ou d’un « J’ai peur de ne pas me souvenir de ce qui s’est passé. »
Je comprends. Avant de me former, j’avais les mêmes images en tête : un hypnotiseur de spectacle qui fait claquer des doigts, une personne qui se met à caqueter comme une poule, une perte totale de conscience. On a tous vu ces vidéos. Le problème, c’est que l’hypnose que je pratique — l’hypnose ericksonienne — n’a rien à voir avec ça.
Pourtant, ces idées reçues sont tenaces. Et elles empêchent des personnes qui pourraient vraiment bénéficier d’un accompagnement de franchir le pas. Alors, prenons le temps de les déconstruire une par une. Pas avec des théories abstraites, mais avec des exemples concrets, issus de ce que je vois chaque jour à Saintes.
Commençons par la plus répandue. L’idée que vous allez vous « endormir » et ne plus rien savoir de ce qui se passe. Je me souviens d’un coureur venu me voir pour préparer un marathon. Il était ingénieur, très rationnel. En début de séance, il me dit : « Je veux bien essayer, mais si je m’endors, vous me réveillez, hein. » Je lui ai souri et je lui ai proposé un petit test : « Vous souvenez-vous du trajet que vous avez fait pour venir jusqu’ici ? » Il me regarde, un peu surpris. « Oui, j’ai pris la rocade, puis j’ai tourné au niveau du Carrefour. » « Et pendant ce trajet, étiez-vous conscient ? » « Oui, bien sûr. » « Pourtant, vous n’étiez pas en train de vous demander à chaque seconde : “Comment je tourne le volant ? Comment j’accélère ?” » Il a compris.
L’hypnose, c’est cela. Un état de conscience modifiée, pas une perte de conscience. Vous êtes là, vous entendez ma voix, vous pouvez décider d’ouvrir les yeux à tout moment. C’est comme lorsque vous êtes plongé dans un bon livre ou absorbé par une série. Vous êtes toujours conscient, mais votre attention s’est déplacée. Les bruits de la rue s’estompent, vos pensées parasites s’éloignent. Vous êtes dans un état de focalisation intérieure, très agréable. On appelle cela un état de « transe », mais le mot fait peur. En réalité, vous entrez en transe plusieurs fois par jour sans le savoir : quand vous rêvassez sous la douche, quand vous regardez par la fenêtre en attendant le café. L’hypnose, c’est simplement un cadre pour utiliser volontairement cet état à des fins thérapeutiques.
Alors non, vous ne dormez pas. Vous êtes simplement dans un endroit calme de votre esprit, où vous pouvez écouter et accueillir ce qui a besoin d’être entendu. Et si à un moment vous ne voulez plus, vous ouvrez les yeux. C’est votre contrôle qui reste le maître. Je ne fais que vous accompagner sur un chemin que vous choisissez de parcourir.
Celle-ci est souvent liée à la précédente. La peur de « dire des choses que je ne veux pas dire » ou de « faire des choses contre ma volonté ». C’est une crainte légitime, surtout quand on a l’image du spectacle en tête. Mais dans l’hypnose thérapeutique, c’est l’inverse qui se produit.
Je travaille beaucoup avec l’IFS (Internal Family Systems), un modèle qui considère que notre psyché est composée de différentes « parties » ou sous-personnalités. Quand vous êtes en transe, ces parties ne sont pas désarmées. Au contraire, elles sont hyper vigilantes. Si une suggestion ne correspond pas à ce qui est bon pour vous, votre esprit la rejettera automatiquement. Vous gardez votre libre arbitre, votre capacité à dire non, même en état d’hypnose. Je peux vous suggérer de lever le bras, mais si une partie de vous trouve cela idiot ou inapproprié, elle ne le fera pas.
Je me souviens d’une dame venue pour une phobie des aiguilles. Elle avait peur de « craquer » et de pleurer en séance. Je lui ai expliqué que si elle pleurait, c’était que son système était prêt à libérer quelque chose. Mais je ne peux pas la forcer. En hypnose ericksonienne, on travaille avec ce que la personne amène. On ne va pas chercher des souvenirs enfouis contre son gré. On invite, on propose, on suggère. Mais la personne reste aux commandes. Elle peut choisir de ne pas suivre une piste, de ne pas répondre à une question.
Et pour les secrets ? C’est simple : vous n’allez rien révéler que vous ne voulez pas révéler. Votre cerveau a des gardiens. Si une information est trop sensible ou non prête à être abordée, elle restera verrouillée. L’hypnose ne force pas les portes, elle ouvre doucement celles qui sont déjà entrouvertes. Vous êtes le seul à pouvoir décider d’ouvrir une porte. Mon rôle est de vous aider à vous sentir en sécurité pour le faire, si vous le souhaitez.
Point clé : L’hypnose thérapeutique n’est pas un outil de contrôle, mais un outil de permission. Vous ne perdez pas le contrôle, vous en reprenez un nouveau : celui de choisir où porter votre attention et comment réagir à vos pensées.
C’est une idée reçue qui peut être aussi bloquante que les peurs. Certains arrivent en pensant : « Je vais faire une séance, et mon problème d’anxiété va disparaître. » Et d’autres, à l’inverse, pensent que c’est « trop beau pour être vrai » et n’osent pas essayer. La réalité est nuancée.
L’hypnose peut produire des changements rapides, c’est vrai. J’ai vu des phobies se dissoudre en une ou deux séances. J’ai vu des douleurs chroniques s’apaiser après une seule transe. Mais ce n’est pas la majorité des cas. Pour des sujets complexes — anxiété généralisée, traumatismes, troubles alimentaires, dépendances — c’est un travail. Un travail qui implique plusieurs séances, de la pratique entre les rendez-vous, et parfois un cheminement plus long.
Je compare souvent l’hypnose à un jardin. Une séance, c’est comme planter une graine. Elle a besoin d’être arrosée (les exercices à la maison), d’être exposée à la lumière (la conscience que vous amenez sur le problème), et de temps pour que les racines s’installent. Certaines graines lèvent vite, d’autres ont besoin d’une saison. Ce n’est pas une question de « miracle » mais de mécanismes naturels que l’on remet en route.
Il y a aussi une responsabilité de votre côté. L’hypnose n’est pas une pilule magique que je vous donne. C’est un outil que vous apprenez à utiliser. Si vous venez pour arrêter de fumer, je vais vous proposer des techniques, mais vous devrez les pratiquer. Si vous venez pour mieux gérer le stress, je vais vous apprendre à vous auto-hypnotiser. Le changement vient de vous. Je suis un guide, un facilitateur. Mais je ne peux pas changer quelqu’un qui ne veut pas s’engager dans le processus.
Alors, est-ce rapide ? Parfois oui. Mais le plus souvent, c’est un processus juste. Juste par rapport à la complexité de ce que vous portez. Et c’est une bonne nouvelle, car un changement durable prend le temps de s’ancrer.
Ah, celle-là, je l’entends souvent de la part d’ingénieurs, de développeurs, de chefs d’entreprise. « Mon cerveau analyse tout, je ne vais pas pouvoir me laisser aller. » Je leur réponds toujours la même chose : « Tant mieux. Votre capacité d’analyse est une force, pas un obstacle. »
En hypnose ericksonienne, on ne cherche pas à endormir le mental. On l’utilise. Milton Erickson, le fondateur de cette approche, était un maître du détournement de l’attention. Il ne disait pas « Relaxez-vous », il racontait des histoires, utilisait des métaphores, jouait avec le langage. Si vous avez un esprit critique, vous allez naturellement chercher à comprendre ce qui se passe. C’est parfait. Je vais utiliser cette énergie pour vous guider.
Prenons un exemple concret. Un footballeur que j’accompagne était très cartésien. Il voulait comprendre chaque technique. Je ne lui ai pas dit « Fermez les yeux et visualisez ». Je lui ai proposé un exercice basé sur la mémoire musculaire. Je lui ai demandé de décrire avec précision la sensation de son pied sur le ballon lors d’un penalty réussi. La texture du cuir, le bruit, l’angle de sa cheville. En le faisant, il est entré en transe sans même s’en rendre compte. Son mental analytique était pleinement engagé dans une tâche sensorielle. Il n’a pas eu à se « forcer » à lâcher prise. Il a simplement suivi une piste logique qui l’a mené à un état de concentration optimale.
Les personnes les plus cartésiennes sont souvent celles qui bénéficient le plus de l’hypnose, car elles ont une grande capacité de concentration. Le défi n’est pas de les « faire entrer » en transe, mais de leur montrer qu’elles y sont déjà. Leur mental n’est pas un ennemi, c’est un allié puissant quand on lui donne la bonne direction.
C’est une confusion fréquente. Beaucoup de personnes viennent en pensant que l’hypnose n’est qu’une version améliorée de la relaxation. C’est en partie vrai : la relaxation est souvent un point d’entrée. Mais ce n’est pas le but.
La relaxation, c’est apaiser le système nerveux. C’est agréable, utile, mais cela n’adresse pas les causes profondes. L’hypnose, elle, permet d’accéder à des zones de votre esprit que la conscience habituelle ne touche pas. On appelle cela l’inconscient, mais je préfère dire « l’esprit en arrière-plan ». C’est la partie de vous qui gère votre respiration, vos automatismes, vos croyances profondes, vos souvenirs non traités.
Quand vous êtes en transe, vous n’êtes pas juste détendu. Vous êtes dans un état d’apprentissage accéléré. Votre cerveau devient plus réceptif aux nouvelles idées, aux nouvelles perspectives. C’est pour cela qu’on peut travailler sur des phobies, des traumatismes, des blocages. On ne se contente pas de « se sentir bien », on restructure la manière dont votre esprit traite une information.
Je me souviens d’une personne qui souffrait d’une peur panique de l’échec. En relaxation, elle aurait simplement senti son corps se détendre. En hypnose, nous avons pu identifier la partie d’elle-même qui avait été « figée » après un échec scolaire à 12 ans. Nous avons pu lui redonner une voix, la rassurer, et modifier la croyance « je dois être parfait sinon je ne vaux rien ». La relaxation n’aurait jamais touché cela. L’hypnose, si.
Alors oui, une séance commence souvent par une induction relaxante. Mais le vrai travail commence quand vous êtes dans cet état de conscience modifiée. C’est là que la magie opère — pas la magie de spectacle, mais la magie biologique du changement neurologique.
C’est la peur de « ne pas y arriver ». Certains arrivent en disant : « Je ne suis pas sûr de pouvoir être hypnotisé. » C’est comme dire : « Je ne suis pas sûr de pouvoir respirer. » L’hypnose est un état naturel. Tout le monde peut y accéder. La seule différence, c’est la manière dont on y entre.
Certaines personnes sont visuelles : elles entrent en transe facilement avec des images. D’autres sont kinesthésiques : elles ont besoin de ressentir des sensations corporelles. D’autres encore sont auditives : une voix, un son les emmène. Mon travail est d’adapter l’induction à votre profil. Si vous êtes quelqu’un de très analytique, je ne vais pas vous demander de visualiser un paysage de plage. Je vais vous proposer une histoire ou un paradoxe qui captivera votre attention.
Le vrai obstacle à l’hypnose, ce n’est pas votre personnalité, c’est votre peur. La peur de ne pas être « bon » ou de « rater » la séance. Mais il n’y a pas de réussite ou d’échec en hypnose. Il y a simplement des degrés de profondeur. Une transe légère peut être tout aussi efficace qu’une transe profonde. Parfois, les changements les plus puissants se produisent dans des états très légers, presque imperceptibles.
Si vous venez avec l’intention de laisser faire, même avec des doutes, vous êtes déjà réceptif. La suggestibilité n’est pas une qualité innée, c’est une compétence qui se développe avec la pratique. Plus vous vous autorisez à explorer, plus vous devenez réceptif. Et si lors d’une première séance vous avez l’impression de « n’avoir rien ressenti », ce n’est pas grave. Parfois, le changement opère en silence, et vous ne le constatez que quelques jours plus tard.
Je sais que ces idées reçues sont tenaces. Elles sont ancrées dans notre culture, dans les films, dans les spectacles. Mais derrière ces caricatures, il y a une pratique sérieuse, respectueuse et profondément humaine. L’hypnose que je pratique n’est pas un tour de magie, c’est un dialogue avec votre propre esprit. Un dialogue où vous avez le dernier mot.
Si vous lisez ces lignes et que vous vous reconnaissez dans l’une de ces peurs, je vous invite à les accueillir. Ce sont des parties de vous qui veulent vous protéger. Elles ont raison de vouloir vous garder en sécurité. Mais parfois, pour avancer, il faut leur montrer que l’inconnu n’est pas un danger, juste un nouveau chemin.
Vous n’avez pas besoin de « croire » à l’hypnose pour qu’elle fonctionne. Vous avez juste besoin d’être curieux. Curieux de voir ce qui se passe si vous fermez les yeux, si vous écoutez ma voix, si vous laissez vos pensées flotter un instant. Ce n’est pas un engagement, c’est une exploration.
Alors, si vous hésitez encore, posez-vous cette question : « Et si ces idées reçues étaient fausses ? Et si, juste pour une heure, je me permettais de découvrir ce que cela fait vraiment ? » Vous n’avez rien à perdre, si ce n’est une peur qui ne vous sert plus.
Je suis là, à Saintes, pour vous accompagner à votre rythme. Pas pour vous convaincre, mais pour vous accueillir là où vous êtes. Un premier contact, même un simple échange, peut suffire à dissiper les derniers doutes. Vous méritez de savoir ce qui se cache derrière ces idées reçues. Peut-être que la clé de votre mieux-être est juste là, de l’autre côté de cette porte que vous n’osez pas encore pousser.
Prenez soin de vous, et si le cœur vous en dit, venez. Je vous attends.
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
Prendre contactDes affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Reconnaître les indices d'un passé qui refait surface.
Des outils concrets pour des échanges plus sereins.
Parlons-en — premier échange, sans engagement.