3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Découvrez une approche respectueuse qui valorise vos ressources uniques.
Vous êtes-vous déjà senti coincé dans une situation que vous savez pourtant vouloir changer ? Vous avez essayé de « faire des efforts », de « vous raisonner », de « vous motiver ». Et pourtant, quelque chose résiste, en vous, comme un mur invisible. C’est souvent là que je rencontre les personnes qui viennent me voir à Saintes. Elles ont de la volonté, de l’intelligence, mais elles butent sur un mécanisme qu’elles ne comprennent pas. L’hypnose ericksonienne, celle que je pratique, ne cherche pas à contourner ce mur par la force. Elle propose une autre voie : un chemin doux pour aller dialoguer avec ce qui résiste, et découvrir que la solution est déjà en vous.
Laissez-moi vous raconter comment cette approche fonctionne, pourquoi elle est différente, et surtout, ce qu’elle peut vous apporter concrètement.
Quand on entend le mot « hypnose », on pense souvent à un spectacle : une personne endormie, un pendule, une perte de contrôle. L’hypnose ericksonienne n’a rien à voir avec cela. Elle a été développée par le psychiatre américain Milton H. Erickson, un homme qui a surmonté des handicaps physiques sévères et qui a passé sa vie à observer comment les gens changent vraiment. Son constat était simple : la solution à un problème ne vient pas toujours de la logique ou de la volonté. Elle vient souvent d’une partie de nous-mêmes que nous n’écoutons pas suffisamment.
L’hypnose ericksonienne est une conversation. Pas une conversation classique, mais une conversation qui s’adresse à votre inconscient – cette partie de vous qui gère votre respiration, vos habitudes, vos émotions, sans que vous ayez à y penser. Mon rôle n’est pas de vous dicter quoi faire, mais de créer un espace où vous pouvez accéder à vos propres ressources.
Prenons un exemple concret. Un coureur que j’accompagne en préparation mentale vient me voir parce qu’il « craque » systématiquement au 30e kilomètre d’un marathon. Il a un bon entraînement, une bonne alimentation, mais son mental le lâche. En séance, on ne va pas lui répéter « il faut tenir ». On va plutôt explorer ce qui se passe dans son corps et son esprit à ce moment-là. Grâce à l’hypnose, il va retrouver un état de calme intérieur, et découvrir que la douleur qu’il ressent est en fait une information, pas une limite. Il repart avec une stratégie mentale personnalisée, qu’il n’aurait jamais trouvée seul.
Ce qui rend cette approche unique, c’est qu’elle part du principe que vous êtes le seul expert de votre vie. Moi, je suis un guide. Je ne vous apporte pas de solutions toutes faites, je vous aide à déverrouiller les vôtres.
Imaginez que votre esprit conscient est comme un ordinateur qui tourne en permanence : il analyse, compare, juge, planifie. C’est très utile pour la vie quotidienne, mais c’est aussi ce qui nous bloque parfois. Quand on est en proie à une peur, une anxiété, une habitude tenace, le conscient a tendance à vouloir « résoudre » le problème par la force, ce qui crée souvent plus de résistance.
L’hypnose ericksonienne vous invite à passer en mode « pilote automatique bienveillant ». C’est un état naturel que vous vivez tous les jours : quand vous êtes absorbé par un film, quand vous conduisez sans vous souvenir du trajet, quand vous rêvassez. Dans cet état, votre inconscient est plus accessible. Et c’est là que le changement peut opérer sans lutte.
Prenons l’exemple d’une personne qui souffre d’anxiété sociale. Son conscient lui dit : « Il faut que tu sois calme, ne stresse pas, tout va bien. » Mais son corps réagit : cœur qui s’emballe, mains moites, voix qui tremble. En hypnose, on ne va pas nier cette peur. On va plutôt l’accueillir, lui donner un espace, et lui demander ce dont elle a besoin. Parfois, la peur révèle une protection ancienne, une stratégie mise en place dans l’enfance. Une fois reconnue, elle peut se transformer. L’anxiété ne disparaît pas magiquement, mais elle perd de sa puissance. La personne reprend sa liberté de choisir comment réagir.
J’utilise souvent des métaphores en séance. Par exemple, je peux raconter l’histoire d’un jardinier qui arrose une plante avec trop d’enthousiasme, jusqu’à la noyer. Puis il apprend à observer la terre, à sentir quand l’eau est nécessaire. C’est la même chose avec vos émotions : parfois, on les « arrose » de pensées ou de contrôles, alors qu’elles ont juste besoin d’être écoutées.
« La solution n’est pas de combattre le problème, mais de dialoguer avec la partie de vous qui le maintient. Elle a une raison d’être, et cette raison est souvent une protection. »
Nous avons tous des croyances sur nous-mêmes : « Je ne suis pas capable », « Je suis trop sensible », « Les gens finissent toujours par me décevoir », « Je n’ai pas de volonté ». Ces phrases, nous les répétons depuis parfois des années. Elles sont devenues des évidences. Mais sont-elles vraies ?
L’hypnose ericksonienne vous permet de remonter à la source de ces croyances. Ce ne sont pas des faits objectifs, ce sont des conclusions que vous avez tirées à un moment de votre vie, souvent pour vous protéger. Une personne qui a été critiquée enfant peut avoir construit la croyance « Si je montre mes faiblesses, je serai rejeté ». Cette croyance a pu lui rendre service : elle l’a poussée à être performante, à ne pas montrer ses fragilités. Mais aujourd’hui, cette même croyance l’empêche de demander de l’aide, de créer des relations authentiques, de s’autoriser à être imparfaite.
En hypnose, on ne va pas « effacer » cette croyance par une formule magique. On va plutôt aller à sa rencontre. On va lui demander : « Depuis quand es-tu là ? Quel âge avais-tu quand tu as décidé cela ? Quelle était ton intention ? » Et souvent, la partie de la personne qui porte cette croyance est plus jeune, plus vulnérable. On peut alors lui offrir ce dont elle avait besoin à l’époque : de la reconnaissance, de la sécurité, une autre manière de voir les choses.
C’est un travail délicat, qui demande du respect et de la patience. Il ne s’agit pas de remplacer une croyance par une autre, mais de créer un espace où la personne peut faire un choix plus libre. Et ce choix, c’est elle qui le fait, pas moi.
Un exemple marquant pour moi : un sportif de haut niveau que j’accompagnais avait une croyance très forte : « Je dois être parfait pour être accepté par mon entraîneur et mon équipe. » Cela le paralysait en compétition. En séance, on a exploré l’origine de cette croyance. Il s’est rendu compte qu’elle venait de son père, qui valorisait la performance avant tout. En hypnose, il a pu « rencontrer » la partie de lui qui cherchait à être aimé par son père, et lui dire : « Tu es assez bien, même imparfait. » Cela n’a pas changé son niveau technique, mais il a retrouvé une liberté de jouer qu’il avait perdue depuis des années.
Si vous n’avez jamais vécu une séance, vous vous demandez peut-être à quoi cela ressemble. Je vais vous décrire le déroulement typique, sans mystère ni artifice.
1. L’accueil et le récit (15-20 minutes) Vous arrivez, vous vous installez confortablement dans un fauteuil. On discute. Je vous pose des questions sur ce qui vous amène, sur votre ressenti, sur ce que vous avez déjà essayé. Je ne cherche pas à fouiller dans votre passé de manière intrusive, mais à comprendre votre carte du monde : comment vous percevez votre problème, quelles sont vos ressources, ce que vous souhaitez vraiment. Cette phase est importante car elle construit la relation de confiance.
2. L’induction (5-10 minutes) Je vous propose de fermer les yeux si vous le souhaitez, et je vous guide dans une relaxation. Ce n’est pas une mise en sommeil. C’est une invitation à porter votre attention sur votre respiration, sur les sensations de votre corps, sur les sons autour de vous. Peu à peu, votre esprit conscient se calme. Vous êtes détendu, mais vous restez présent, capable de parler si nécessaire. Certaines personnes ont peur de « perdre le contrôle ». Rassurez-vous : vous êtes aux commandes à tout moment. Si vous voulez ouvrir les yeux, vous le pouvez. L’hypnose ericksonienne, c’est un état de conscience modifié, pas une perte de conscience.
3. Le travail thérapeutique (20-30 minutes) C’est le cœur de la séance. En fonction de votre objectif, je peux utiliser plusieurs techniques :
Je ne fais jamais de suggestion directe du type « vous allez arrêter de fumer ». Je préfère des suggestions indirectes, ouvertes, qui respectent votre rythme. Par exemple : « Et vous pouvez découvrir, à votre manière, ce dont vous avez besoin pour vous sentir plus libre. »
4. Le retour (5-10 minutes) Je vous ramène doucement à l’état de veille ordinaire. On échange sur ce que vous avez ressenti, sur les images ou les sensations qui sont venues. Parfois, rien ne semble s’être passé, et pourtant des changements s’opèrent dans les jours qui suivent. L’hypnose, ce n’est pas toujours spectaculaire. C’est souvent subtil, comme une graine qui germe en silence.
« Une séance d’hypnose, ce n’est pas un spectacle. C’est un moment où vous vous offrez la permission de vous écouter vraiment. »
Je veux être honnête : l’hypnose n’est pas une baguette magique. Elle ne va pas effacer un traumatisme en une séance. Mais elle peut produire des changements significatifs, souvent plus rapides que des thérapies purement verbales, parce qu’elle s’adresse directement aux mécanismes inconscients.
Voici ce que des personnes ont vécu après quelques séances (toujours des exemples anonymisés) :
Ce que je constate souvent, c’est que les personnes retrouvent un sentiment d’autonomie. Elles ne sont plus passives face à leur problème. Elles deviennent actrices de leur changement. Et cela, c’est puissant.
Si vous cherchez une méthode qui vous « répare » en une heure, l’hypnose ericksonienne n’est pas faite pour vous. Mais si vous êtes prêt à explorer, à accueillir vos parts d’ombre, à faire confiance à votre propre sagesse intérieure, alors elle peut être un levier extraordinaire.
Ce que j’aime dans cette approche, c’est son humilité. Elle ne prétend pas tout savoir. Elle reconnaît que chaque être humain est unique, et que la solution la plus adaptée est celle que vous allez trouver vous-même, avec un accompagnement respectueux. C’est une philosophie qui rejoint l’IFS (Internal Family Systems) que j’utilise aussi : nos émotions et nos croyances ne sont pas des ennemis à éliminer, mais des parties de nous qui ont besoin d’être entendues.
Un dernier exemple pour illustrer. Un footballeur que j’accompagne en préparation mentale venait pour une baisse de confiance après une blessure. Il avait peur de retomber, de se faire mal. En hypnose, on a exploré cette peur. Elle était liée à une partie de lui qui voulait le protéger. Au lieu de la combattre, on l’a remerciée. Puis on a trouvé une nouvelle façon de gérer le risque : en s’entraînant avec une intention de « prudence active » plutôt que de « peur paralysante ». Il a repris les matchs avec une sérénité qu’il n’avait jamais connue.
Vous l’aurez compris, l’hypnose ericksonienne n’est pas une technique froide ou mystique. C’est une rencontre humaine, où je vous accompagne avec douceur pour que vous puissiez accéder à vos propres ressources. Si vous traversez une période difficile, si vous sentez que vous tournez en rond, si vous avez envie de mieux vous comprendre, je vous invite à prendre un premier rendez-vous.
Ce n’est pas un engagement, c’est une exploration. On se rencontre, on discute, on voit si cette approche résonne avec vous. Il n’y a pas de pression. Vous êtes le seul maître de votre chemin. Moi, je suis simplement là pour vous aider à l’éclairer un peu.
Si cet article vous a parlé, si vous vous êtes reconnu dans une situation, n’hésitez pas à me contacter. Un simple message, un appel. On trouvera ensemble si ce chemin est le vôtre.
Prenez soin de vous, et de ce qui vit en vous.
Thierry Sudan – Praticien en hypnose ericksonienne, IFS et Intelligence Relationnelle – Saintes
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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