3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Non, c'est une science du cerveau et de l'attention.
Tu les vois arriver dans mon cabinet, parfois en baissant un peu la voix. « Je ne sais pas trop comment vous dire... L’hypnose, ça me fait un peu peur. Vous ne faites pas de la magie, hein ? » Et je les comprends. Pendant des décennies, l’hypnose a été associée à des pendules, des hypnotiseurs de spectacle qui font danser les gens comme des marionnettes, ou pire, à des pratiques obscures qui flirtent avec l’ésotérisme. Alors non, l’hypnose que je pratique – l’hypnose ericksonienne – n’a rien d’occulte ou de magique. C’est une science du cerveau et de l’attention, aussi rigoureuse que la neurobiologie ou la psychologie cognitive. Et je vais te montrer pourquoi, en partant de ton quotidien.
Je reçois souvent des adultes comme toi, fatigués de porter des schémas qui ne leur conviennent plus. Des angoisses qui reviennent sans prévenir, des insomnies chroniques, une addiction au sucre ou au tabac, un manque de confiance qui paralyse une carrière. Ils cherchent une solution, mais ils veulent comprendre comment ça marche. Pas de promesses vagues, pas de rituels mystérieux. Juste une méthode qui a du sens. Alors dans cet article, je vais te raconter ce qui se passe vraiment dans ton cerveau pendant une séance d’hypnose. Je vais te parler d’attention, de neuroplasticité, de dissociation, et de cette capacité incroyable que tu as à modifier ton expérience du monde sans que personne n’agite de baguette magique. Et je te promets qu’à la fin, tu auras une vision claire et concrète de ce qu’est l’hypnose – et de ce qu’elle n’est pas.
C’est une question que je me suis posée quand j’ai commencé ma formation il y a plus de dix ans. Et la réponse est simple : parce que le spectacle a kidnappé l’image de l’hypnose. Tu as sûrement déjà vu une vidéo d’un hypnotiseur de scène qui fait croire à un volontaire qu’il est une poule, ou qui le rend rigide comme une planche. C’est impressionnant, déroutant, et ça ressemble à de la magie. Mais ce n’est pas de l’hypnose thérapeutique. C’est du divertissement, qui repose sur des mécanismes de suggestibilité et de pression sociale – et franchement, ça n’a rien à voir avec ce qui se passe dans un cabinet.
Ajoute à ça l’héritage historique. Au XVIIIe siècle, Franz Mesmer parlait de « magnétisme animal » et faisait des passes magnétiques avec des baguettes en fer. Ses patients entraient dans des états de transe qu’il attribuait à un fluide invisible. Ça ressemblait à de la sorcellerie, et l’Église de l’époque n’a pas manqué de le condamner. Mais aujourd’hui, on sait que Mesmer, sans le savoir, induisait des états hypnotiques par la suggestion et la relation avec ses patients – pas par un fluide mystérieux. La science a rattrapé le mythe, mais l’image est restée.
Et puis, il y a cette idée que l’hypnose serait un état de sommeil ou de perte de contrôle. Un de mes clients, Marc, un commercial de 42 ans, m’a dit un jour : « Je ne veux pas qu’on prenne le contrôle de mon cerveau. » C’est une peur légitime, mais elle repose sur un malentendu. L’hypnose thérapeutique – celle que j’utilise pour t’aider à calmer une anxiété ou à dépasser un blocage – n’est pas un état de soumission. C’est un état d’attention focalisée, où tu es plus présent à toi-même, pas moins. Tu n’es pas endormi. Tu n’es pas manipulé. Tu es simplement dans un mode de fonctionnement différent de ton cerveau, et je vais te montrer comment.
Quand tu t’installes dans le fauteuil de mon cabinet, je ne te demande pas de « vider ton esprit » ou de croire en quelque chose de surnaturel. Je te demande juste de suivre ma voix, et de laisser ton attention se déplacer. Ce qui se passe ensuite, c’est une cascade de phénomènes neurobiologiques bien documentés. L’hypnose, c’est un état modifié de conscience, mais pas un état magique. C’est un état où ton cerveau ralentit certaines fréquences – on parle d’ondes thêta – et où ton cortex préfrontal, cette partie qui analyse, juge et planifie, se met en veille relative. Résultat : tu deviens plus réceptif aux suggestions, parce que le filtre critique de ton mental est moins actif. Mais tu n’es pas inconscient. Tu es juste… dans un mode différent.
Prenons l’exemple de la douleur. Des études en imagerie cérébrale (IRMf) ont montré que sous hypnose, les régions du cerveau qui traitent la douleur – comme le cortex somatosensoriel – réduisent leur activité, tandis que d’autres régions, comme le cortex cingulaire antérieur, modifient la façon dont tu interprètes cette douleur. Ce n’est pas de la magie : c’est de la neuroplasticité en temps réel. Tu apprends à ton cerveau à répondre différemment à un stimulus. C’est comme si tu rééduquais un muscle, mais en mieux, parce que le cerveau est plus malléable qu’on ne le croit.
Et l’attention ? C’est le cœur de l’hypnose. Quand je te guide dans une induction – par exemple en te demandant de fixer un point ou de suivre le rythme de ta respiration – je ne fais que canaliser ton attention de manière très précise. C’est ce qu’on appelle l’absorption attentionnelle. Tu concentres toute ta conscience sur une sensation, une image ou un souvenir, et le reste du monde s’estompe. Ce n’est pas un état mystique, c’est un état que tu vis tous les jours sans le savoir : quand tu es tellement absorbé par un film que tu ne remarques plus le temps qui passe, ou quand tu conduis sur une autoroute et que tu arrives à destination sans te souvenir du trajet. C’est ça, l’hypnose : une version intentionnelle et thérapeutique de ces moments d’absorption.
L’hypnose n’est pas un état de sommeil. C’est un état d’attention hyper-focalisée, où ton cerveau devient plus ouvert au changement. Tu n’abandonnes pas le contrôle, tu le déplaces.
Milton Erickson, le père de l’hypnose que je pratique, était un psychiatre américain du XXe siècle. Il n’utilisait ni pendule, ni passes magnétiques, ni rituels. Il avait une polio qui le clouait dans un fauteuil roulant, et il observait les gens avec une acuité incroyable. Sa méthode ? Utiliser le langage, les métaphores, et les ressources inconscientes de chaque personne. Erickson ne croyait pas que l’hypnose était un pouvoir mystérieux. Pour lui, c’était un outil pour mobiliser les capacités d’apprentissage et de guérison du cerveau. Et il avait raison.
Concrètement, comment je l’utilise avec toi ? Disons que tu viens pour une phobie des examens. Tu as 35 ans, tu passes un concours professionnel, et à chaque fois, ton cœur s’emballe, ta mémoire se vide, et tu te sens paralysé. Je ne vais pas te faire « oublier » ta peur par magie. Je vais plutôt t’aider à modifier le lien que ton cerveau a créé entre l’examen et la menace. En état d’hypnose, je vais te guider pour que tu revisites une situation d’examen, mais en y associant des ressources de calme et de confiance que tu as déjà – par exemple, un souvenir où tu t’es senti compétent. Ton cerveau, en état de plasticité accrue, va intégrer cette nouvelle association. Ce n’est pas de la magie, c’est du reconditionnement neuronal. Ça s’appelle la restructuration cognitive en état modifié de conscience.
Et voici où ça devient intéressant : l’hypnose ericksonienne est non-directive. Je ne te dis pas « Tu n’auras plus peur ». Je te raconte une histoire, je te propose une métaphore, et ton inconscient – cette partie de toi qui gère ta respiration, ta digestion, et tes automatismes – va trouver la solution qui te correspond. C’est toi qui fais le travail. Moi, je suis juste un guide. Alors, occulte ? Non. C’est une collaboration, pas une soumission.
Je comprends que le mot « inconscient » puisse faire peur. Beaucoup de gens l’associent à des forces obscures ou à des concepts spirituels. Mais en hypnose, on parle de l’inconscient comme d’un processeur automatique, pas comme d’une entité mystique. Ton inconscient, c’est ce qui te fait respirer sans que tu y penses, ce qui pilote ta mémoire procédurale (faire du vélo, taper au clavier), et ce qui a enregistré des milliers d’expériences que tu as oubliées. C’est un système de traitement de l’information, pas un esprit caché.
Et les critiques ? On m’a déjà dit : « L’hypnose, c’est de la poudre de perlimpinpin. » Ou : « C’est comme la voyance, ça marche si on y croit. » Alors soyons clairs : l’hypnose thérapeutique a été validée par des centaines d’études cliniques. L’INSERM, en France, a reconnu son efficacité pour la douleur, l’anxiété, les troubles du sommeil, les addictions. Aux États-Unis, l’American Psychological Association l’a intégrée dans ses recommandations. Ce n’est pas une croyance, c’est une pratique basée sur des preuves. Et pourtant, je ne te dirai jamais que l’hypnose guérit tout. Ce n’est pas un remède universel. Si tu as une dépression sévère ou un trouble psychotique, l’hypnose seule ne suffit pas – elle peut être un complément, mais pas un traitement principal. Je suis honnête là-dessus.
Alors pourquoi tant de méfiance ? Parce que l’hypnose bouscule notre idée de la conscience. On aime penser qu’on est toujours maître de notre esprit. L’hypnose montre que notre cerveau fonctionne sur plusieurs niveaux, et que notre « moi conscient » n’est pas le seul pilote. Ça déstabilise, mais ce n’est pas occulte. C’est juste une découverte sur le fonctionnement humain, comme la découverte de l’inconscient par Freud ou des biais cognitifs par Kahneman.
Quand tu viens me voir, je ne me contente pas de l’hypnose. Je l’intègre avec deux autres outils : l’IFS (Internal Family Systems) et l’intelligence relationnelle. Et c’est là que ça devient concret. L’IFS, c’est une approche qui considère que ton esprit est composé de « parties » – des sous-personnalités qui portent des émotions, des croyances, des protections. Par exemple, tu as peut-être une partie qui te pousse à toujours en faire trop, et une autre partie qui te critique sans cesse. L’hypnose permet d’entrer en contact avec ces parties de manière douce, sans les juger, et de négocier avec elles. Ce n’est pas magique : c’est un travail de dialogue interne, facilité par l’état de relaxation profonde.
L’intelligence relationnelle, elle, t’aide à comprendre comment tu interagis avec les autres. Combien de fois tu te retrouves dans des conflits répétitifs au travail ou en couple, sans comprendre pourquoi ? L’hypnose peut te permettre de revisiter des scènes du passé – une dispute avec un parent, une humiliation à l’école – et de les recontextualiser. Tu n’effaces pas le souvenir, mais tu changes la charge émotionnelle qui y est attachée. Et ça, c’est purement neurobiologique : la mémoire n’est pas un fichier fixe, elle est reconstruite à chaque fois qu’on la rappelle. L’hypnose t’offre un cadre pour reconstruire autrement.
J’ai un client, Paul, 52 ans, qui venait pour une anxiété sociale paralysante. Il ne supportait pas les réunions, il avait peur du regard des autres. En hypnose, on a exploré une partie de lui qui s’était construite à 8 ans, après une moquerie publique en classe. Cette partie était restée figée, comme un enfant qui attend d’être rassuré. L’hypnose a permis à Paul de « parler » à cette partie, de lui donner de la compassion, et de l’intégrer dans son présent. Aujourd’hui, il anime des réunions sans trembler. Ce n’est pas de la magie, c’est du travail sur les mémoires implicites. Et ça marche.
Je vais être direct : l’hypnose ne peut pas te faire faire quelque chose contre ta volonté. C’est un mythe qui vient des spectacles. En état d’hypnose, tu restes toi-même. Si je te suggère de te déshabiller en public (je ne le ferais jamais), tu sortirais de l’état hypnotique ou tu refuserais. Ton inconscient a un système d’alerte qui protège tes valeurs. Erickson disait : « L’hypnose, c’est une conversation entre deux inconscients. » Et dans cette conversation, tu as toujours le dernier mot.
L’hypnose ne remplace pas non plus un traitement médical. Si tu as une tumeur, une fracture, ou une infection, va voir un médecin. L’hypnose peut t’aider à gérer la douleur ou l’anxiété liée à la maladie, mais elle ne guérit pas le corps physique par elle-même. C’est un complément, pas une substitution. Et je te le dis parce que je préfère une relation honnête à des promesses vides.
Enfin, l’hypnose n’est pas une solution rapide pour tout. Certaines personnes changent en une séance, d’autres ont besoin de plusieurs mois. Ça dépend de la profondeur du problème, de ta capacité à te laisser aller, et de ton histoire. Mais ce n’est jamais une question de « talent » ou de « don ». Tout le monde peut entrer en hypnose, à condition d’être volontaire et de faire confiance au processus. Ce n’est pas occulte, c’est accessible.
Tu n’as pas besoin d’être dans mon cabinet pour expérimenter ce que je décris. L’hypnose, c’est avant tout une compétence que tu peux cultiver. Voici un petit exercice que tu peux faire chez toi, en 5 minutes. Installe-toi confortablement, ferme les yeux, et porte ton attention sur ta respiration. Ne cherche pas à la modifier, juste à la suivre. Puis, imagine que tu es dans un endroit qui te fait sentir en sécurité – une plage, une forêt, ton salon. Visualise les couleurs, les sons, les sensations. Si une pensée parasite arrive, ne la chasse pas : observe-la comme un nuage qui passe, et reviens à ta respiration. Ça, c’est une mini-induction hypnotique. Tu viens de vivre un état d’attention focalisée. Pas de magie, juste de la pratique.
Tu peux le faire avant une situation stressante, ou le soir pour t’endormir. Ce n’est pas une solution miracle, mais c’est un premier pas. Et si tu veux aller plus loin, si tu sens qu’un blocage plus profond mérite d’être exploré, je suis là. Mon cabinet à Saintes est ouvert, et je reçois des adultes comme toi qui veulent comprendre leur cerveau, pas croire en des forces obscures. L’hypnose, ce n’est pas une croyance, c’est un outil. Et tu mérites de l’utiliser pour toi.
Alors, si tu as des questions, si tu veux savoir comment je pourrais t’accompagner avec l’hypnose, l’IFS ou l’intelligence relationnelle, prends contact avec moi. On en parlera simplement, sans jargon, sans mystère. Parce que la seule chose qui compte, c’est que tu retrouves un peu de paix et de clarté dans ton quotidien
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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