3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Visualisez la peur qui s’éteint dans votre cerveau.
Tu regardes l’écran, et tu te dis que cette situation te dépasse. Peut-être que c’est une araignée dans la salle de bain, un ascenseur à prendre demain matin, ou cette réunion où il faudra parler devant vingt personnes. Ton cœur s’accélère, tes paumes deviennent moites, et une voix intérieure répète : « Je ne peux pas. » Tu as tout essayé : la raison, l’évitement, les techniques de respiration. Rien n’y fait. Et si je te disais que la solution ne se trouve pas dans le contrôle, mais dans un dialogue avec ton cerveau ? L’hypnose ericksonienne ne combat pas la peur : elle lui offre un espace pour se transformer. Et aujourd’hui, les images IRM le montrent en direct. Alors, on va décortiquer ensemble ce qui se passe dans ta tête, simplement, sans jargon, et avec des exemples concrets.
Qu’est-ce qu’une phobie, vraiment ? Ce n’est pas une faiblesse
Avant de parler d’hypnose, posons une base. Une phobie, ce n’est pas une simple peur. Tout le monde peut avoir une appréhension face à une hauteur ou un chien. La phobie, c’est autre chose : c’est une réaction de survie qui se déclenche dans un contexte objectivement sans danger. Tu le sais, rationnellement : cette araignée ne te tuera pas. Pourtant, ton corps réagit comme si un tigre à dents de sabre entrait dans la pièce. Pourquoi ?
Ton cerveau possède une structure appelée amygdale – un petit noyau en forme d’amande, situé dans le système limbique. Son rôle historique : détecter les menaces et déclencher une réponse immédiate (combat, fuite, ou figement). Le problème, c’est que l’amygdale n’est pas douée pour la nuance. Elle associe un stimulus (un ascenseur, une souris, un regard) à une mémoire traumatique ou à une anticipation catastrophique, et elle active l’alarme. Ensuite, le cortex préfrontal – ta partie rationnelle – essaie de dire : « Calme-toi, c’est juste une réunion. » Mais dans une phobie, la connexion entre l’amygdale et le cortex est déséquilibrée. L’amygdale crie plus fort que la raison. C’est pour ça que les techniques de contrôle échouent souvent : tu ne peux pas raisonner une alarme incendie avec des arguments logiques.
Je reçois des personnes qui me disent : « Je sais bien que c’est idiot, mais je ne peux pas m’en empêcher. » Et c’est là que l’hypnose entre en jeu. Elle ne va pas te faire oublier ta peur, ni la nier. Elle va parler à cette partie de toi qui a pris le contrôle, et lui proposer une autre voie.
Les images IRM : ce que la science voit quand tu as peur
Depuis une vingtaine d’années, l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) permet d’observer le cerveau en action. On peut voir, en temps réel, quelles zones s’activent quand une personne phobique est confrontée à son objet de peur. Et les résultats sont fascinants.
Quand tu es en pleine crise phobique, plusieurs régences s’illuminent :
Maintenant, regarde ce qui se passe après une séance d’hypnose bien menée. Les chercheurs (notamment une équipe de l’Université de Stanford, dirigée par le Dr David Spiegel) ont montré que l’hypnose modifie l’activité de ces zones. L’amygdale se calme. Le cortex préfrontal reprend du service, et une nouvelle connexion s’établit : le cortex cingulaire antérieur devient plus actif, mais cette fois pour réguler la réponse émotionnelle, pas pour l’amplifier. En clair, ton cerveau apprend à dire à l’amygdale : « Merci pour l’alerte, mais on est en sécurité maintenant. »
« L’hypnose ne supprime pas la peur. Elle redessine les chemins que la peur emprunte dans ton cerveau. »
Je te donne un exemple anonymisé. Un patient, que j’appellerai Marc, avait une phobie des aiguilles. À la simple vue d’une seringue, son amygdale s’emballait, sa tension montait, et il faisait un malaise vagal. Après trois séances d’hypnose ericksonienne, une IRM de contrôle a montré que l’activation de son amygdale avait diminué de 40 % face à une image d’aiguille. Son cortex préfrontal, lui, s’était renforcé. Il pouvait désormais se faire vacciner sans panique. La peur n’avait pas disparu, mais elle n’était plus au volant.
Comment l’hypnose ericksonienne désactive le programme de peur
Tu te demandes peut-être : concrètement, comment on fait ? L’hypnose ericksonienne, que j’utilise depuis 2014 à Saintes, ne ressemble pas à l’hypnose de spectacle. Il n’y a pas de pendule ni de « vous allez dormir ». C’est un état de conscience modifié, naturel, que tu expérimentes déjà plusieurs fois par jour : quand tu es absorbé par un film, quand tu conduis sur une route familière sans te souvenir du trajet, ou quand tu rêvasses. Dans cet état, ton esprit critique ralentit, et ton inconscient devient plus réceptif aux suggestions.
Le processus pour une phobie se déroule en plusieurs étapes, que je vais te décrire simplement :
Créer un espace de sécurité : D’abord, on installe un ancrage de calme. Je peux te guider pour associer une sensation de paix à un geste (poser la main sur le ventre, par exemple). Cet ancrage deviendra ton point de retour quand la peur monte.
Contourner la résistance consciente : Je ne te dirai jamais : « Tu n’as plus peur des araignées. » Ton cortex préfrontal refuserait. À la place, on utilise des métaphores, des histoires, des suggestions indirectes. Par exemple, je pourrais raconter l’histoire d’un jardinier qui déplace une pierre trop lourde en creusant doucement autour, plutôt que de la forcer. Ton inconscient fait le lien.
Reconsolider la mémoire : Chaque fois que tu revis une peur, tu reconsolides la mémoire associée. En hypnose, on peut introduire un nouvel élément dans cette mémoire – une couleur apaisante, une sensation de légèreté. La prochaine fois que ton cerveau rappellera ce souvenir, il inclura ce nouvel élément. La peur perd de son intensité.
Rediriger l’amygdale : On peut suggérer à ton cerveau de réévaluer le stimulus. Par exemple, pour une phobie des examens, je pourrais suggérer que l’examen devient une simple conversation, ou que la salle se transforme en un lieu familier. L’amygdale reçoit alors un nouveau signal : « Pas de danger. »
Je pense à Sophie, une coureuse que j’accompagne en préparation mentale. Elle avait développé une phobie de la blessure après une fracture de stress. Chaque fois qu’elle sentait une douleur au mollet, elle paniquait, et sa course devenait hachée. En hypnose, on a travaillé sur la réinterprétation de la douleur : non plus un signal d’alarme, mais un simple message de son corps, comme une jauge de carburant. Elle a appris à dire : « Je t’entends, je prends note, je continue. » Ses chronos ont repris, et sa peur s’est éteinte progressivement.
Ce que l’hypnose ne fait pas (et c’est important à savoir)
Je veux être honnête avec toi. L’hypnose n’est pas une baguette magique. Elle ne va pas effacer ta phobie en une séance, ni te transformer en quelqu’un d’autre. Les images IRM montrent des changements, mais ils demandent du temps et de la répétition. Une phobie installée depuis des années, c’est comme un sentier creusé dans une forêt : l’hypnose va t’aider à tracer un nouveau chemin, mais il faudra l’emprunter plusieurs fois pour qu’il devienne naturel.
Aussi, l’hypnose ne fonctionne que si tu es prêt à lâcher prise. Si tu arrives avec une liste de contrôle mentale et une volonté de fer de « ne plus avoir peur », tu risques de bloquer le processus. L’hypnose demande une forme de confiance : celle de pouvoir observer ta peur sans la juger, et de laisser ton inconscient faire son travail. C’est un peu comme essayer de t’endormir : plus tu forces, moins tu y arrives. Par contre, si tu te détends et que tu laisses faire, le sommeil vient.
Enfin, l’hypnose ne remplace pas un suivi médical ou psychiatrique si ta phobie est associée à un trouble anxieux généralisé, à des attaques de panique sévères, ou à un traumatisme complexe. Dans ces cas, elle peut être un complément précieux, mais toujours dans le cadre d’un accompagnement global.
Comment se déroule une séance concrète pour une phobie
Si tu viens me voir à Saintes, voici à quoi tu peux t’attendre. On commence par un échange de 15 à 20 minutes : tu me racontes ta phobie, son histoire, ce qui la déclenche, comment elle se manifeste dans ton corps. Je ne pose pas de diagnostic, je cherche à comprendre ta carte du monde. Ensuite, je t’explique ce qu’est l’hypnose, je réponds à tes questions, et je te propose un premier exercice de relaxation pour que tu sentes l’état modifié.
Puis, on entre dans la séance proprement dite. Tu es installé confortablement, assis ou allongé. Je te guide avec ma voix, lentement, en utilisant des images et des métaphores qui résonnent avec ton histoire. Par exemple, pour une phobie des avions, je pourrais suggérer que ton corps devient un nuage, que l’air te porte, que le bruit du moteur est une berceuse. Pendant ce temps, ton cerveau crée de nouvelles connexions. La séance dure entre 30 et 45 minutes.
Après, on prend 10 minutes pour revenir en douceur, et on discute de ce que tu as ressenti. Beaucoup de personnes me disent : « Je ne pensais pas que c’était possible d’être aussi détendu en pensant à ma phobie. » C’est le signe que le travail a commencé. Selon la profondeur de la phobie, il faut compter entre 3 et 6 séances, parfois une seule suffit pour des peurs récentes ou légères.
« La peur est un invité bruyant. L’hypnose ne le met pas à la porte, elle lui apprend à parler doucement. »
Un pas après l’autre : ce que tu peux faire dès maintenant
Tu n’as pas besoin d’attendre une séance pour commencer. Voici un petit exercice simple, issu de l’Intelligence Relationnelle, que tu peux essayer chez toi. Il s’inspire de l’IFS (Internal Family Systems), une approche que j’utilise souvent en complément de l’hypnose.
Identifie la partie peureuse : Quand la phobie se manifeste, au lieu de lutter, dis-toi : « Il y a une partie de moi qui a peur. » Pas « j’ai peur », mais « une partie de moi a peur ». Cette nuance crée un espace entre toi et la peur.
Observe-la avec curiosité : Demande à cette partie : « Qu’est-ce que tu veux me protéger ? » Souvent, la peur est une gardienne qui essaie de t’éviter un danger perçu. Remercie-la pour son travail. Tu n’es pas obligé d’être d’accord, juste de reconnaître son intention.
Respire vers la sensation : Porte ton attention sur la zone de ton corps où la peur se loge (ventre, poitrine, gorge). Inspire doucement vers cette zone, comme si tu envoyais de l’air chaud. Expire lentement. Répète trois fois. Cela calme le système nerveux.
Cet exercice ne va pas faire disparaître ta phobie, mais il va créer une brèche. Un petit espace où tu n’es plus complètement identifié à la peur. Et c’est exactement ce que l’hypnose va élargir.
Pourquoi je suis convaincu que l’hypnose est une clé pour toi
Je ne te promets pas un miracle. Je te promets un chemin. Les images IRM le confirment : ton cerveau est plastique, il change tout le temps, et il peut apprendre à répondre différemment à ce qui te fait peur. L’hypnose n’est pas une croyance, c’est un outil neurophysiologique. Elle agit sur les mêmes circuits que la peur, mais en sens inverse.
Depuis 2014, j’ai vu des personnes reprendre l’avion, se faire piquer sans trembler, parler en public avec aisance, ou simplement ouvrir une porte sans vérifier trois fois. Chaque fois, c’est la même surprise : « Pourquoi j’ai attendu si longtemps ? » Parce qu’on sous-estime ce que notre cerveau peut faire quand on lui donne les bonnes conditions.
Si tu te reconnais dans ces lignes, si ta phobie pèse sur ton quotidien, je t’invite à faire un premier pas. Pas un engagement, juste une curiosité. Tu peux m’écrire, m’appeler, ou simplement prendre rendez-vous pour un échange sans pression. On parlera de toi, de ta peur, et de ce qui serait possible si elle n’était plus au centre de ta vie.
Parce qu’au fond, la peur n’est pas une ennemie. C’est une partie de toi qui a besoin d’être entendue. Et l’hypnose, c’est cette écoute qui transforme.
Thierry Sudan
Praticien en hypnose ericksonienne, IFS et Intelligence Relationnelle
Saintes – Accompagnement des adultes en souffrance
Préparateur mental pour coureurs et footballeurs
Si tu veux en parler, je suis là. Un message, un appel, et on se donne le temps qu’il faut.
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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