3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Les neurosciences expliquent une solution durable sans effets secondaires.
Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi, malgré des années de traitements médicamenteux, certains troubles reviennent sans cesse ? Je reçois régulièrement dans mon cabinet de Saintes des personnes qui, après des mois ou des années sous antidépresseurs ou anxiolytiques, ressentent un sentiment d’impuissance. Elles me disent : « Thierry, ça m’aide sur le moment, mais dès que j’arrête, tout revient. » C’est une phrase que j’entends au moins une fois par semaine. Et si je vous disais que ce n’est pas un échec de votre part, mais une limite structurelle de l’approche médicamenteuse seule ?
L’hypnose ericksonienne, que j’utilise depuis 2014, offre une alternative radicalement différente. Mais ce n’est pas une croyance : les neurosciences, et notamment l’IRM fonctionnelle, le confirment aujourd’hui. L’imagerie cérébrale montre que l’hypnose ne se contente pas de masquer les symptômes : elle transforme littéralement la façon dont votre cerveau traite l’information. Là où les médicaments agissent comme un cachet sur une fuite, l’hypnose répare le tuyau.
Dans cet article, je vais vous expliquer, exemples concrets à l’appui, pourquoi l’hypnose est souvent plus efficace et durable que les médicaments, sans leurs effets secondaires. Je vous montrerai ce que les IRM révèlent, comment cela se traduit dans votre vie quotidienne, et ce que vous pouvez faire dès maintenant pour explorer cette voie.
Quand vous prenez un médicament, vous modifiez chimiquement l’équilibre de vos neurotransmetteurs. C’est efficace pour réduire un symptôme, mais cela ne change pas la structure du problème. L’hypnose, elle, agit sur les réseaux neuronaux eux-mêmes. Les études en IRM fonctionnelle (fMRI) sont formelles : sous hypnose, l’activité cérébrale se réorganise de manière mesurable.
Prenons l’exemple de la douleur chronique. Une étude célèbre de l’université de Stanford, publiée dans Cerebral Cortex en 2016, a montré que l’hypnose réduit l’activité dans le cortex somatosensoriel (la zone qui traite la sensation de douleur) tout en augmentant l’activité dans le cortex préfrontal (la zone de la régulation émotionnelle et de la prise de décision). Autrement dit, votre cerveau apprend à ne plus amplifier la douleur, mais à la contextualiser. Avec un médicament, vous bloquez le signal douloureux. Avec l’hypnose, vous rééduquez votre cerveau à ne plus le produire de manière excessive.
Je me souviens d’un patient, un coureur amateur que j’accompagnais en préparation mentale. Il souffrait de douleurs au genou qui le handicaperaient depuis des mois. Les anti-inflammatoires le soulageaient temporairement, mais la douleur revenait dès l’arrêt. En séance d’hypnose, nous avons travaillé sur la perception de cette douleur. Après quelques séances, son IRM (réalisée dans le cadre d’un suivi médical) a montré une diminution significative de l’activation des zones de la douleur. Il a pu reprendre la course sans médicament. Ce n’est pas un miracle : c’est une neuroplasticité exploitée.
Ce que l’IRM révèle, c’est que l’hypnose ne se contente pas de « faire croire » à votre cerveau que tout va bien. Elle crée de nouvelles connexions synaptiques. Les régions associées à la peur, à l’anxiété ou à la douleur deviennent moins réactives. Les régions associées au calme, à la sécurité et à la résilience deviennent plus actives. C’est une reprogrammation durable, pas un pansement.
« L’hypnose n’est pas un état de sommeil ou de passivité. C’est un état de conscience modifié où le cerveau devient exceptionnellement réceptif aux suggestions bénéfiques. L’IRM le confirme : c’est un outil de transformation neuronale, pas une simple relaxation. »
Les médicaments psychotropes (antidépresseurs, anxiolytiques, somnifères) ont une place légitime. Dans une crise aiguë, ils peuvent sauver une vie. Mais les considérer comme une solution à long terme, c’est comme mettre un sparadrap sur une plaie qui nécessite des points de suture. Ils traitent le symptôme, pas la cause.
Prenons l’anxiété. Un anxiolytique comme le Xanax agit en augmentant l’effet du GABA, un neurotransmetteur inhibiteur. Résultat : vous vous sentez calmé pendant quelques heures. Mais dès que l’effet s’estompe, votre cerveau, qui s’est adapté, peut produire encore plus d’anxiété en réaction. C’est le phénomène de tolérance et de sevrage. Vous n’avez pas appris à gérer l’anxiété ; vous l’avez simplement masquée.
Avec l’hypnose, vous identifiez les déclencheurs. Pourquoi votre cerveau active-t-il cette alarme ? Quelles croyances sous-jacentes (souvent inconscientes) entretiennent ce cycle ? En modifiant ces schémas, vous réduisez l’anxiété à la source. Une patiente, que j’appellerai Sophie, venait pour des crises de panique. Elle prenait du Lexomil depuis deux ans. En hypnose, nous avons découvert que ses crises étaient liées à une peur de perdre le contrôle, elle-même ancrée dans un événement d’enfance. En travaillant sur cette mémoire, les crises ont cessé. Elle a pu arrêter son traitement progressivement, sous supervision médicale.
Un autre angle : les effets secondaires. Les médicaments perturbent le sommeil, la libido, le poids, la digestion. L’hypnose n’a aucun effet secondaire, si ce n’est une fatigue parfois légère après une séance profonde. Elle ne crée pas de dépendance chimique. Vous ne devenez pas « accro » à l’hypnose. Vous apprenez une compétence : celle de vous auto-réguler.
Les médicaments sont des outils, pas des solutions. Ils sont utiles pour stabiliser une situation, mais ils ne réparent pas les schémas dysfonctionnels. C’est comme réparer une voiture en mettant du scotch sur le tableau de bord pour cacher le voyant d’huile. Le problème mécanique reste. L’hypnose, elle, va sous le capot.
Votre système nerveux autonome est composé de deux branches : le sympathique (l’accélérateur, la réponse au stress) et le parasympathique (le frein, la relaxation). Dans le stress chronique, l’anxiété ou la dépression, le sympathique reste bloqué en position « on ». Les médicaments agissent souvent en forçant le parasympathique à s’activer, mais sans résoudre le déséquilibre sous-jacent.
L’hypnose, en revanche, vous apprend à moduler volontairement ce système. Grâce à des techniques de visualisation et de suggestion, vous induisez un état de relaxation profonde qui active le nerf vague, le principal nerf du parasympathique. Des études en IRM montrent que cela réduit l’activité de l’amygdale (le centre de la peur) et augmente l’activité du cortex préfrontal ventromédian (la zone de la régulation émotionnelle).
Je travaille beaucoup avec des sportifs de haut niveau, notamment des footballeurs. Leur système nerveux est constamment sollicité par la compétition. L’un d’eux, un milieu de terrain, souffrait d’une baisse de performance due au stress. Les médicaments n’étaient pas une option pour lui (risque de somnolence, contre-indications). En hypnose, nous avons créé un « ancrage » : une image mentale associée à un état de calme et de confiance. En match, il utilisait cet ancrage pour réguler son stress en temps réel. Son IRM de contrôle a montré une meilleure connectivité entre le cortex préfrontal et l’amygdale. Il était devenu capable de « calmer » son cerveau sans substance.
Ce processus s’appelle la neuroplasticité : votre cerveau change physiquement en fonction de ce que vous vivez. L’hypnose accélère ce changement en créant un état de réceptivité maximale. Vous n’êtes pas passif : vous êtes acteur de votre transformation. Les médicaments, eux, ne sollicitent pas cette plasticité. Ils imposent un changement chimique, mais n’apprennent rien à votre cerveau.
« L’hypnose ne vous donne pas un poisson : elle vous apprend à pêcher. Votre système nerveux devient un allié, pas un ennemi. »
La durabilité, c’est la question clé. Un traitement médicamenteux, pour être efficace, doit être pris régulièrement. Dès que vous l’arrêtez, le symptôme revient souvent, parfois amplifié. C’est ce qu’on appelle l’effet rebond. Avec l’hypnose, vous intégrez des changements qui persistent.
Comment cela fonctionne-t-il ? Lors d’une séance d’hypnose, vous entrez dans un état de conscience modifié où votre critique conscient est mis de côté. Votre cerveau devient plus perméable aux suggestions. Si je vous suggère que vous pouvez aborder une situation stressante avec calme et confiance, cette suggestion s’ancre dans votre réseau neuronal. Après la séance, votre cerveau tend à reproduire ce nouveau schéma.
Les IRM le confirment : les changements observés sous hypnose persistent dans le temps. Une étude de l’université de Liège a montré que les patients souffrant de douleur chronique, après un protocole d’hypnose, présentaient une réduction de l’activité des zones de la douleur jusqu’à six mois après la dernière séance. Avec des médicaments, l’effet cesse dès l’arrêt.
Prenons un exemple courant dans mon cabinet : l’insomnie. Une personne qui prend des somnifères s’endort plus vite, mais son sommeil est moins réparateur (moins de sommeil profond). De plus, elle développe une dépendance. Avec l’hypnose, nous travaillons sur les croyances autour du sommeil (« je ne vais pas y arriver », « si je ne dors pas, demain sera horrible »). Nous installons des rituels d’endormissement et des visualisations de sécurité. Après quelques séances, la personne retrouve un sommeil naturel. Elle n’a plus besoin de substance.
Un autre point : l’hypnose vous donne des outils pour l’avenir. Vous apprenez à vous auto-hypnotiser. Si un stress survient, vous savez quoi faire. Les médicaments vous rendent dépendant d’une prescription. L’hypnose vous rend autonome.
Je veux être honnête avec vous : l’hypnose n’est pas une baguette magique. Elle a des limites, et il est important de les connaître pour éviter des attentes irréalistes.
D’abord, l’hypnose ne convient pas à tout le monde. Certaines personnes ont du mal à entrer dans un état hypnotique, notamment celles avec des troubles psychotiques non stabilisés ou des troubles dissociatifs sévères. Dans ces cas, une approche médicamenteuse peut être prioritaire. L’hypnose est un outil, pas une religion.
Ensuite, l’hypnose ne remplace pas un traitement médical nécessaire. Si vous avez une pathologie organique (diabète, cancer, infection), l’hypnose peut être un complément, pas un substitut. Je travaille toujours en collaboration avec les médecins traitants. Si vous prenez des médicaments, n’arrêtez jamais brutalement sans avis médical. L’hypnose peut vous aider à réduire les doses, mais cela doit être supervisé.
Enfin, l’hypnose demande un engagement. Ce n’est pas une pilule que vous avalez passivement. Vous devez être actif, ouvert au processus. Certaines personnes veulent des résultats immédiats sans investissement. Cela fonctionne rarement. Mais pour celles qui sont prêtes à explorer, les bénéfices sont souvent profonds.
Les risques sont minimes : une fatigue passagère, des émotions qui remontent (c’est normal, c’est le signe que le travail se fait), ou parfois une hypersensibilité temporaire. Rien de comparable aux effets secondaires des médicaments.
« L’hypnose n’est pas une solution miracle. C’est une solution miraculeuse quand elle est utilisée avec discernement et engagement. »
Vous vous demandez peut-être : « Est-ce que ça marcherait pour moi ? » Voici quelques signes qui indiquent que l’hypnose pourrait être une bonne piste.
Vous avez essayé plusieurs traitements médicamenteux sans résultat durable. Vous ressentez une lassitude des effets secondaires. Vous cherchez une approche qui vous donne des outils concrets, pas juste une ordonnance. Vous êtes curieux de comprendre pourquoi vous fonctionnez comme vous fonctionnez.
L’hypnose est particulièrement efficace pour l’anxiété, les phobies, les troubles du sommeil, la douleur chronique, les troubles alimentaires (en complément), la préparation mentale (sport, examens), et la gestion du stress. Elle aide aussi à arrêter le tabac ou à gérer des traumas légers à modérés.
Mais attention : elle n’est pas indiquée pour les troubles psychotiques actifs, les dépressions sévères avec risque suicidaire (sans suivi médical), ou les addictions sévères en phase aiguë. Dans ces cas, une prise en charge pluridisciplinaire est indispensable.
Un bon moyen de tester : venez pour une première séance. Je ne vous promets pas de résultats immédiats, mais vous saurez très vite si cette approche résonne avec vous. La plupart des personnes ressentent un profond apaisement dès la première séance, même si les changements durables prennent plusieurs séances.
Vous n’avez pas besoin d’attendre un rendez-vous pour commencer à explorer. Voici trois choses que vous pouvez faire dès aujourd’hui.
Observez votre respiration pendant 5 minutes. Asseyez-vous, fermez les yeux, et portez votre attention sur l’air qui entre et sort de vos narines. Sans chercher à modifier quoi que ce soit. Cela calme le système nerveux et vous prépare à l’hypnose. Faites-le chaque jour.
Notez vos pensées automatiques. Prenez un carnet. Notez les phrases qui vous traversent l’esprit quand vous êtes stressé. Par exemple : « Je n’y arriverai pas », « Tout va mal ». Ces croyances sont ce que l’hypnose va travailler. Les identifier, c’est déjà commencer à les désamorcer.
Écoutez une séance d’hypnose guidée. Il en existe de nombreuses en ligne (gratuites). Choisissez-en une courte, sur la relaxation ou le sommeil. Installez-vous dans un endroit calme, mettez un casque, et laissez-vous guider. Ne cherchez pas à « réussir » : laissez faire. Vous verrez si cet état vous est accessible.
Si après cela vous sentez une curiosité, un appel vers quelque chose de plus profond, je vous invite à prendre contact avec moi. Nous pouvons échanger par téléphone ou par mail. Je vous expliquerai comment je travaille, sans pression. Je suis installé à Saintes depuis 2014, et j’accompagne des adultes comme vous, qui en ont assez de tourner en rond.
L’hypnose n’est pas une fuite. C’est une rencontre avec vous-même. Et parfois, cette rencontre est tout ce dont vous avez besoin pour commencer à changer.
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
Prendre contactDes affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Reconnaître les indices d'un passé qui refait surface.
Des outils concrets pour des échanges plus sereins.
Parlons-en — premier échange, sans engagement.