3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Le secret d'une approche douce qui respecte votre rythme intérieur.
Vous êtes assis dans mon cabinet, et vous me dites : « Je ne suis pas sûr que l’hypnose marche pour moi. J’ai essayé une fois, on m’a dit de fermer les yeux, de compter à l’envers, et j’ai rien ressenti. » Je vous comprends. Beaucoup de personnes viennent avec cette image-là : celle d’un hypnotiseur autoritaire, style spectacle, qui claque des doigts et vous endort comme par magie. Mais ce n’est pas ça, l’hypnose que je pratique. Celle que j’utilise depuis des années à Saintes, avec des adultes qui traversent des moments difficiles. Celle qui porte le nom de Milton Erickson, un homme qui a révolutionné notre rapport à l’inconscient. Et franchement, votre inconscient, il l’adore. Pas parce qu’elle le force, mais parce qu’elle lui offre un espace de liberté qu’il n’a jamais eu. Alors, pourquoi Erickson a-t-il remplacé Mesmer, ce pionnier du magnétisme animal ? Et pourquoi cette approche douce est-elle si efficace pour vous, aujourd’hui ? On va voir ça ensemble, pas à pas, comme si on discutait autour d’un café.
Commençons par le début. Franz Anton Mesmer, au 18e siècle, a popularisé l’idée qu’un fluide magnétique circulait dans le corps, et que le thérapeute pouvait le manipuler pour guérir. Ses séances étaient spectaculaires : il portait une cape, utilisait des baguettes de fer, et les patients tombaient parfois en transe profonde, voire en crise. C’était impressionnant, mais c’était aussi très directif. Mesmer imposait sa volonté, son rythme, sa méthode. Vous étiez passif. On vous « endormait » pour vous « réveiller » guéri. Problème : ça ne respectait pas votre singularité. Et ça a créé une réputation durable – celle d’une hypnose autoritaire, où vous perdez le contrôle.
Milton Erickson, lui, a tout changé. Né au début du 20e siècle, il a connu des handicaps physiques importants (il a survécu à une polio sévère) qui l’ont obligé à observer finement les gens, à écouter leurs ressources naturelles. Il a compris que l’inconscient n’est pas un robot à programmer, mais un allié créatif, qui a déjà des solutions en lui. Son approche ? Indirecte, permissive, métaphorique. Au lieu de dire « Vous allez vous détendre », il raconte une histoire, utilise des suggestions ouvertes, ou laisse votre esprit vagabonder. Votre inconscient n’est pas commandé ; il est invité. Il choisit son chemin, son rythme. Erickson disait : « L’hypnose n’est pas quelque chose que je fais à quelqu’un, c’est quelque chose que je l’aide à faire avec lui-même. »
Pour vous, concrètement, ça change tout. Vous n’êtes pas un cobaye qu’on endort. Vous êtes un partenaire actif. Votre inconscient – cette partie de vous qui gère votre respiration, vos habitudes, vos émotions – est respecté. Il n’a pas à se défendre contre un ordre venu de l’extérieur. Il peut s’ouvrir, parce qu’il se sent en sécurité. C’est pour ça que l’hypnose ericksonienne est souvent décrite comme « douce » : elle ne force pas, elle accompagne. Et c’est exactement ce dont vous avez besoin si vous êtes fatigué de lutter contre vous-même.
Vous pensez que l’hypnose est un état étrange, réservé à un cabinet ? Détrompez-vous. Votre inconscient entre en état hypnotique plusieurs fois par jour. Quand vous êtes absorbé par un film, que vous conduitez sur une route familière et que vous ne vous souvenez plus des derniers kilomètres, ou quand vous rêvassez sous la douche. À ce moment-là, votre attention se focalise, votre conscience critique s’apaise, et votre esprit devient plus réceptif aux suggestions internes. C’est exactement ça, un état de transe naturelle.
Erickson a compris que cet état est notre fonctionnement normal. Il ne s’agit pas de « dormir », mais d’entrer dans un mode où l’inconscient peut travailler sans être parasité par le mental rationnel. Et devinez quoi ? Votre inconscient fait ça tout seul, en permanence. Il trie vos souvenirs, gère vos émotions, répète des schémas appris. Le problème, c’est qu’il peut aussi reproduire des blocages : une peur de l’échec, une anxiété sociale, une addiction. Ces schémas sont comme des programmes automatiques, installés dans l’enfance ou après un choc. Et votre mental conscient, lui, a beau essayer de les changer avec des efforts de volonté (« Je dois arrêter de stresser », « Je vais me détendre »), il se heurte à un mur. Pourquoi ? Parce que l’inconscient ne comprend pas le langage de l’ordre ; il comprend le langage de l’expérience, de l’image, de la métaphore.
En hypnose ericksonienne, on ne lutte pas contre ces programmes. On les utilise. On parle à l’inconscient dans sa langue. Par exemple, si vous venez pour une phobie des examens, je ne vais pas vous dire « calmez-vous ». Je vais vous raconter l’histoire d’un jardinier qui apprend à arroser ses plantes au bon moment, ou vous inviter à imaginer que votre stress est une rivière qui peut changer de cours. Votre inconscient capte le sens caché et commence à réorganiser ses connexions, sans que vous ayez à forcer. C’est subtil, mais puissant. Et vous n’avez même pas besoin de « croire » à l’hypnose pour que ça marche. Il suffit que vous acceptiez de laisser votre esprit vagabonder un peu.
« L’hypnose n’est pas une perte de contrôle, c’est un apprentissage à se laisser guider par ses propres ressources intérieures. » – Milton Erickson
Revenons à Mesmer un instant. Sa méthode était basée sur des suggestions directes et autoritaires : « Vous allez tomber dans un profond sommeil », « Vous ne ressentirez plus aucune douleur ». Pour certaines personnes, ça marche. Mais pour beaucoup d’autres, surtout celles qui sont sur la défensive, analytiques, ou qui ont vécu des traumatismes, ça peut être contre-productif. Pourquoi ? Parce que votre mental conscient se braque. Il dit : « Attends, on me dit quoi faire ? Je ne suis pas d’accord. » C’est ce qu’on appelle la résistance. Et plus on force, plus la résistance augmente.
Erickson a eu une intuition géniale : au lieu de lutter contre la résistance, il l’a utilisée. Il l’a appelée « l’utilisation ». Par exemple, si vous croisez les bras et que vous dites « Je n’arrive pas à me détendre », au lieu de dire « Détendez-vous », il pourrait dire : « Prenez tout le temps nécessaire pour rester dans cette tension. Vous pouvez même la laisser s’intensifier si vous voulez. » Qu’est-ce qui se passe ? Votre résistance, validée, perd son carburant. Elle n’a plus à se défendre. Et souvent, d’elle-même, la tension se relâche. C’est un paradoxe thérapeutique.
Cette approche est cruciale pour vous, surtout si vous avez un esprit critique développé. Vous n’êtes pas quelqu’un qui se laisse facilement influencer ? Tant mieux. Erickson a conçu ses techniques pour les sceptiques, les hyper-rationnels, les contrôleurs. Il utilisait des suggestions indirectes, des métaphores, des questions ouvertes. Par exemple, au lieu de dire « Vous allez vous sentir calme », il pourrait dire : « Je me demande comment votre corps va choisir de se détendre, peut-être par les épaules, ou par la respiration, ou d’une façon que vous seul connaissez. » Votre inconscient reçoit une invitation, pas un ordre. Il peut répondre à son rythme, sans se sentir piégé.
Et c’est là que la magie opère. Vous n’avez pas à vous battre contre vous-même. Vous n’avez pas à « essayer » de vous détendre. Vous êtes simplement accompagné vers un état où votre inconscient peut faire son travail de réorganisation, en toute sécurité. C’est pour ça que l’hypnose ericksonienne est particulièrement efficace pour les angoisses, les phobies, les addictions, ou les traumatismes : elle respecte vos défenses tout en les invitant à se poser.
Si vous voulez comprendre pourquoi cette hypnose est si douce, regardez ses trois piliers. Le premier, c’est l’observation fine. Erickson était un maître dans l’art de lire les micro-signaux : un clignement d’yeux, une modification du rythme respiratoire, une tension dans la mâchoire. Il ajustait ses suggestions en temps réel, comme un danseur suit son partenaire. Dans mon cabinet, je fais pareil. Je ne viens pas avec un script. J’observe comment vous bougez, comment vous respirez, comment vous parlez de votre problème. Et je construis la séance autour de vous, pas autour d’une technique.
Le deuxième pilier, c’est la métaphore. Votre inconscient adore les histoires. Une métaphore bien choisie peut contourner les résistances conscientes et atteindre directement les zones où se trouvent les blocages. Par exemple, un patient qui souffre d’anxiété sociale pourrait entendre l’histoire d’un arbre qui apprend à plier sous le vent sans se casser. Il n’y a pas d’ordre, pas d’analyse. Juste une image qui fait son chemin. Des études en neurosciences montrent d’ailleurs que le cerveau traite les métaphores de la même manière que des expériences réelles. En écoutant une histoire, votre inconscient active les mêmes réseaux neuronaux que si vous viviez la situation. C’est puissant.
Le troisième pilier, c’est la permissivité. Erickson ne disait jamais « vous devez ». Il disait « vous pouvez », « peut-être que », « je me demande si ». Cette flexibilité laisse une porte ouverte à votre inconscient pour choisir la meilleure réponse. Par exemple, si vous êtes stressé, je ne dirai pas « détendez-vous maintenant ». Je dirai : « Peut-être que vous pouvez laisser une partie de votre corps se relâcher, ou peut-être pas encore. C’est vous qui savez. » Cette liberté réduit l’anxiété de performance. Vous n’avez pas à « réussir » l’hypnose. Vous avez juste à être présent. Et c’est dans cet espace de non-effort que les changements surviennent souvent.
« En hypnose, le thérapeute ne fait que créer un cadre ; le client est le véritable artisan de son changement. »
Soyons honnêtes : l’hypnose n’est pas une baguette magique. Elle ne va pas effacer vos problèmes en une séance, ni vous transformer en quelqu’un d’autre. Mais elle peut faire quelque chose de très concret : elle permet à votre inconscient de réorganiser ses schémas, de dénouer des nœuds émotionnels, et d’activer vos ressources naturelles. Concrètement, ça donne quoi ?
Prenons un exemple. Je reçois un homme d’une quarantaine d’années, cadre stressé, qui souffre d’insomnie depuis des mois. Il a tout essayé : médicaments, méditation, arrêt des écrans le soir. Rien n’y fait. Son mental conscient est en surchauffe : il veut dormir, mais plus il essaie, plus il s’énerve. En séance, je ne lui dis pas « détendez-vous ». Je l’invite à imaginer une pièce dans sa maison où il range ses pensées une par une, comme des livres sur une étagère. Je lui suggère que son corps peut se souvenir du sommeil profond qu’il avait enfant, sans effort. Après quelques séances, il me dit : « Je ne sais pas comment, mais je me suis endormi sans y penser. » Ce n’est pas moi qui ai agi. C’est lui qui a retrouvé un accès à ce que son inconscient savait déjà faire : dormir.
L’hypnose ericksonienne ne fait pas non plus de « reprogrammation » brutale. Elle n’efface pas les souvenirs douloureux. Mais elle peut changer le rapport que vous entretenez avec eux. Par exemple, une personne victime de harcèlement peut apprendre à dissocier l’émotion de peur du souvenir, à le voir comme une image sur un écran plutôt qu’une réalité envahissante. L’inconscient trouve ses propres solutions, souvent surprenantes. Et vous gardez le contrôle : vous pouvez sortir de l’état hypnotique à tout moment, et aucune suggestion contraire à vos valeurs ne peut s’installer.
Ce qu’elle ne fait pas non plus : elle ne vous rendra pas dépendant du thérapeute. Au contraire, elle vise à vous rendre autonome. Vous repartez avec des outils : des auto-suggestions, des ancrages, des métaphores personnelles. Vous apprenez à entrer vous-même dans cet état de ressourcement. L’objectif, c’est que vous n’ayez plus besoin de moi. Et c’est ce qui rend cette approche si respectueuse.
Vous vous demandez peut-être à quoi ressemble une séance concrète. Rassurez-vous : il n’y a ni pendule, ni comptage à rebours, ni « vous dormez profondément ». La première séance commence toujours par un échange. Je vous écoute, je comprends votre problème, vos objectifs, mais aussi votre histoire et vos ressources. Ensuite, je vous explique comment fonctionne l’hypnose ericksonienne, en répondant à vos questions. Puis je vous invite à vous installer confortablement, souvent assis, les yeux ouverts ou fermés – comme vous préférez.
Je vais utiliser ma voix, un rythme calme, des suggestions indirectes. Je vais peut-être vous raconter une histoire ou vous guider dans une visualisation. Vous pouvez avoir l’impression de « ne rien faire », ou au contraire d’être très présent à vos sensations. Certaines personnes ressentent une lourdeur, d’autres une légèreté, d’autres encore rien de spécial. Et c’est parfait. L’état hypnotique n’est pas un sommeil ; c’est un état de conscience modifié, où votre attention est à la fois focalisée et ouverte. Vous pouvez entendre les bruits extérieurs, vous pouvez bouger, parler si vous voulez. Vous n’êtes pas « sous contrôle ». Vous êtes simplement dans un espace où votre inconscient peut travailler.
La séance dure entre 45 minutes et une heure. En sortant, vous pouvez vous sentir détendu, ou au contraire plus énergique. Parfois, des émotions remontent dans les heures ou jours suivants : c’est normal, c’est le processus d’intégration. Je vous donne toujours des pistes pour prolonger le travail chez vous : une phrase à répéter, une image à visualiser, ou simplement l’idée de laisser faire sans forcer.
Et si vous avez peur de « perdre le contrôle » ? C’est la crainte la plus fréquente. Je vous dirai ceci : l’hypnose ericksonienne renforce votre contrôle, elle ne l’enlève pas. Vous êtes toujours aux commandes. Vous pouvez ouvrir les yeux à tout moment. Vous pouvez dire non à une suggestion. Votre inconscient, lui, ne fera jamais rien qui aille contre vos valeurs profondes. Il est votre allié, pas votre ennemi. Et c’est pour ça que cette approche est si sécurisante.
Vous l’avez compris : l’hypnose d’Erickson n’a rien à voir avec celle de Mesmer. Elle ne force pas, elle invite. Elle ne commande pas, elle propose. Et votre inconscient, ce grand sage intérieur, adore cette liberté. Il peut enfin déposer ses fardeaux, explorer ses ressources, et créer des solutions sur mesure, à son rythme.
Alors, si vous êtes à Saintes ou dans les environs, et que vous traversez une période difficile – anxiété, stress, phobie, addiction, manque de confiance –, peut-être que cette approche douce est faite pour vous. Vous n’avez pas à tout comprendre, ni à « croire » en quoi que ce soit. Il suffit d’être curieux, et de vous
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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