3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Boostez votre confiance et vos performances avec cette combinaison unique.
Tu viens de finir ta séance d’entraînement. Tu es vidé, mais pas satisfait. Pourtant, tu as couru plus vite que la semaine dernière. Le chrono est bon. Mais dans ta tête, ça ne colle pas : tu as douté au troisième kilomètre, tu as ralenti sans raison, et cette voix intérieure qui te répète que tu n’es pas assez fort, elle était là, bien installée. Tu te demandes si tu n’aurais pas pu faire mieux, si cette fatigue mentale n’a pas gâché ta performance.
Je vois ce scénario tous les jours dans mon cabinet à Saintes. Des adultes, sportifs ou non, qui viennent avec ce même sentiment : « Je bosse dur, mais quelque chose coince dans ma tête. » Alors on essaie de raisonner, de se motiver, de se répéter des phrases positives. Mais ça ne tient pas. Parce que le problème n’est pas dans la volonté. Il est dans un coin plus profond, là où les vieilles croyances et les peurs se sont installées sans qu’on les invite.
C’est là que l’hypnose ericksonienne et la préparation mentale entrent en jeu. Pas comme deux techniques séparées, mais comme un duo complice. L’une travaille en sous-marin, l’autre construit des réflexes conscients. Ensemble, elles te donnent accès à une confiance durable et à des performances qui ne dépendent plus de ton humeur du jour.
Je ne vais pas te vendre une formule magique. Mais je vais te montrer pourquoi ce mariage fonctionne, comment il s’applique à des situations concrètes, et ce que tu peux mettre en place dès maintenant pour arrêter de te battre contre toi-même.
Tu as déjà essayé de te raisonner, non ? « Allez, arrête de stresser, c’est juste un match », « Tu sais que tu as bossé, alors confiance », « Ne pense pas à l’échec, pense à la réussite. » Et ça a marché… deux minutes. Puis le stress est revenu, plus fort.
Ce n’est pas un défaut de caractère. C’est un mécanisme. Ton cerveau est conçu pour te protéger. Quand une situation lui rappelle un échec passé, une humiliation ou une peur ancienne, il active une alarme. Et cette alarme, elle ne s’éteint pas avec des phrases positives. Elle a besoin d’être désamorcée autrement.
Je reçois souvent des coureurs qui disent : « Je sais que je peux tenir le rythme, mais à mi-parcours, mon corps se bloque. » Ou des footballeurs : « Je rate des penalties à l’entraînement, je les réussis en match, mais dès qu’il y a du public, je tremble. » Ce n’est pas un problème de technique. C’est un problème de programmation.
La volonté, c’est le moteur. Mais si le logiciel de bord est bogué, tu peux appuyer sur l’accélérateur autant que tu veux, tu n’iras pas droit. L’hypnose ericksonienne intervient justement sur ce logiciel. Elle va chercher le bug, le reconnaître, et le réécrire en douceur. Pas en forçant, mais en créant un nouveau chemin.
Un exemple anonymisé : un joueur de foot que j’accompagnais avait peur de prendre la balle dans une situation de un-contre-un. Il s’entraînait dur, mais en match, il passait toujours. En hypnose, on a découvert que cette peur était liée à un souvenir d’enfance où il s’était fait humilier devant ses copains. On n’a pas effacé le souvenir. On a simplement changé la façon dont son cerveau y réagissait. Aujourd’hui, il prend ses duels. Pas parce qu’il a plus de volonté. Parce que l’alarme ne sonne plus.
La volonté est utile pour l’effort conscient. Mais pour les automatismes mentaux, il faut une autre clé.
L’hypnose ericksonienne, ce n’est pas un spectacle avec un pendule. C’est un état d’attention focalisée où ton inconscient devient plus réceptif aux changements. Pendant une séance, tu es pleinement conscient, mais tu laisses de côté le mental analytique, celui qui juge, critique et doute. Tu accèdes à une partie de toi plus créative, plus intuitive.
Pourquoi est-ce utile en préparation mentale ? Parce que les croyances limitantes – « je ne suis pas à la hauteur », « je vais décevoir », « je n’y arriverai pas » – ne sont pas stockées dans la partie logique de ton cerveau. Elles sont ancrées dans des circuits émotionnels et corporels. L’hypnose permet de les atteindre là où elles sont.
Je travaille souvent avec des sportifs qui ont une bonne technique mais une confiance fragile. En hypnose, on peut installer une ressource : un souvenir de réussite, une sensation de puissance, un état de calme. On associe cet état à un déclencheur – un mot, un geste, une respiration. Ensuite, quand tu es en situation de stress, tu actionnes ce déclencheur et ton cerveau se reconnecte à la ressource. Ce n’est pas de l’autosuggestion. C’est un conditionnement positif.
Prenons un cas concret : un coureur de fond que j’ai suivi avait tendance à se décourager au 15e kilomètre. Physiquement, il tenait. Mentalement, il lâchait. En hypnose, on a travaillé sur la visualisation de ce moment précis. On a imagé un point de passage, on y a associé une sensation de légèreté. Lors de sa course suivante, au 15e kilomètre, il a pensé à ce point et la sensation est revenue. Il a fini avec un record personnel.
L’hypnose ne fait pas tout. Elle ne remplace pas l’entraînement. Mais elle crée un socle. Un sol stable sur lequel la préparation mentale peut construire.
L’hypnose ne te donne pas des pouvoirs magiques. Elle t’aide à enlever les cailloux dans tes chaussures pour que tu marches enfin droit.
La préparation mentale, c’est l’entraînement du mental. Comme tu fais des exercices pour tes muscles, tu fais des exercices pour ta tête. Et contrairement à ce qu’on croit, ça s’apprend. Ce n’est pas un don.
Dans mon travail avec des footballeurs et des coureurs, j’utilise plusieurs outils. Les plus courants sont la visualisation, la gestion des pensées parasites et la routine de performance.
La visualisation, ce n’est pas juste « imaginer que ça marche ». C’est un exercice sensoriel. Tu fermes les yeux, tu te mets dans la situation, tu ressens les sensations, tu entends les bruits, tu vois les détails. Ton cerveau ne fait pas la différence entre une action vécue et une action imaginée intensément. Donc en visualisant une course réussie ou un tir parfait, tu crées des connexions neuronales qui t’aideront en situation réelle.
Je conseille à mes sportifs de visualiser non seulement la réussite, mais aussi les difficultés. Imagine-toi à un moment dur de la course, quand tu as mal, et vois-toi gérer, respirer, continuer. Ça prépare ton cerveau à l’adversité.
La gestion des pensées parasites, c’est un autre pilier. On ne peut pas empêcher les pensées négatives d’arriver. Mais on peut apprendre à ne pas s’y accrocher. Une technique simple : quand une pensée du type « je vais craquer » surgit, tu la remarques, tu la nommes (« ah, voilà la pensée du craquage ») et tu la laisses passer comme un nuage. Tu ne la combats pas, tu la laisses filer. Ça semble simple, mais ça demande de l’entraînement.
La routine de performance, enfin, est un ensemble de gestes et de paroles que tu fais avant un effort important. Elle te permet de rentrer dans un état mental optimal. Par exemple, un footballeur que j’accompagne fait trois respirations profondes, touche ses crampons, et se dit une phrase clé. Ça lui prend trente secondes. Mais ça lui évite de partir dans le stress.
Toutes ces stratégies sont utiles, mais elles ont une limite : si ton inconscient est en conflit avec ce que tu essaies de faire consciemment, elles ne marchent pas ou peu. C’est là que l’hypnose vient renforcer la préparation mentale.
Tu peux faire de la préparation mentale sans hypnose. Beaucoup de sportifs le font et obtiennent des résultats. Mais souvent, ils butent sur un mur. Ils savent ce qu’il faut faire, mais ils n’arrivent pas à le mettre en œuvre. Parce que quelque chose bloque en eux.
Inversement, tu peux faire de l’hypnose seule. Ça peut t’aider à débloquer des peurs, à retrouver de la confiance. Mais si tu n’as pas de stratégies concrètes pour ton quotidien, tu risques de retomber dans tes vieux schémas dès que le contexte change.
Le duo fonctionne parce qu’il agit sur deux niveaux : le profond et le pratique.
L’hypnose va travailler sur la cause. Elle va désactiver les croyances limitantes, apaiser les peurs anciennes, installer des ressources solides. C’est un travail de fond, comme refaire les fondations d’une maison.
La préparation mentale, elle, va te donner des outils pour chaque jour. Des exercices que tu peux faire seul, avant une compétition ou un rendez-vous important. C’est l’aménagement intérieur de la maison : les pièces, les meubles, la décoration.
Si tu ne fais que l’hypnose, tu as de belles fondations mais rien dedans. Si tu ne fais que la préparation mentale, tu as des meubles sur un sol qui bouge.
Un exemple : une coureuse que j’accompagnais avait une peur panique des départs en groupe. En préparation mentale, on a travaillé la visualisation et la respiration. Ça l’aidait un peu, mais le stress revenait. En hypnose, on a découvert que cette peur était liée à une bousculade qu’elle avait vécue enfant. On a désamorcé ça. Ensuite, les outils de préparation mentale ont fonctionné pleinement. Elle a couru son premier semi-marathon sans angoisse.
Ce n’est pas une question de mieux ou moins bien. C’est une question de complémentarité. L’un prépare le terrain, l’autre plante les graines et les arrose.
Tu te demandes peut-être si ce duo est fait pour toi. Voici quelques signes qui indiquent que tu pourrais en bénéficier.
Tu t’entraînes régulièrement, tu as un bon niveau, mais tu sens que tu plafonnes. Tu as l’impression que le mental te freine plus que le physique. Peut-être que tu doutes avant les compétitions, que tu te déconcentres facilement, ou que tu as du mal à gérer la pression.
Tu es dans une période de transition : reprise après une blessure, changement de catégorie, retour à la compétition après une pause. Ces moments fragilisent la confiance.
Tu as des objectifs précis mais tu n’arrives pas à les atteindre, non pas par manque de travail, mais parce que quelque chose coince dans ta tête. Tu te sens parfois bloqué, comme si tu tournais en rond.
Tu es aussi concerné si tu n’es pas sportif. La préparation mentale et l’hypnose s’appliquent à toutes les situations de performance : un examen, une présentation professionnelle, un entretien, un concert. Les mécanismes sont les mêmes. Le mental ne fait pas de distinction entre une course et une réunion importante.
Je reçois régulièrement des personnes qui ne sont pas des athlètes de haut niveau. Des gens qui veulent simplement arrêter de stresser dans leur vie quotidienne, retrouver de l’assurance, mieux gérer leurs émotions. Le duo fonctionne aussi pour eux.
Si tu te reconnais dans ces descriptions, le bon moment pour consulter, c’est maintenant. Pas quand tu es en pleine crise, mais quand tu sens que tu as besoin d’un coup de main pour franchir un palier.
Je ne vais pas te dire que l’hypnose et la préparation mentale résolvent tout. Ce serait mentir.
D’abord, ça demande un engagement. Une séance d’hypnose ne va pas tout changer en une heure. Il faut plusieurs séances, et surtout, il faut que tu pratiques les exercices de préparation mentale chez toi. Je ne peux pas le faire à ta place.
Ensuite, ça ne remplace pas un suivi médical ou psychologique. Si tu traverses une dépression, un burn-out, ou des troubles anxieux sévères, l’hypnose et la préparation mentale peuvent être des compléments, mais pas des traitements principaux. Dans ces cas-là, je t’oriente vers un professionnel de santé.
Aussi, ça ne fonctionne pas si tu n’es pas prêt à changer. Parfois, on est attaché à ses croyances limitantes, même si elles nous font souffrir. Elles sont connues, rassurantes. Le changement fait peur. Si tu viens en te disant « je veux changer mais je ne veux rien lâcher », ça risque d’être difficile. L’hypnose ne force pas. Elle propose. C’est à toi d’accepter.
Enfin, les résultats varient selon les personnes. Certains ressentent des changements rapides, d’autres ont besoin de plus de temps. Ce n’est pas une compétition. C’est un chemin.
Malgré ces limites, le duo reste l’un des outils les plus puissants que je connaisse pour la confiance et la performance. Parce qu’il respecte ton rythme et ta singularité.
Tu n’as pas besoin d’attendre une séance pour agir. Voici deux choses que tu peux mettre en place aujourd’hui.
D’abord, prends cinq minutes pour observer ton dialogue intérieur. Quand tu stresses, quand tu doutes, qu’est-ce que tu te dis exactement ? Note-le sur un carnet. Ne juge pas, ne cherche pas à changer. Observe. C’est le premier pas : prendre conscience de tes pensées automatiques.
Ensuite, choisis un geste simple que tu feras avant chaque situation qui te stresse. Par exemple, inspire profondément, expire lentement, et pose ta main sur ton cœur. Fais-le dix fois de suite, même si ça te semble étrange. Ce geste deviendra un signal pour ton cerveau : « On se calme, on est en sécurité. » Tu peux l’utiliser avant une course, un match, une réunion.
Ces deux exercices ne remplacent pas un accompagnement, mais ils te mettent en mouvement. Et le mouvement, c’est déjà beaucoup.
Si tu sens que tu as besoin d’aller plus loin, si tu veux comprendre pourquoi certaines situations te bloquent et comment en sortir durablement, je suis là. Mon cabinet est à Saintes, mais je travaille aussi à distance pour ceux qui ne peuvent pas se déplacer.
Tu peux me contacter pour un premier échange, sans engagement. On parle de toi, de ton objectif, de ce qui coince. Et on voit si cette combinaison d’hypnose et de préparation mentale peut t’aider.
Parce que tu n’es pas obligé de te battre seul contre ton mental. Parfois, il suffit de tendre la main à quelqu’un qui sait comment défaire les nœuds.
À très vite, j’espère.
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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