3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Une histoire vécue de guérison par l'hypnose ericksonienne.
Je m’appelle Karine, j’ai 42 ans, et je suis commerciale dans une entreprise de transport. Pendant trois ans, je n’ai pas dormi plus de quatre heures par nuit. Je me levais épuisée, la tête dans le brouillard, avec cette sensation tenace que mon cerveau refusait de s’éteindre. J’ai tout essayé : les tisanes, la méditation, les somnifères prescrits par mon médecin, les applications de relaxation, les séances de sophrologie. Rien n’y faisait. Mon sommeil ressemblait à un champ de bataille où je perdais chaque nuit un peu plus de terrain.
Un jour, ma sœur, qui avait consulté un hypnothérapeute pour un deuil compliqué, m’a glissé : « Pourquoi tu n’essaies pas l’hypnose ? » J’ai haussé les épaules. L’hypnose, pour moi, c’était du cinéma, des montres à balancier, des gens qui font le clown sur scène. Pourtant, je n’avais plus rien à perdre. Alors j’ai pris rendez-vous.
Je ne vais pas vous raconter une histoire où tout a été magique du premier coup. Ce serait mentir. Mais ce que j’ai vécu depuis ce premier rendez-vous a changé ma vie. Aujourd’hui, je dors six heures d’affilée, et je me réveille reposée. Le chemin n’a pas été linéaire, mais il a été transformateur. Voici comment l’hypnose ericksonienne m’a permis de retrouver le sommeil — et bien plus que ça.
Avant de comprendre comment j’ai retrouvé le sommeil, il faut que je vous explique comment je l’ai perdu. Pendant des années, j’étais persuadée que mon insomnie était un problème purement physique. Je me disais : « Mon cerveau ne sait plus s’arrêter. C’est une machine qui tourne en boucle. » Alors je le forçais à s’arrêter. Je comptais les moutons, je faisais des exercices de respiration, je me répétais « détends-toi » comme un mantra.
Plus j’essayais de contrôler mon sommeil, plus il me fuyait. C’est le paradoxe classique : le sommeil est un processus involontaire, comme la digestion ou la cicatrisation. Vous ne pouvez pas décider de vous endormir par un acte de volonté. Vous pouvez seulement créer les conditions favorables. Mais moi, je transformais chaque coucher en une performance. Je voulais être la meilleure endormeuse du monde. Résultat : mon système nerveux restait en alerte, prêt à détecter le moindre signe d’échec.
L’hypnose m’a appris une chose fondamentale : le sommeil ne se commande pas, il s’accueille. Mon thérapeute — un homme calme, avec une voix posée — m’a dit lors de notre première séance : « Karine, vous n’avez pas un problème de sommeil. Vous avez un problème d’attention. Vous surveillez votre sommeil comme un gardien surveille une prison. Et tant que vous serez le gardien, vous ne serez pas le prisonnier qui dort. »
Cette phrase m’a frappée. Je passais mes nuits à m’observer : « Est-ce que je dors ? Non. Pourquoi je ne dors pas ? Qu’est-ce que je peux faire de plus ? » Cette vigilance constante maintenait mon cerveau en mode survie. L’hypnose allait m’apprendre à lâcher prise, mais pas de la manière que j’imaginais.
« Le sommeil ne se commande pas, il s’accueille. Tant que vous serez le gardien de votre nuit, vous ne serez pas celui qui dort. »
Quand on pense à l’hypnose, on imagine souvent un état de sommeil profond, une perte de contrôle, un « endormissement » provoqué par un thérapeute. En réalité, l’hypnose ericksonienne, c’est tout le contraire. C’est un état de conscience modifié, très léger, où vous restez pleinement conscient de ce qui se passe. Vous n’êtes pas « endormi », vous êtes en état de réceptivité maximale. Votre esprit critique s’efface un peu, laissant la place à votre imagination et à votre inconscient.
Lors de ma première séance, je me suis installée dans un fauteuil confortable. Le thérapeute m’a demandé de fermer les yeux et de porter mon attention sur ma respiration. Puis il a commencé à parler, d’une voix douce, presque monotone. Il décrivait des images : un chemin qui descend vers une rivière, des feuilles qui flottent sur l’eau, la sensation du soleil sur ma peau. Je n’étais pas « partie », je l’entendais parfaitement. Mais je sentais mon corps s’alourdir, ma respiration ralentir, mes pensées devenir plus floues.
Ce qui m’a surprise, c’est que je n’ai pas ressenti de perte de contrôle. Au contraire, j’avais l’impression de me reconnecter à une partie de moi-même que j’avais négligée. Mon thérapeute m’a expliqué que l’hypnose ericksonienne utilise le langage de façon indirecte. Au lieu de me dire « détendez-vous », il me racontait une histoire où mon corps se détendait tout seul. Au lieu de me dire « arrêtez de contrôler », il me montrait une métaphore où le contrôle devenait inutile.
La séance a duré une heure. À la fin, je me suis sentie légère, comme si on avait retiré un poids de mes épaules. Mais le plus étonnant, c’est que j’ai dormi cette nuit-là. Pas parfaitement, mais mieux. Cinq heures d’affilée, sans réveil. Pour la première fois depuis des mois.
Une séance d’hypnose ne suffit pas toujours à régler un problème installé depuis des années. J’ai eu besoin de six séances, espacées d’une semaine. Chaque séance avait un thème différent, mais toutes suivaient le même principe : entrer en transe, puis travailler sur une problématique spécifique.
Lors de la deuxième séance, mon thérapeute m’a proposé de « revisiter » une nuit blanche particulièrement difficile. Je me suis revue allongée dans mon lit, à 3 heures du matin, le cœur battant, l’esprit en ébullition. Mais cette fois, au lieu de me laisser submerger par l’angoisse, j’ai pu observer la scène de l’extérieur. Sous hypnose, mon thérapeute m’a guidée pour que je puisse « parler » à cette Karine qui ne dormait pas. Je lui ai demandé : « Qu’est-ce que tu ressens ? » Elle m’a répondu : « J’ai peur. Peur de ne pas être assez bien au travail demain. Peur de décevoir. Peur de perdre le contrôle. »
C’est là que j’ai compris que mon insomnie n’était pas un problème de sommeil. C’était un symptôme. Un signal d’alarme que mon corps et mon esprit m’envoyaient pour me dire que je vivais dans un état de stress permanent. Mon travail, mes responsabilités familiales, mon perfectionnisme — tout ça s’accumulait sans que je m’en rende vraiment compte. Le sommeil était devenu le seul endroit où mon corps pouvait enfin exprimer son épuisement, mais ma tête refusait de lâcher prise.
Les séances suivantes ont exploré ces peurs. Mon thérapeute utilisait des métaphores. Par exemple, il m’a raconté l’histoire d’un jardinier qui arrosait ses plantes jour et nuit, sans jamais les laisser se reposer. À force, les racines pourrissaient. Il m’a dit : « Parfois, la meilleure façon d’aider une plante, c’est de ne rien faire. Juste laisser la terre respirer. » J’ai compris que mon cerveau avait besoin de ces moments de « non-action » pour se régénérer.
Petit à petit, j’ai appris à faire confiance à mon corps. À ne pas le forcer. À accepter que certaines nuits soient plus agitées que d’autres, sans que cela devienne une catastrophe.
« L’insomnie n’est pas un problème de sommeil. C’est un signal d’alarme que votre corps vous envoie pour vous dire que vous vivez en état de stress permanent. »
L’hypnose ne se limite pas aux séances. Mon thérapeute m’a donné des exercices à faire chez moi, entre les rendez-vous. Ces outils ont été essentiels pour ancrer les changements dans mon quotidien.
L’auto-hypnose : J’ai appris une technique simple pour me mettre en transe par moi-même, le soir avant de dormir. Je m’allonge dans mon lit, je ferme les yeux, je respire profondément. Puis je visualise un escalier qui descend. Chaque marche me rapproche d’un état de relaxation plus profond. Au bas de l’escalier, il y a une pièce calme, avec une lumière tamisée. Je reste là quelques minutes, sans rien faire, juste en laissant mon corps se reposer. Cette pratique m’a aidée à recréer un rituel d’endormissement, sans pression de performance.
Le journal des pensées : Mon thérapeute m’a conseillé de noter, chaque soir, les pensées qui tournaient en boucle dans ma tête. Pas pour les analyser, juste pour les déposer sur le papier. Cela m’a permis de « vider » mon esprit avant de me coucher. Je me suis rendu compte que 90 % de mes inquiétudes nocturnes étaient des scénarios que je n’avais aucun moyen de contrôler. Les écrire les rendait moins menaçantes.
La respiration 4-7-8 : Un exercice simple : inspirez par le nez pendant 4 secondes, retenez votre souffle pendant 7 secondes, expirez par la bouche pendant 8 secondes. Je le fais trois fois de suite. Cela active le système parasympathique, celui qui calme le corps. Je l’utilise quand je sens l’anxiété monter, pas seulement au moment du coucher.
Ces outils ne sont pas magiques. Ils demandent de la régularité. Mais ils m’ont donné un sentiment de contrôle — le bon contrôle : celui que j’exerce sur mes actions, pas sur mes résultats.
Quand j’ai commencé l’hypnose, je ne pensais qu’à une chose : dormir. Je ne mesurais pas à quel point mon insomnie était liée à d’autres aspects de ma vie. En travaillant sur mon sommeil, j’ai involontairement travaillé sur mon rapport au stress, à la performance, à l’échec.
Aujourd’hui, je dors mieux, c’est vrai. Mais surtout, je vis mieux. Je ne me réveille plus en panique à l’idée de ne pas avoir assez dormi. Je ne passe plus mes journées à compter les heures de sommeil perdues. J’ai arrêté de me battre contre mon corps. Je l’écoute.
Par exemple, si je me réveille au milieu de la nuit, je ne me force plus à rester allongée en comptant les minutes. Je me lève, je vais boire un verre d’eau, je lis quelques pages d’un livre léger, puis je retourne me coucher sans anxiété. Parfois, je me rendors immédiatement. Parfois, non. Mais je ne panique plus. Je sais que mon corps finira par trouver son équilibre.
J’ai aussi appris à dire non. À ne pas accepter toutes les tâches qu’on me propose au travail. À ne pas répondre aux e-mails à 22 heures. À prendre du temps pour moi, sans culpabilité. L’hypnose m’a réconciliée avec l’idée que prendre soin de moi n’est pas un luxe, mais une nécessité.
Mon entourage a remarqué le changement. Mes collègues me disent que j’ai l’air plus sereine. Mon mari me dit que je ris plus. Moi, je me sens plus alignée avec moi-même. Comme si j’avais retrouvé une version de moi-même que j’avais perdue quelque part entre les nuits blanches et les journées surchargées.
Je veux être honnête avec vous : l’hypnose n’a pas tout résolu du jour au lendemain. Il m’a fallu du temps, de la patience, et surtout, de l’engagement. Mon thérapeute m’a prévenue dès le début : « Je ne peux pas vous guérir. Je peux vous aider à créer les conditions de votre propre guérison. » C’est exactement ce qui s’est passé.
L’hypnose ericksonienne n’est pas une méthode passive où vous attendez que le thérapeute « fasse » quelque chose pour vous. C’est un partenariat. Vous êtes actif, même en transe. Vous explorez, vous accueillez, vous intégrez. Le thérapeute est un guide, pas un magicien.
Certaines personnes pensent que l’hypnose efface les souvenirs ou les émotions douloureuses. Ce n’est pas vrai. Elle ne supprime rien. Elle vous aide à changer votre relation avec ce qui vous fait souffrir. Elle vous donne des outils pour accueillir l’inconfort sans vous laisser submerger.
Par exemple, je n’ai pas « effacé » mon stress au travail. J’ai appris à le reconnaître, à l’accueillir, et à ne pas le laisser envahir mes nuits. Mon stress est toujours là, mais il a perdu son pouvoir sur moi.
« L’hypnose ne supprime pas les difficultés. Elle vous donne des outils pour changer votre relation avec elles. »
Si vous lisez ces lignes et que vous vous reconnaissez dans mon histoire — ces nuits interminables, cette fatigue chronique, cette impression de ne plus maîtriser votre sommeil — je veux vous dire une chose : vous n’êtes pas seul. L’insomnie touche des millions de personnes, et elle n’est pas une fatalité.
L’hypnose ericksonienne n’est pas la seule solution, mais elle a été la mienne. Elle m’a permis de retrouver un sommeil réparateur, mais surtout, elle m’a appris à mieux me connaître, à mieux m’écouter, à mieux vivre.
Le premier pas, c’est de consulter un praticien formé, sérieux, avec qui vous vous sentez en confiance. L’hypnose repose sur la relation thérapeutique. Si vous ne vous sentez pas à l’aise avec votre thérapeute, le travail sera difficile. Prenez le temps de choisir.
Ensuite, soyez patient. Ne vous attendez pas à des résultats miracles en une séance. Laissez le processus se dérouler. Acceptez les hauts et les bas. Et surtout, soyez doux avec vous-même. Le sommeil n’est pas une performance. C’est un cadeau que vous vous faites.
Si vous voulez en parler, si vous avez des questions, je suis là. Je ne suis pas un super-héros, juste un praticien qui a vu des centaines de personnes retrouver leur équilibre grâce à l’hypnose. Peut-être que vous êtes la prochaine.
Vous avez aimé cet article ? Vous avez des questions sur l’hypnose ou le sommeil ? Je vous propose de prendre contact pour échanger. Un simple café, sans engagement. Parfois, il suffit de poser les mots pour que les nuits s’apaisent. Écrivez-moi à [email protected].
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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