3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Les voies neurales activées pour apaiser le stress.
Vous avez probablement déjà vécu ce moment où votre esprit s’emballe : une réunion importante approche, votre cœur s’accélère, vos pensées tournent en boucle sur le pire scénario possible. Ou peut-être que c’est le soir, dans votre lit, que l’anxiété s’installe, vous empêchant de trouver le sommeil. Votre cerveau semble avoir pris le contrôle, et vous vous sentez impuissant face à cette tempête intérieure.
Je reçois régulièrement des personnes qui me disent : « J’ai tout essayé : la respiration, la méditation, les tisanes… Rien ne calme vraiment cette angoisse. » Et je comprends cette frustration. Pendant des années, j’ai moi-même cherché des solutions pour apaiser un stress qui semblait revenir sans cesse. Ce que j’ai découvert, et ce que je partage aujourd’hui avec vous, c’est que le cerveau n’est pas un ennemi à combattre, mais un système à comprendre et à accompagner. La transe hypnotique est l’un des outils les plus puissants pour cela, car elle travaille directement avec les voies neurales de l’apaisement.
Dans cet article, je vais vous expliquer simplement comment votre cerveau bascule en mode stress, et comment la transe active des mécanismes naturels pour le calmer. Pas de jargon compliqué, juste ce que j’observe chaque jour en cabinet, avec des exemples concrets. Vous repartirez avec une compréhension nouvelle de votre anxiété, et une piste concrète pour l’apprivoiser.
Pour comprendre comment la transe calme l’anxiété, il faut d’abord saisir ce qui se passe dans votre tête quand vous êtes stressé. Imaginez votre cerveau comme un système d’alarme très sophistiqué, hérité de nos ancêtres chasseurs-cueilleurs. À l’époque, face à un danger immédiat (un prédateur, par exemple), ce système déclenchait une réaction de survie : le cœur pompe plus vite, les muscles se tendent, la respiration s’accélère. C’est ce qu’on appelle la réponse « combat-fuite ». Problème : aujourd’hui, ce même système s’active pour des menaces bien moins physiques : un mail de votre patron, une dispute avec un proche, ou même une simple pensée angoissante.
Le cerveau ne fait pas la différence entre un danger réel et une menace imaginée. Quand vous anticipez un échec, l’amygdale (cette petite structure en forme d’amande au cœur du cerveau) envoie un signal d’alarme. Le cortex préfrontal, qui est le centre de la réflexion logique, est alors court-circuité. Vous n’êtes plus en mode « je réfléchis », mais en mode « je réagis ». C’est pour cela que, sous stress, vous pouvez avoir du mal à penser clairement, à prendre du recul, ou à trouver des solutions.
Prenons l’exemple de Claire, une patiente que j’ai reçue récemment. Elle est cadre dans une entreprise, et chaque réunion d’équipe la plonge dans une angoisse profonde. Elle me disait : « Je sais que je suis compétente, mais dès que je dois prendre la parole, mon cœur s’emballe, j’ai des sueurs, et je n’arrive plus à suivre mes idées. » Ce que vivait Claire, c’est une activation de son système nerveux sympathique, celui qui prépare à l’action. Son cerveau interprétait la réunion comme un danger, et tout son corps se mettait en état d’alerte.
Ce mécanisme est utile si vous devez fuir un lion. Mais pour une présentation professionnelle, il est totalement contre-productif. L’anxiété chronique survient quand ce système reste allumé en permanence, même en l’absence de menace réelle. Vous finissez par vivre dans un état d’hypervigilance, épuisant pour le corps et l’esprit. Heureusement, il existe un autre mode de fonctionnement : celui du calme et de la récupération, piloté par le système nerveux parasympathique. Et c’est exactement là que la transe intervient.
Quand je parle de transe, beaucoup de personnes imaginent un spectacle de scène avec des volontaires qui imitent des poulets. Rassurez-vous, il n’y a rien de tout cela ici. La transe hypnotique est un état naturel, que vous expérimentez plusieurs fois par jour sans même vous en rendre compte. Vous êtes-vous déjà surpris à rêvasser en conduisant, au point de ne plus vous souvenir des derniers kilomètres ? Ou absorbé par un film au point d’oublier le temps qui passe ? C’est cela, la transe : un état de conscience modifié, où votre attention est focalisée et votre esprit plus réceptif.
Dans cet état, votre cerveau fonctionne différemment. Les ondes cérébrales ralentissent, passant d’un rythme bêta (alerte, actif) à un rythme alpha ou thêta (relaxé, créatif). C’est un peu comme si vous passiez d’une autoroute bruyante à un chemin forestier paisible. Ce n’est pas un sommeil, ni une perte de contrôle. Vous restez conscient, vous pouvez entendre ma voix, mais votre esprit critique s’apaise, et vous accédez plus facilement à vos ressources intérieures.
Un jour, un patient nommé Marc, sportif de haut niveau, m’a raconté comment il entrait en transe avant chaque course. Il ne l’appelait pas ainsi, mais il décrivait parfaitement l’état : « Je me concentre sur ma respiration, je visualise le parcours, et tout le bruit autour de moi s’éteint. Je suis dans une bulle. » C’est exactement cela. La transe n’est pas un état magique ou réservé à quelques initiés. C’est une compétence que vous possédez déjà, et que vous pouvez apprendre à utiliser consciemment pour apaiser votre anxiété.
« La transe n’est pas un état magique. C’est un chemin naturel que votre cerveau emprunte pour se réguler, quand vous lui en donnez la permission. »
Dans mon cabinet, je guide les personnes vers cet état avec des mots, des images, des sensations. Mais vous pouvez aussi l’atteindre seul, en écoutant votre respiration ou en vous concentrant sur un point fixe. L’idée n’est pas de « faire quelque chose », mais plutôt de laisser faire. C’est un lâcher-prise, une pause offerte à votre système nerveux.
Maintenant, entrons dans le vif du sujet : que se passe-t-il concrètement dans votre cerveau quand vous êtes en transe, et pourquoi cela calme-t-il l’anxiété ? Les neurosciences ont beaucoup progressé ces dernières années, et on commence à comprendre les mécanismes précis. Je vais vous les expliquer simplement, sans vous noyer sous des termes techniques.
Le premier changement majeur concerne l’amygdale, cette fameuse structure qui déclenche l’alarme. Sous hypnose, son activité diminue significativement. C’est comme si vous baissiez le volume d’un détecteur de fumée trop sensible. Les études d’imagerie cérébrale montrent que la connectivité entre l’amygdale et le cortex préfrontal se modifie. Le cortex préfrontal, qui est le centre de la raison et de la régulation émotionnelle, reprend le dessus. Vous n’êtes plus en pilotage automatique par la peur, mais vous retrouvez la capacité de réfléchir et de prendre du recul.
Ensuite, le système nerveux parasympathique est activé. C’est le frein de votre système nerveux. Quand il s’active, votre rythme cardiaque ralentit, votre respiration s’approfondit, votre digestion s’améliore. C’est l’inverse de la réponse combat-fuite. La transe crée les conditions idéales pour que ce système prenne le relais. En pratique, cela signifie que votre corps reçoit le signal que tout va bien, qu’il peut se détendre.
Enfin, un réseau cérébral appelé le « réseau du mode par défaut » est modifié. Ce réseau est actif quand vous êtes au repos, que vous rêvassez ou que vous réfléchissez à vous-même. Chez les personnes anxieuses, ce réseau est souvent hyperactif, générant des ruminations et des pensées négatives. L’hypnose permet de le calmer, en favorisant un état de présence et d’ancrage dans le moment présent. C’est pourquoi beaucoup de mes patients me disent : « Pendant la séance, j’ai arrêté de penser à tout ce qui m’inquiète. C’était comme une pause. »
Prenez l’exemple de Sophie, une enseignante que j’ai accompagnée pour une anxiété généralisée. Elle passait ses nuits à ressasser les événements de la journée, anticipant le pire pour le lendemain. Après quelques séances d’hypnose, elle m’a confié : « Je ne sais pas comment expliquer, mais c’est comme si mon cerveau avait appris à se taire un moment. Je peux maintenant m’endormir sans que les pensées envahissent tout. » Ce qu’elle décrivait, c’est la régulation de son réseau du mode par défaut.
Vous avez peut-être déjà essayé des techniques de relaxation, de cohérence cardiaque, ou de méditation. Et peut-être avez-vous ressenti un certain apaisement, mais sans parvenir à vraiment calmer l’anxiété sur le long terme. Je comprends cette frustration. Ces méthodes sont excellentes, mais elles demandent souvent un effort conscient pour « faire » quelque chose. Or, l’anxiété est souvent renforcée par la lutte que vous menez contre elle. Plus vous essayez de ne pas être anxieux, plus vous l’êtes.
L’hypnose fonctionne différemment. Elle ne vous demande pas de lutter, mais d’accueillir. En état de transe, vous n’êtes pas en train de « faire » de la relaxation. Vous laissez votre système nerveux se réorganiser de lui-même. C’est une approche plus douce, plus respectueuse de votre rythme. L’hypnose ericksonienne, que j’utilise, est particulièrement adaptée car elle utilise le langage de manière indirecte. Au lieu de vous dire « détendez-vous », je vais vous parler d’un jardin, d’une promenade, de sensations de chaleur. Votre cerveau, en écoutant ces images, va naturellement créer l’état de détente.
J’ai eu un patient, David, qui était venu après des années de thérapie cognitive. Il connaissait toutes les techniques pour gérer son stress, mais il n’arrivait pas à les appliquer dans les moments critiques. Il me disait : « Je sais ce qu’il faut faire, mais mon corps ne suit pas. » Avec l’hypnose, nous avons travaillé directement avec son corps et ses sensations. En transe, il a pu revisiter une situation stressante du passé, mais avec une nouvelle ressource intérieure. Après quelques séances, il m’a dit : « C’est la première fois que je sens vraiment le calme, pas seulement dans ma tête, mais dans tout mon corps. »
L’hypnose ne remplace pas une thérapie si vous souffrez de troubles anxieux sévères. Mais elle offre une clé supplémentaire, souvent plus rapide et plus en profondeur, pour accéder à un état de calme. Elle ne vous promet pas de supprimer l’anxiété, mais de changer votre relation avec elle.
Si vous envisagez de venir me consulter, vous vous demandez peut-être à quoi ressemble une séance. Je vais vous décrire le déroulement typique, pour que vous sachiez à quoi vous attendre. Pas de surprise, pas de mystère.
La première séance commence toujours par un échange. Je vous pose des questions sur votre anxiété : quand apparaît-elle, comment se manifeste-t-elle dans votre corps, quelles sont les situations qui la déclenchent ? Je veux comprendre votre carte du monde, votre manière unique de vivre le stress. C’est essentiel, car chaque personne est différente. Ce qui fonctionne pour l’un ne fonctionnera pas forcément pour l’autre.
Ensuite, je vous explique ce qu’est l’hypnose et je dissipe les idées reçues. Beaucoup de personnes craignent de perdre le contrôle ou de ne pas « pouvoir » être hypnotisées. Je vous rassure : vous gardez toujours le contrôle, et la capacité à entrer en transe est naturelle. Je vous propose un petit exercice pour que vous expérimentiez par vous-même, par exemple en vous concentrant sur votre respiration ou sur un point fixe.
Puis vient la séance d’hypnose proprement dite. Vous êtes installé confortablement, souvent dans un fauteuil. Je vous guide avec ma voix, en utilisant des métaphores et des suggestions adaptées à votre situation. Par exemple, si vous avez une anxiété liée à la performance, je peux utiliser l’image d’un sportif qui se prépare à une compétition, ou d’un musicien qui entre en scène. Pendant la transe, vous pouvez ressentir des sensations de lourdeur, de légèreté, de chaleur. Certaines personnes voient des images, d’autres entendent des sons. Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise façon de vivre la transe.
À la fin, je vous ramène doucement à l’état ordinaire de conscience. Nous échangeons sur ce que vous avez ressenti. Beaucoup de personnes disent se sentir plus légères, plus calmes, comme après une bonne sieste. Mais l’effet ne s’arrête pas là. Les changements se poursuivent dans les jours qui suivent, car votre cerveau continue d’intégrer les nouvelles connexions neurales.
Je veux être honnête avec vous. L’hypnose n’est pas une baguette magique. Elle ne va pas effacer votre anxiété en une séance, surtout si elle est installée depuis des années. Elle ne va pas non plus vous transformer en quelqu’un de constamment zen, insensible aux aléas de la vie. Ce serait irréaliste et même contre-productif : l’anxiété a parfois une fonction protectrice, elle vous alerte sur des situations importantes.
Ce que l’hypnose peut faire, c’est vous donner des outils pour apaiser votre système nerveux, pour créer un espace de calme intérieur où vous pouvez puiser quand vous en avez besoin. Elle vous apprend à ne plus être en réaction constante face au stress, mais à retrouver une flexibilité émotionnelle. Vous ne serez pas débarrassé de toute anxiété, mais vous saurez mieux la gérer, l’accueillir, et la laisser passer.
Un patient m’a dit un jour : « Je ne suis plus anxieux tout le temps. Maintenant, l’anxiété arrive parfois, mais elle repart plus vite. C’est comme si je savais comment éteindre l’incendie avant qu’il ne se propage. » C’est exactement cela. L’hypnose ne supprime pas l’orage, mais elle vous apprend à construire un abri solide.
Si vous souffrez de troubles anxieux sévères, comme des attaques de panique récurrentes ou un trouble obsessionnel-compulsif, l’hypnose peut être un complément précieux à un suivi médical ou psychothérapeutique. Je travaille souvent en collaboration avec des psychiatres ou des psychologues. L’important est d’avoir une approche globale, adaptée à votre situation.
Avant de conclure, je veux vous proposer un petit exercice simple, que vous pouvez faire chez vous, pour goûter à cet état de calme dont je parle. Asseyez-vous confortablement, dans un endroit calme. Fermez les yeux si vous le souhaitez. Prenez une inspiration lente, par le nez, et expirez par la bouche, comme si vous souffliez doucement sur une bougie.
Portez votre attention sur votre respiration. Ne cherchez pas à la modifier, observez-la simplement. Peut-être sentez-vous l’air frais qui entre dans vos narines, ou la sensation de votre ventre qui se soulève et s’abaisse. À chaque expiration, imaginez que vous relâchez un peu de tension. Comme si vous laissiez aller le poids de la journée.
Maintenant, imaginez un lieu qui vous apaise. Une plage, une forêt, un endroit que vous aimez. Ne forcez pas l’image, laissez-la venir. Observez les couleurs, les sons, les odeurs. Restez là, quelques instants, sans rien attendre. Si des pensées arrivent, laissez-les passer comme des nuages dans le ciel. Vous n’avez rien à faire, juste à être.
Cet exercice, vous pouvez le faire 2 à 3 minutes par jour. Ce
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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