3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Le mécanisme qui bloque la sensation de souffrance.
Je vais faire une promenade avec mon chien. C’est un petit rituel que j’aime, surtout le matin quand la ville de Saintes est encore calme. Mais depuis quelques mois, je croise un voisin qui ne promène plus le sien. Il reste chez lui, fenêtre fermée. Je l’ai croisé l’autre jour devant sa boîte aux lettres. Il m’a dit : « Thierry, je ne peux plus marcher. J’ai mal partout. Le dos, les jambes, la tête. Les médecins me disent que c’est chronique, qu’il faut apprendre à vivre avec. Mais comment on fait pour vivre avec une douleur qui ne vous lâche jamais ? »
Je vois ce regard. Je l’ai vu des centaines de fois dans mon cabinet. C’est le regard de quelqu’un qui a épuisé tous les traitements, qui a consulté tous les spécialistes, qui a avalé des tonnes de médicaments. Et qui se retrouve face à un mur. La douleur chronique, ce n’est pas juste une douleur qui dure. C’est une douleur qui s’installe, qui colonise votre cerveau, qui réécrit votre histoire. Vous ne savez plus qui vous êtes sans elle.
Et puis, un jour, quelqu’un prononce le mot « hypnose ». Et vous vous dites : « Encore un truc de relaxation bidon. » Ou alors : « J’ai déjà essayé, ça n’a pas marché. » Ou pire : « Je ne suis pas suggestible, moi. »
Je vais être franc avec vous. L’hypnose ne guérit pas la cause de la douleur. Si vous avez une arthrose avancée, une lésion nerveuse ou une maladie inflammatoire, l’hypnose ne va pas réparer vos neurones ou vos cartilages. Mais elle peut faire quelque chose d’incroyable : elle peut changer la relation que votre cerveau entretient avec la douleur. Et parfois, c’est tout ce qu’il faut pour que la vie redevienne vivable.
Dans cet article, je vais vous expliquer comment l’hypnose agit sur la douleur chronique. Pas avec des promesses magiques, mais avec des mécanismes concrets que les neurosciences commencent à comprendre. Et surtout, je vais vous donner des clés pour que vous puissiez, dès maintenant, expérimenter une forme de transe qui pourrait calmer cette sensation qui vous empoisonne l’existence.
Avant de comprendre comment l’hypnose calme la douleur, il faut comprendre ce qu’est la douleur chronique. Et là, je vais vous demander de faire un petit effort. Pas trop long, promis.
La douleur, dans sa version normale (on dit « aiguë »), c’est un signal d’alarme. Vous touchez une plaque brûlante, vos récepteurs cutanés envoient un message électrique à votre moelle épinière, qui le transmet à votre cerveau. Votre cerveau décode : « Danger, brûlure, retire la main ! » Vous retirez la main, la sensation s’arrête. Le message a rempli sa fonction. C’est clair, net, précis.
La douleur chronique, c’est autre chose. C’est un signal d’alarme qui ne s’éteint jamais. Votre système nerveux est devenu hypersensible. Il a appris à avoir mal. Il a créé des circuits neuronaux dédiés à la douleur. C’est comme si votre alarme incendie se déclenchait non pas quand il y a du feu, mais quand vous allumez une bougie, ou même quand vous pensez à une bougie.
Les chercheurs appellent ça la mémorisation de la douleur. Votre cerveau a enregistré la douleur comme une donnée importante, presque comme une identité. Et plus vous y pensez, plus vous la ressentez, plus vous avez peur d’elle, plus ces circuits se renforcent. C’est un cercle vicieux.
Ce qui est fascinant, et terrifiant, c’est que la douleur chronique n’est plus corrélée à une lésion physique. Vous pouvez avoir une IRM parfaitement propre et souffrir comme un damné. Ou avoir une arthrose sévère et ne ressentir qu’une gêne légère. La douleur chronique est une maladie du système nerveux en lui-même. Elle vit sa vie, indépendamment de ce qui se passe dans votre corps.
« La douleur chronique n’est pas un symptôme. C’est une maladie du système nerveux qui a appris à souffrir. Et ce qui est appris peut être désappris. »
C’est là que l’hypnose entre en jeu. Elle ne va pas effacer la lésion, mais elle va pouvoir rééduquer le cerveau à ne plus avoir mal. Elle va lui apprendre à ignorer le signal, à le filtrer, à le transformer. Et ça, c’est à la portée de beaucoup plus de gens qu’on ne le croit.
Quand vous êtes en état d’hypnose, votre cerveau ne fonctionne pas comme d’habitude. Les neurosciences ont montré, grâce à l’imagerie cérébrale, que certaines zones s’activent différemment. Notamment le cortex cingulaire antérieur et l’insula, qui sont les zones qui donnent à la douleur sa dimension émotionnelle et désagréable.
En hypnose, ces zones peuvent être « calmées ». Le signal douloureux arrive toujours au cerveau (la partie sensorielle est préservée), mais la partie qui vous fait souffrir, qui vous donne envie de hurler, est atténuée. La douleur devient une sensation, pas une souffrance.
Laissez-moi vous donner un exemple concret. Imaginez que vous êtes dans une cuisine et que quelqu’un coupe des oignons. L’odeur est forte, elle vous pique les yeux. Maintenant, imaginez que quelqu’un vous dit : « Sentez cette odeur. C’est l’odeur de la soupe de votre grand-mère, celle qui vous réconfortait quand vous étiez malade. » Instantanément, votre perception change. L’odeur est la même, mais votre ressenti est différent. Vous avez modifié le sens de l’information sensorielle.
L’hypnose fait la même chose avec la douleur. Elle ne supprime pas le message, elle change la façon dont le cerveau l’interprète. Et ça, c’est un levier puissant.
Pendant une séance, je vais utiliser des métaphores, des images, des suggestions. Je vais vous emmener dans un endroit où la douleur n’a pas le dernier mot. Parfois, je vais vous demander de visualiser la douleur comme une couleur, un son, une texture. Et ensuite, je vais vous inviter à la transformer. À la rendre plus floue, plus lointaine, moins présente.
Ce n’est pas de la pensée magique. C’est un travail neurologique. Vous entraînez votre cerveau à faire autre chose que souffrir.
C’est sans doute la phrase que j’entends le plus souvent. Et je comprends. On a tous en tête l’image de l’hypnose de spectacle, où le sujet obéit à des ordres ridicules. Mais l’hypnose thérapeutique, celle que je pratique, n’a rien à voir.
Premièrement, vous êtes toujours aux commandes. Je ne vais pas vous faire faire des choses contre votre gré. Vous ne perdez pas conscience. Vous êtes dans un état de concentration profonde, comme quand vous êtes absorbé par un bon film ou par une balade en forêt. Vous êtes hyper-conscient de certaines choses (ma voix, les sensations dans votre corps) et moins conscient de l’environnement.
Deuxièmement, la « suggestibilité » n’est pas un trait de caractère fixe. C’est une compétence qui s’apprend. Plus vous pratiquez l’hypnose, plus votre cerveau devient habile à entrer dans cet état. C’est comme le sport : personne ne court un marathon sans s’entraîner.
Alors oui, certaines personnes entrent plus facilement en transe que d’autres. Mais avec un peu de patience et un bon guide, presque tout le monde peut y arriver. J’ai accompagné des gens qui étaient persuadés d’être « bloqués », et qui, après quelques séances, parvenaient à des états de transe très profonds.
Ce qui bloque souvent, c’est la peur de perdre le contrôle. Ou l’idée que « ça ne marchera pas ». Et c’est normal. Mais l’hypnose, c’est justement un apprentissage du lâcher-prise. Un apprentissage à faire confiance à son propre esprit.
« Vous n’avez pas besoin de croire en l’hypnose pour qu’elle fonctionne. Vous avez juste besoin d’accepter de faire l’expérience. »
Je me souviens d’un patient, un footballeur amateur, qui venait pour une douleur au genou qui le handicape depuis des années. Il était ultra-sceptique. « Je suis trop rationnel, trop carré », disait-il. On a commencé par un exercice tout simple : se concentrer sur sa respiration. Rien de plus. Puis je lui ai demandé d’imaginer que sa main devenait légère, comme une feuille. Au bout de cinq minutes, sa main s’est levée toute seule, sans qu’il le décide. Il a ouvert des yeux ronds comme des soucoupes. « C’est mon cerveau qui a fait ça ? » Oui. Et à partir de ce moment, il a compris que l’hypnose n’était pas une croyance, mais un mécanisme neurologique.
Je ne veux pas que vous quittiez cet article sans avoir expérimenté quelque chose par vous-même. Alors voici un petit exercice que vous pouvez faire dès maintenant, assis sur votre chaise ou allongé sur votre canapé. Il ne remplace pas une séance avec un praticien, mais il vous donne un avant-goût de ce que l’hypnose peut faire.
Cet exercice, c’est une micro-transe. Vous venez de montrer à votre cerveau qu’il peut moduler la perception de la douleur. Peut-être que la douleur a diminué, peut-être pas. Mais vous avez ouvert une porte. Vous avez prouvé que vous n’êtes pas impuissant face à elle.
Je vais être très clair. L’hypnose n’est pas une baguette magique. Elle ne remplace pas un diagnostic médical, un traitement médicamenteux, une kinésithérapie adaptée, ou un suivi psychologique. Si vous avez une douleur chronique, vous devez d’abord être suivi par un médecin qui connaît votre dossier.
L’hypnose est un outil complémentaire. Elle s’inscrit dans une stratégie globale. Elle peut vous aider à :
Mais elle ne soigne pas une hernie discale, une polyarthrite rhumatoïde ou une fibromyalgie. Elle soigne la souffrance que ces pathologies génèrent. Et croyez-moi, c’est déjà énorme.
J’ai une patiente, appelons-la Sophie, qui souffre de fibromyalgie depuis 15 ans. Elle avait tout essayé : médicaments, acupuncture, ostéopathie, régimes. Rien ne marchait vraiment. Quand elle est venue me voir, elle était au bord du gouffre. Elle me disait : « Je ne veux plus vivre comme ça. »
On a travaillé en hypnose pendant plusieurs mois. On n’a pas fait disparaître la fibromyalgie. Mais on a appris à son cerveau à ne plus amplifier la douleur. On a appris à son corps à se détendre, à ne plus être en état d’alerte permanent. Aujourd’hui, elle peut à nouveau jardiner, promener son chien, et même faire de petites balades à vélo. La douleur est toujours là, mais elle ne la domine plus. Sophie a repris le contrôle.
C’est ça, l’objectif de l’hypnose. Pas de vous transformer en super-héros insensible. Mais de vous redonner les clés de votre propre maison.
Si vous êtes curieux, voici à quoi vous attendre dans mon cabinet, à Saintes. Une séance dure entre une heure et une heure trente. On commence toujours par un temps d’échange. Je vous écoute. Je veux comprendre votre histoire, votre douleur, ce que vous avez déjà essayé, ce qui vous fait peur. C’est le moment où je construis la confiance.
Ensuite, je vous explique le déroulé. Je vous rassure sur le fait que vous restez maître de vous-même. Et puis on commence.
Je vais vous guider dans une transe. Je vais utiliser des mots, des images, des métaphores. Parfois, je vais vous demander de fermer les yeux, parfois non. Je vais vous inviter à voyager dans votre corps, à rencontrer votre douleur, à dialoguer avec elle. Ça peut sembler étrange, mais c’est incroyablement efficace.
Pendant la transe, vous allez peut-être ressentir des fourmillements, une chaleur, une sensation de légèreté. Ou au contraire, une lourdeur. C’est normal. Votre système nerveux est en train de se réorganiser.
À la fin de la séance, on prend un temps pour revenir en douceur. Et on discute de ce que vous avez vécu. Je vous donne parfois des exercices à faire chez vous, des petits rituels d’auto-hypnose pour prolonger les effets.
Le nombre de séances varie. Certaines personnes ressentent un soulagement dès la première séance. D’autres ont besoin de 5, 6, 10 séances pour installer des changements durables. La douleur chronique s’est installée pendant des années, parfois des décennies. Il est normal qu’il faille un peu de temps pour la déloger.
Je ne vais pas vous promettre que l’hypnose va effacer votre douleur du jour au lendemain. Je ne vais pas vous dire que c’est facile. Mais je peux vous promettre une chose : si vous êtes prêt à essayer, vous allez découvrir que vous avez des ressources que vous ignoriez. Votre cerveau est bien plus puissant et créatif que vous ne le pensez.
La douleur chronique isole. Elle vous coupe du monde, des autres, de vous-même. L’hypnose, c’est une main tendue. C’est un chemin pour renouer avec votre corps, non plus comme un ennemi, mais comme un allié.
Alors, si vous êtes à Saintes ou dans les environs, si vous en avez assez de souffrir en silence, si vous voulez explorer une autre voie, je vous invite à me contacter. On peut prendre un premier rendez-vous, juste pour discuter. Sans engagement. Pour voir si l’hypnose peut être une piste pour vous.
Vous n’avez rien à perdre, sauf peut-être une partie de votre douleur. Vous avez tout à gagner :
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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