3 phrases à répéter (avec l'hypnose) pour gagner en confiance
Des affirmations qui changent vraiment votre dialogue intérieur.
Utilisez vos symptômes à votre avantage.
Vous arrive-t-il, avant une intervention en public, de sentir votre cœur s’emballer, vos mains devenir moites et votre estomac se nouer ? Vous n’êtes pas seul. Un dirigeant que j’accompagne depuis quelques mois me confiait récemment : « Dès que je dois prendre la parole en réunion, c’est le même cirque. Mon corps me trahit. Je transpire, je perds mes mots, et les autres me regardent comme si je paniquais. » Il est venu me voir pour « arrêter ce stress », comme beaucoup. Mais après quelques séances, il a compris une chose qui a tout changé : le stress n’est pas son ennemi. C’est même le carburant le plus puissant qu’il possède, à condition de savoir l’apprivoiser. Dans cet article, je vais vous montrer comment transformer cette tempête intérieure en énergie positive, grâce à l’hypnose ericksonienne, l’IFS (Internal Family Systems) et l’intelligence relationnelle. Vous allez découvrir que vos symptômes ne sont pas des faiblesses, mais des alliés qui vous parlent.
Imaginez : vous êtes sur le point de monter sur scène ou de cliquer sur « rejoindre la réunion » en visio. Votre respiration s’accélère, votre cœur tambourine, vos épaules se crispent. Ce n’est pas agréable, mais c’est normal. Ce que vous appelez « stress » est en réalité une réponse ancestrale de survie : le fameux mécanisme « combat-fuite ». Votre cerveau reptilien, celui qui gère les urgences, interprète la situation comme une menace. Pourquoi ? Parce que, dans notre histoire évolutive, être regardé par une foule pouvait signifier un risque d’exclusion du groupe, et donc de mort. Aujourd’hui, cette réaction est encore là, prête à vous protéger… même si l’enjeu est une simple présentation PowerPoint.
Le problème, ce n’est pas la réaction elle-même. C’est le jugement que vous portez dessus. Vous vous dites : « Je suis nul, je n’y arriverai jamais », ou pire : « Les autres vont voir que je stresse. » Ce dialogue intérieur active encore plus votre système nerveux. Vous entrez dans une boucle : plus vous luttez contre le stress, plus il s’intensifie. C’est comme essayer d’éteindre un feu en soufflant dessus. Dans mon cabinet, je vois souvent des personnes qui passent des heures à préparer leur discours pour « maîtriser » leur anxiété. Mais plus elles contrôlent, plus elles perdent le contact avec leur corps et leur authenticité. Résultat ? Elles deviennent robotiques, et le public le ressent.
Pourtant, ce même stress, si vous l’accueillez, peut devenir une vague d’énergie. Des études en neurosciences montrent que l’adrénaline et le cortisol, libérés en petite quantité, améliorent la concentration, la mémoire et la réactivité. Les sportifs de haut niveau le savent bien : ils ne cherchent pas à être « calmes », mais à être dans un état de « flow » où l’excitation est canalisée. Alors, comment passer de la panique à la puissance ? La première étape est de changer votre interprétation. Au lieu de vous dire « je suis stressé », essayez de vous dire « je suis excité » ou « mon corps se prépare à performer ». C’est un simple recadrage cognitif, mais il change tout. Vous pouvez le tester dès maintenant : la prochaine fois que vous sentez les palpitations, fermez les yeux une seconde, inspirez profondément, et dites-vous intérieurement : « C’est mon énergie qui monte. »
Milton Erickson, le père de l’hypnose thérapeutique moderne, disait souvent que le problème est souvent la solution. Autrement dit, ce que vous considérez comme un symptôme gênant peut devenir une ressource si vous savez l’utiliser. L’hypnose ericksonienne que je pratique ne consiste pas à vous endormir ou à vous faire perdre le contrôle. Au contraire, elle vous aide à entrer dans un état de conscience modifié où vous êtes plus réceptif à vos ressources intérieures. Vous restez pleinement conscient, mais vous accédez à des parties de vous-même habituellement cachées.
Prenons un exemple concret. Une cliente, cadre dans une collectivité, venait me voir pour une phobie des réunions. Elle tremblait, bégayait et rougissait dès qu’elle devait s’exprimer. En séance, je lui ai proposé un exercice simple : plutôt que de lutter contre la rougeur, elle devait l’amplifier volontairement. « Essayez de devenir encore plus rouge, comme si vous vouliez que tout le monde le remarque. » Cela a semblé absurde au début, mais après quelques secondes, elle a souri. En forçant le symptôme, elle a repris le contrôle. La rougeur n’était plus une ennemie, mais un jeu. L’hypnose ericksonienne utilise souvent ce principe de « prescription du symptôme » : vous invitez ce qui vous gêne à se manifester pleinement, et miraculeusement, il se dissout.
En pratique, vous pouvez faire la même chose avec votre stress à l’oral. Au lieu de vous crisper pour cacher vos mains qui tremblent, laissez-les trembler volontairement. Ou mieux, dites à votre public : « Excusez-moi, je suis un peu nerveux, mais je suis content d’être là. » Cette honnêteté désarme l’auditoire et vous libère. Vous n’avez plus à porter le masque de la perfection. L’hypnose ericksonienne vous apprend aussi à utiliser vos cinq sens pour ancrer des ressources. Par exemple, vous pouvez associer une sensation de calme à un geste précis (presser le pouce et l’index) et le reproduire juste avant de parler. En quelques séances, vous créez un réflexe conditionné qui transforme votre état intérieur.
« Ce n’est pas le stress qui vous paralyse, c’est la peur du stress. Quand vous arrêtez de le combattre, il devient votre allié le plus fidèle. »
L’Internal Family Systems (IFS), que j’intègre souvent dans mes accompagnements, offre une perspective encore plus puissante. Imaginez que votre esprit est composé de plusieurs « parties » ou sous-personnalités, chacune avec un rôle et une intention positive. Par exemple, une partie « anxieuse » vous pousse à vérifier vos slides dix fois avant une présentation. Une autre partie « critique » vous dit que vous n’êtes pas assez bon. Une troisième « perfectionniste » exige que tout soit irréprochable. Ces parties ne sont pas vos ennemies ; elles cherchent à vous protéger, mais leurs méthodes sont parfois dépassées.
Quand vous êtes en pleine prise de parole et que le stress monte, c’est souvent une partie « pompier » qui prend le contrôle. Elle veut éteindre le feu à tout prix : vous faire bafouiller, rougir, ou même fuir mentalement. En IFS, on ne combat pas cette partie. On l’accueille avec curiosité. On lui demande : « Qu’est-ce que tu crains qu’il arrive si je reste calme ? » La réponse est souvent surprenante : « Si tu es calme, tu risques d’être arrogant, ou de ne pas être à la hauteur, ou de perdre le contrôle. » Cette partie a une croyance profonde, parfois liée à un souvenir d’enfance (comme s’être fait ridiculiser en classe). Une fois que vous comprenez son intention positive, vous pouvez la rassurer.
Un sportif que j’accompagne en préparation mentale, un coureur de fond, avait ce problème : avant chaque départ, il était pris de nausées. Il avait une partie qui le poussait à se sentir mal pour le « protéger » de l’échec. En IFS, nous avons dialogué avec cette partie. Nous lui avons demandé de se détendre et de lui confier la responsabilité de la course à une autre partie, plus confiante. Après quelques séances, les nausées ont disparu. Il a même appris à les reconnaître comme un signal que son corps était prêt. Pour vous, à l’oral, vous pouvez faire l’exercice suivant : avant de parler, prenez 30 secondes pour fermer les yeux et demander à la partie stressée : « Qu’est-ce que tu veux pour moi ? » Écoutez la réponse sans jugement. Souvent, elle veut simplement que vous soyez en sécurité. Vous pouvez alors la remercier et lui dire : « Je te prends le relais maintenant, je gère. »
Le stress à l’oral n’est pas qu’un phénomène intérieur. Il se joue dans la relation avec votre auditoire. L’intelligence relationnelle, que j’enseigne aussi dans mes accompagnements, consiste à lire et à utiliser les signaux émotionnels pour ajuster votre communication. Paradoxalement, montrer un peu de vulnérabilité peut renforcer votre crédibilité. Les neurosciences sociales le confirment : quand vous êtes authentique, votre public libère de l’ocytocine, l’hormone de l’attachement. Il se sent plus proche de vous, plus enclin à vous écouter.
Prenons un exemple. Un dirigeant d’une PME, habitué à des présentations très structurées, venait me voir parce qu’il perdait son auditoire après cinq minutes. Il était trop « dans sa tête », trop sérieux. Je lui ai proposé un exercice : la prochaine fois, il devait commencer par dire : « Je suis un peu nerveux aujourd’hui, parce que ce projet me tient à cœur. » Résultat ? Les gens ont souri, se sont redressés, et ont posé des questions bienveillantes. En montrant son stress, il a créé un espace de sécurité psychologique. L’intelligence relationnelle, c’est aussi savoir lire les signaux de votre corps pour moduler votre voix, votre rythme, votre regard.
Quand votre cœur bat vite, votre voix peut monter dans les aigus. Au lieu de la forcer à baisser (ce qui crée une tension), vous pouvez l’utiliser pour marquer votre enthousiasme. Les meilleurs orateurs ne cachent pas leur énergie ; ils la dirigent. Ils ralentissent quand ils veulent insister, et accélèrent quand ils veulent dynamiser. Vous pouvez le faire aussi. Un exercice simple : avant de parler, placez votre main sur votre ventre, respirez lentement, et imaginez que vous parlez à un ami proche. Ce changement de relation à l’auditoire (de « juges » à « complices ») transforme votre stress en connexion.
Je travaille avec des coureurs et des footballeurs en préparation mentale, et les principes sont les mêmes que pour une prise de parole. Un coureur de marathon, par exemple, ressent une montée d’adrénaline avant le départ. S’il lutte contre, il se fatigue inutilement. S’il l’accueille, il peut la transformer en rythme. Pour les sportifs, j’utilise souvent la technique du « reset » : un geste physique (taper des mains, sauter sur place) qui coupe le circuit de l’anxiété et relance l’énergie. Vous pouvez l’adapter à l’oral : avant de monter sur scène, faites quelques pas rapides, secouez vos mains, ou buvez une gorgée d’eau. Ce mouvement interrompt la boucle de panique.
Un autre outil puissant est la visualisation. En hypnose, je guide mes clients à imaginer leur présentation parfaite, non pas en la contrôlant, mais en ressentant les sensations de fluidité. Vous pouvez le faire seul : fermez les yeux, visualisez la salle, les visages souriants, votre voix claire. Associez à cette image une sensation de chaleur dans la poitrine. Puis, juste avant l’oral, ranimez cette sensation. Votre cerveau ne fait pas la différence entre une expérience réelle et une expérience imaginée intensément. Vous créez ainsi un chemin neuronal qui rend le stress moins envahissant.
Enfin, pour les footballeurs que j’accompagne, je travaille sur la « bulle de performance » : un espace mental où ils se recentrent avant un penalty ou un match crucial. Vous pouvez créer votre propre bulle : un mot, un geste, une respiration qui vous ramène à votre centre. Par exemple, inspirez en 4 temps, retenez en 4, expirez en 6. Ce rythme abaisse votre fréquence cardiaque et vous permet de rester connecté à votre force. Testez-le la prochaine fois que vous sentez la pression monter.
Je veux être honnête avec vous : l’hypnose, l’IFS et l’intelligence relationnelle ne sont pas des baguettes magiques. Elles ne feront pas disparaître tout stress du jour au lendemain. Le stress est une réponse naturelle, et vous ne voudriez pas l’éliminer complètement (sinon vous seriez comme un moteur sans essence). Ce qu’elles font, c’est changer votre relation au stress. Vous passez de victime à acteur. Vous n’êtes plus submergé, vous utilisez la vague.
Ces méthodes demandent un peu de pratique. L’hypnose ericksonienne, par exemple, nécessite parfois quelques séances pour que vous appreniez à entrer facilement dans cet état de conscience modifié. L’IFS peut révéler des parties blessées qui demandent de la douceur et du temps. Mais l’effet est durable. Contrairement à des techniques de relaxation qui ne marchent que sur le moment, vous reprogrammez votre système nerveux. Vous créez de nouveaux réflexes.
Je vois parfois des personnes qui viennent avec l’espoir de « ne plus jamais avoir peur ». Je leur dis : ce n’est pas réaliste, et ce n’est pas souhaitable. La peur est un signal. Le but est de l’écouter sans la laisser diriger le spectacle. Vous pouvez ressentir le trac et pourtant parler avec aisance, conviction, et même humour. C’est cela, la transformation. Vous devenez un orateur authentique, pas un robot sans émotion.
Vous n’avez pas besoin d’attendre une séance pour commencer. Voici ce que vous pouvez faire dès maintenant, avant votre prochaine prise de parole, que ce soit une réunion, un appel ou une présentation :
Ces gestes simples, répétés, deviendront des réflexes. En quelques semaines, vous remarquerez que votre stress n’est plus une barrière, mais un tremplin. Vous parlerez avec plus de présence, de fluidité, et d’impact.
Si vous sentez que vous avez besoin d’un accompagnement plus profond, je suis là. Je reçois en cabinet à Saintes, et je propose aussi des séances en visio pour ceux qui sont plus loin. Mon approche combine l’hypnose ericksonienne, l’IFS et l’intelligence relationnelle, adaptée à votre histoire et à vos objectifs. Vous pouvez me contacter pour un premier échange, sans engagement. Juste pour parler de ce qui se joue pour vous, et voir ensemble comment transformer ce stress en énergie positive.
Prenez soin de vous, et souvenez-vous : votre corps n’est pas un traître. Il est votre meilleur allié, il ne demande qu’à être écouté.
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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