3 exercices d’hypnose pour sortir de la torpeur
Des techniques simples pour retrouver calme et clarté mentale.
Comparaison des durées et de l'efficacité ressentie.
« J’ai passé cinq ans sur le divan. Cinq ans à raconter mes rêves, mes souvenirs d’enfance, mes silences. Et aujourd’hui, je me demande si j’ai vraiment avancé, ou si j’ai juste appris à parler de moi. »
C’est ce que m’a confié Nicolas, 42 ans, lors de notre premier rendez-vous. Il était venu me voir parce qu’une angoisse persistante, celle qui vous réveille à 3 heures du matin avec le cœur qui cogne, n’avait pas disparu malgré des années de psychanalyse. « Je ne regrette pas, m’a-t-il dit. Mais j’ai l’impression d’avoir fait le tour du pâté de maisons, et de me retrouver au point de départ. »
Son histoire n’est pas isolée. Dans mon cabinet à Saintes, je reçois régulièrement des personnes qui ont déjà exploré la voie psychanalytique. Certaines y ont trouvé des clés précieuses. D’autres, comme Nicolas, ont le sentiment d’avoir passé des années à décortiquer leur passé sans que leur quotidien ne change vraiment.
Et puis il y a ceux qui découvrent l’IFS (Internal Family Systems, ou Système Familial Intérieur) et qui, en quelques mois, vivent des transformations que des années de thérapie n’avaient pas permises. « Six mois d’IFS m’ont fait plus que cinq ans de psychanalyse », m’a dit un jour une patiente. Une phrase forte, qui mérite qu’on s’y arrête.
Alors, est-ce que la psychanalyse est dépassée ? Est-ce que l’IFS est une solution miracle ? Ni l’un, ni l’autre. Mais la question des durées et de l’efficacité ressentie mérite d’être posée clairement, sans dogmatisme.
Je vais comparer ces deux approches en partant de ce que vivent réellement les personnes que j’accompagne. Pas de théorie pour la théorie. Juste ce que j’observe, ce que mes patients me racontent, et ce que les mécanismes en jeu nous apprennent sur nous-mêmes.
Commençons par être honnête : la psychanalyse n’a jamais promis d’être rapide. Freud lui-même disait qu’une analyse pouvait durer des années, et que son objectif n’était pas la guérison symptomatique, mais la transformation profonde de la personnalité.
Le principe de base, c’est l’association libre. Vous vous allongez sur le divan, vous dites tout ce qui vous vient à l’esprit, sans filtre. Le psychanalyste intervient peu, parfois juste pour souligner un mot, un silence, une répétition. L’idée, c’est que l’inconscient finira par se dévoiler à travers les résistances, les transferts, les rêves.
Concrètement, voici comment ça se passe pour la plupart des gens :
Je ne dis pas que ça ne marche pas. Pour certaines personnes, la psychanalyse est une expérience fondatrice, un retour aux sources de leur histoire. Mais le problème, c’est que ce modèle repose sur une hypothèse implicite : comprendre suffit à guérir. Vous comprenez pourquoi vous répétez les mêmes schémas, pourquoi vous choisissez toujours le même genre de partenaire, pourquoi vous avez peur de l’abandon. Et pourtant, comprendre ne change pas toujours le comportement.
Prenons l’exemple de Sophie, 38 ans, qui est venue me voir pour une phobie sociale. Elle avait fait quatre ans de psychanalyse. « Je sais exactement pourquoi j’ai peur des autres, m’a-t-elle dit. Ma mère était imprévisible, mon père absent. J’ai appris à me méfier. Mais le savoir ne m’empêche pas de trembler quand je dois prendre la parole en réunion. »
C’est là que le bât blesse. La psychanalyse excelle à dénouer les fils du passé, mais elle est souvent moins efficace pour outiller le présent. Vous passez des heures à explorer votre histoire, mais vous ne savez pas quoi faire de votre angoisse quand elle surgit ici et maintenant.
« J’ai passé cinq ans à comprendre pourquoi j’étais mal. Mais je ne savais toujours pas comment aller mieux. »
Voilà ce que beaucoup de mes patients retiennent de leur expérience psychanalytique. La compréhension est une étape essentielle, mais elle n’est pas la destination.
L’IFS, c’est un autre monde. Créé par Richard Schwartz dans les années 1980, ce modèle part d’une intuition radicale : votre esprit n’est pas une entité unique, mais une famille intérieure composée de multiples parties. Ces parties ont chacune leur personnalité, leur âge, leur manière de penser et d’agir.
Concrètement, quand vous ressentez une émotion forte, une partie de vous est activée. Par exemple :
Ces parties ne sont pas des ennemis. Ce sont des stratégies de survie qui se sont formées dans l’enfance, souvent pour vous protéger d’une douleur trop grande. Mais avec le temps, elles deviennent rigides, extrêmes, et elles prennent le contrôle de votre vie.
L’objectif de l’IFS, c’est d’entrer en contact avec ces parties, non pas pour les faire taire ou les juger, mais pour les comprendre et les libérer de leur rôle. Et pour ça, on utilise une ressource que nous avons tous : le Self. Le Self, c’est votre essence profonde, votre centre calme, curieux, compatissant. Quand vous êtes dans le Self, vous n’êtes plus identifié à vos parties. Vous pouvez les observer, les écouter, les aimer.
Voici comment se déroule une séance type d’IFS :
Ce qui frappe dans l’IFS, c’est la rapidité avec laquelle les choses bougent. Pas parce que c’est magique, mais parce qu’on ne tourne pas autour du pot. On va directement à la source de la souffrance, et on lui parle dans sa propre langue.
Je me souviens de Marc, 35 ans, venu pour une addiction au travail. Il travaillait 70 heures par semaine, ne s’arrêtait jamais, et se sentait vide quand il ralentissait. En psychanalyse, il aurait exploré son rapport à son père, son besoin de reconnaissance, etc. Avec l’IFS, on a identifié une partie de lui qui le poussait sans cesse. Quand on lui a demandé ce qu’elle craignait, elle a répondu : « Si tu t’arrêtes, tu disparais. » En creusant, on a découvert une partie plus jeune, un enfant de 7 ans, qui s’était senti invisible dans sa famille. Le travailleur acharné protégeait cet enfant de la douleur de l’invisibilité. En quelques séances, Marc a pu libérer cette partie, et son besoin de travailler compulsivement a commencé à s’apaiser.
Mettons les choses à plat. Voici ce que vous pouvez attendre de chaque approche, en termes de temps et de résultats.
| Critère | Psychanalyse | IFS | |-------------|------------------|---------| | Fréquence | 2 à 3 séances/semaine | 1 séance/semaine (parfois 2 au début) | | Durée typique | 3 à 10 ans | 6 à 18 mois | | Objectif principal | Comprendre l’inconscient | Libérer les parties et retrouver le Self | | Relation au passé | Exploration historique | Accès direct à la mémoire émotionnelle | | Résultats visibles | À long terme, souvent après la fin | Dès les premières séances | | Coût total estimé | Très élevé (années de séances) | Modéré (moins de séances) |
Je précise : ces chiffres sont des moyennes. J’ai vu des personnes progresser en 3 mois d’IFS, et d’autres avoir besoin de 2 ans. J’ai aussi vu des psychanalyses qui ont changé des vies en 2 ans. Mais dans mon expérience, le rapport temps/efficacité penche très nettement en faveur de l’IFS pour la majorité des personnes.
Pourquoi ? Parce que l’IFS ne vous demande pas d’attendre que la compréhension émerge. Il vous donne des outils pour agir immédiatement. Vous apprenez à reconnaître vos parties, à dialoguer avec elles, à les apaiser. Vous devenez acteur de votre transformation, pas seulement spectateur de votre histoire.
Il y a un préjugé tenace : ce qui est rapide serait forcément superficiel. On imagine que la profondeur exige du temps, de la patience, de la douleur. C’est faux. La profondeur, ce n’est pas une question de durée, c’est une question d’accès.
L’IFS est rapide parce qu’il va chercher les parties là où elles vivent : dans votre corps, dans vos émotions, dans vos réactions automatiques. Vous n’avez pas besoin de raconter toute votre vie. Vous avez juste besoin de ressentir ce qui est présent, ici et maintenant.
Prenons un exemple. Une patiente, Claire, 45 ans, est venue pour une dépression chronique. Elle avait fait de la psychanalyse, de la TCC, de la méditation. Rien n’avait vraiment changé. En IFS, on a rapidement identifié une partie d’elle qui portait une tristesse immense, une tristesse qu’elle avait depuis l’enfance. Cette partie était restée bloquée, comme un enfant qui pleure dans une pièce fermée. En quelques séances, on a pu entrer en contact avec elle, la rassurer, la libérer. Claire a ressenti une libération physique, un poids qui s’enlevait. « Je n’avais jamais pleuré comme ça, m’a-t-elle dit. Mais c’était une bonne tristesse, une tristesse qui guérit. »
Ce qui a pris du temps, ce n’est pas la guérison, c’est le chemin pour y arriver. La psychanalyse fait souvent un détour par l’histoire personnelle, par les interprétations, par les résistances. L’IFS va droit au but, parce qu’il considère que la guérison est déjà là, dans la relation avec vos parties.
« Ce que j’ai compris en 5 ans de psychanalyse, je l’ai ressenti en 6 mois d’IFS. Et le ressenti, c’est ce qui change vraiment les choses. »
Cette phrase d’un patient résume tout. La compréhension intellectuelle ne suffit pas. C’est l’expérience émotionnelle corrective qui fait la différence.
Je ne serais pas honnête si je ne parlais pas des limites de l’IFS et de ce que la psychanalyse peut offrir de spécifique.
La psychanalyse a un immense avantage : elle vous offre un espace pour explorer votre histoire sans objectif prédéfini. Vous pouvez y parler de tout, sans cadre contraignant. C’est une liberté que l’IFS ne donne pas de la même manière, parce que l’IFS est plus structuré, plus orienté vers un but.
Certaines personnes ont besoin de cette liberté. Elles ont besoin de dérouler le fil de leur vie, de faire des liens, de prendre le temps. La psychanalyse est faite pour elles.
De plus, la psychanalyse excelle à travailler sur certains phénomènes complexes, comme les troubles de la personnalité, les structures psychotiques, ou les traumatismes très anciens qui ont façonné toute la personnalité. Dans ces cas-là, l’IFS peut être un complément, mais il n’est pas toujours suffisant seul.
Enfin, la psychanalyse a une profondeur historique qui peut être précieuse. Comprendre comment votre famille, votre culture, votre époque ont influencé votre psyché, c’est un travail que l’IFS n’aborde pas directement.
Mais pour la majorité des personnes que je reçois – celles qui souffrent d’anxiété, de dépression, de phobies, de dépendances, de difficultés relationnelles – l’IFS offre un chemin plus court, plus concret, et souvent plus transformateur.
L’IFS convient particulièrement à ceux qui :
En revanche, si vous avez besoin d’un cadre très structuré, si vous préférez une approche plus directive, ou si vous n’êtes pas prêt à vous connecter à vos émotions, l’IFS peut sembler déstabilisant au début.
Mais dans mon expérience, la plupart des personnes s’y adaptent très vite, parce que le modèle est intuitif et humain.
Je ne vais pas vous dire qu’il faut choisir entre psychanalyse et IFS. Certaines personnes combinent les deux, ou passent de l’une à l’autre. Ce qui compte, c’est ce qui fonctionne pour vous, là où vous en êtes.
Voici ce que je vous propose :
Prenez un moment pour faire le point : sur une échelle de 1 à 10, à quel point votre souffrance actuelle est-elle présente ? Depuis combien de temps ? Qu’avez-vous déjà essayé ?
Écoutez vos parties : si vous hésitez entre deux approches, demandez-vous quelle partie de vous préfère la psychanalyse, et quelle partie préfère l’IFS. La partie qui veut prendre son temps, qui a besoin de comprendre, qui a peur d’aller trop vite. Et la partie qui veut des résultats, qui est impatiente, qui en a marre d’attendre. Dialoguez avec elles.
Essayez quelque chose de nouveau : si vous êtes en psychanalyse depuis des années sans changement notable, peut-être est-il temps d’explorer autre chose. Pas pour abandonner, mais pour compléter.
Venez faire une séance de découverte : l’IFS se vit, il ne se raconte pas. Je propose souvent une première séance à tarif réduit pour que vous puissiez sentir ce que ça fait, sans engagement.
Je suis Thierry, praticien à Saintes. Je reçois en cabinet et en visio. Si vous avez des questions, si vous voulez savoir si l’IFS est fait pour vous, ou simplement échanger, contactez-moi. Je ne vends rien, je ne force rien. Je suis juste là pour vous accompagner, à votre rythme, avec ce qui est vivant en vous.
Prenez soin de vos parties. Elles méritent d’être entendues.
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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