3 exercices d’hypnose pour sortir de la torpeur
Des techniques simples pour retrouver calme et clarté mentale.
Ne confondez plus : les vrais signes d’un trouble narcissique.
Tu as peut-être déjà vécu cette situation : une relation qui commence bien, où l’autre semble charmant, attentionné, presque trop parfait. Puis, peu à peu, le décor se fissure. Les compliments deviennent rares, les besoins de l’autre prennent toute la place, et toi, tu te retrouves à marcher sur des œufs, à douter de ta propre perception. « Suis-je trop sensible ? », « Est-ce que j’en demande trop ? », « Peut-être qu’il ou elle est simplement égoïste, comme tout le monde ? ». Ces questions, je les entends souvent dans mon cabinet à Saintes. Des hommes et des femmes épuisés, qui tentent de mettre des mots sur un malaise diffus, une impression d’être utilisé sans jamais recevoir en retour.
La frontière entre un simple égoïsme passager et un trouble narcissique de la personnalité est floue, et c’est bien là le problème. Beaucoup de personnes confondent les deux, ce qui les empêche de poser des limites claires ou de prendre du recul. Dans cet article, je vais t’aider à distinguer ces deux réalités. Pas avec un diagnostic – je ne suis pas médecin et seul un professionnel de la santé mentale peut le poser – mais avec des clés concrètes issues de mon expérience d’accompagnement en hypnose ericksonienne, en IFS (Internal Family Systems) et en intelligence relationnelle. Mon but est simple : te donner des repères pour que tu puisses mieux comprendre ce qui se joue dans tes relations, et agir en conséquence.
Alors, prêt à y voir plus clair ? Installe-toi, respire, et laisse-toi guider.
Commençons par le plus simple : l’égoïsme. On est tous égoïstes par moments. C’est humain. Quand tu es fatigué, stressé, ou que tu traverses une période difficile, il est normal de penser d’abord à toi. L’égoïsme, c’est une focalisation temporaire sur ses propres besoins, parfois au détriment des autres. Mais la clé, c’est qu’il n’est pas ancré dans une structure de personnalité rigide.
Prenons un exemple. Je reçois Émilie, 34 ans, cadre commerciale. Elle me raconte une dispute avec son compagnon, Marc. Ce dernier a annulé un dîner prévu de longue date avec des amis à elle, parce qu’il avait « besoin de se reposer ». Émilie se sent blessée, mais Marc s’excuse sincèrement le lendemain. Il reconnaît son erreur, propose de reprogrammer, et semble vraiment désolé. Il a été égoïste sur le moment, mais il est capable de se remettre en question et de faire preuve d’empathie.
Voilà la différence fondamentale : un comportement égoïste est contextuel et réversible. La personne peut :
L’égoïsme n’est pas un trait de caractère fixe, mais une réponse à une situation. Il peut être frustrant, mais il ne détruit pas systématiquement la relation à long terme. En intelligence relationnelle, on dit que la personne a une « flexibilité émotionnelle » : elle peut osciller entre ses besoins et ceux des autres, sans rester bloquée dans une position rigide.
Point clé : Un comportement égoïste est comme un orage passager. Il arrive, fait des dégâts, mais le ciel finit par se dégager et la personne peut réparer. Le trouble narcissique, lui, est un climat permanent.
Le trouble narcissique de la personnalité (TNP) est une tout autre affaire. Ce n’est pas un trait de caractère qu’on active ou désactive selon les circonstances. C’est une structure psychique profonde, souvent construite dès l’enfance pour se protéger d’une blessure intérieure. Les personnes avec un TNP ont développé une « armure » : un sentiment grandiose d’importance, un besoin constant d’admiration, et un manque d’empathie quasi structurel.
Attention : je ne parle pas ici de la simple vanité ou de l’amour-propre. Tout le monde a des moments de vanité. Le TNP, c’est un mode de fonctionnement permanent, qui impacte tous les domaines de la vie – professionnel, amical, amoureux.
Reprenons avec un autre exemple. J’ai accompagné Karim, 42 ans, marié depuis 15 ans à une femme qu’il décrit comme « épuisante ». En séance, il raconte une scène typique : son épouse, Sophie, organise une fête d’anniversaire pour lui. Elle passe des heures à préparer, à inviter ses amis à lui. Le jour J, Sophie est tendue, irritable. Elle critique le gâteau acheté par Karim (« tu aurais pu le faire toi-même »), puis se plaint que personne ne la remercie assez pour son travail. Karim tente de la rassurer, mais elle le coupe : « De toute façon, tu ne vois jamais tout ce que je fais. » La soirée se termine par une dispute, où Sophie devient la victime, accusant Karim d’être ingrat. Le lendemain, elle n’évoque pas l’incident, comme s’il n’avait jamais eu lieu.
Ce qui frappe ici, ce n’est pas l’égoïsme ponctuel, mais le pattern répétitif : besoin d’être au centre, incapacité à recevoir un feedback sans s’effondrer ou attaquer, manque de reconnaissance des besoins de l’autre. Sophie ne peut pas se remettre en question, car son estime de soi est si fragile qu’elle s’effondrerait. Son « narcissisme » est une coquille vide.
Les signes distinctifs d’un trouble narcissique incluent :
Mais attention : tous les narcissiques ne sont pas des monstres. Certains sont très subtils, voire discrets. On parle de « narcissisme vulnérable » chez les personnes qui, en apparence, sont timides ou anxieuses, mais qui, en réalité, sont obsédées par le regard des autres et se sentent constamment incomprises.
Si tu te poses la question, c’est probablement parce que tu es en train de vivre une relation confuse. Et c’est normal. Les comportements narcissiques sont souvent masqués par un charme initial, appelé « love bombing » : la personne te couvre d’attention, de cadeaux, de déclarations, pour créer une dépendance émotionnelle. Ensuite, le masque tombe, mais tu restes accroché à l’espoir que la première version revienne.
Un autre piège, c’est que les personnes avec un TNP peuvent imiter l’empathie. Elles savent ce qu’on attend d’elles, et elles le jouent parfaitement – jusqu’à ce que leurs besoins soient menacés. Par exemple, un collègue narcissique peut te soutenir publiquement lors d’une présentation, puis, en privé, dénigrer ton travail pour s’attribuer le mérite. L’égoïste, lui, te soutiendra ou non selon son humeur, mais il ne fera pas de double jeu stratégique.
En hypnose ericksonienne et en IFS, j’ai appris une chose : la différence se niche souvent dans la réaction à la vulnérabilité. Une personne égoïste, si tu lui exprimes ta peine, va réagir – maladroitement parfois, mais elle réagira. Elle pourra dire « je suis désolé, je n’avais pas vu les choses comme ça ». Une personne narcissique, elle, va soit ignorer ta vulnérabilité, soit la retourner contre toi : « Tu es trop sensible », « Tu vois tout de travers », ou pire, « C’est toi qui es égoïste de me faire ça ».
Moment fort : Si, après avoir exprimé un besoin ou une souffrance, tu te retrouves à consoler l’autre ou à t’excuser, pose-toi la question. Dans une relation saine, exprimer un besoin ne déclenche pas une tempête.
Quand je travaille avec des personnes qui ont grandi avec un parent narcissique, ou qui sont en couple avec un partenaire narcissique, une question revient souvent : « Mais pourquoi fait-il/elle ça ? Est-ce qu’il/elle est méchant(e) ? »
La réponse est plus complexe. Le trouble narcissique est souvent le résultat d’une blessure d’abandon ou d’humiliation dans l’enfance. L’enfant n’a pas été vu pour ce qu’il était, mais pour ce qu’il apportait (performance, obéissance, image). Pour survivre, il a construit un « faux self » : une façade grandiose, parfaite, qui cache un vide intérieur immense. Ce vide, il le remplit en permanence par l’admiration des autres, le pouvoir, ou la consommation.
Cela ne justifie pas les comportements toxiques, mais ça les éclaire. La personne narcissique n’est pas « méchante » au sens classique ; elle est dissociée de sa propre humanité. Elle ne peut pas se permettre de ressentir de la honte ou de l’insécurité, car cela menacerait son existence même. Alors elle projette, critique, contrôle.
En IFS, on dirait qu’une « partie » protectrice a pris le pouvoir total, écrasant toutes les autres parties vulnérables. Cette partie a été utile à un moment – pour survivre à une enfance difficile – mais elle est devenue tyrannique à l’âge adulte.
Cette compréhension ne doit pas te servir à excuser l’autre, mais à te libérer toi-même. Si tu cesses de prendre personnellement les attaques d’une personne narcissique, tu peux commencer à poser des limites sans culpabilité. Tu n’es pas responsable de son vide intérieur.
Les stratégies ne sont pas les mêmes selon que tu as affaire à un égoïste occasionnel ou à une personne avec un trouble narcissique. Voici comment adapter ta réponse.
Face à un comportement égoïste :
Face à un possible trouble narcissique :
Point clé : Avec un égoïste, tu peux négocier. Avec un narcissique, tu poses des limites. La négociation suppose une réciprocité qui n’existe pas dans le trouble narcissique.
Avant de terminer, je veux aborder un angle souvent oublié : et si tu te reconnaissais dans certains traits ? L’autodiagnostic est dangereux, mais l’introspection est saine. Nous avons tous des tendances narcissiques à des degrés divers. C’est humain d’aimer être admiré, de vouloir avoir raison, ou de se sentir spécial.
Ce qui fait la différence, c’est la capacité à douter de soi. Une personne avec un trouble narcissique ne se pose pas la question : « Est-ce que je suis peut-être trop centré sur moi ? » Elle est convaincue que le problème vient des autres. Si toi, lecteur, tu te demandes si tu pourrais être narcissique, c’est déjà un signe que tu ne l’es probablement pas – du moins pas au niveau d’un trouble. Mais cela peut révéler des besoins non comblés : un besoin de reconnaissance, une peur de l’échec, une difficulté à recevoir la critique.
En IFS, on explore ces « parties » qui cherchent à être vues, valorisées, protégées. Parfois, ce besoin est tellement fort qu’on écrase les autres sans le vouloir. L’important, c’est de l’accueillir avec douceur, sans jugement. Si tu as tendance à monopoliser la parole ou à ramener les sujets à toi, tu peux t’entraîner à poser des questions : « Et toi, comment tu vis ça ? », « Qu’est-ce que tu ressens ? ». L’empathie se muscle comme un muscle : elle se travaille.
Nous voilà arrivés au bout de ce chemin. J’espère que tu repartiras avec une vision plus claire. Pour résumer, un comportement égoïste est contextuel, réversible, et la personne peut se remettre en question. Un trouble narcissique, lui, est un mode de fonctionnement rigide, marqué par un manque d’empathie, un besoin d’admiration, et une incapacité à recevoir la critique. La frontière est parfois fine, mais elle existe.
Si tu te sens prisonnier d’une relation confuse, je t’invite à une première action concrète : tiens un journal pendant une semaine. Note les interactions qui te laissent un goût amer. Observe les patterns : est-ce que l’autre reconnaît ses torts ? Est-ce qu’il/elle s’excuse sincèrement ? Est-ce que tu te sens écouté ? Ce simple geste te donnera une perspective précieuse.
Et si tu souhaites aller plus loin, je suis là. Dans mon cabinet à Saintes, je reçois des adultes qui veulent comprendre et sortir de ces dynamiques. On ne changera pas l’autre – ce n’est pas le but – mais on peut t’aider à poser des limites, à reconstruire ton estime, et à retrouver une relation plus saine avec toi-même. L’hypnose ericksonienne et l’IFS sont des outils puissants pour ça.
Prendre soin de toi n’est pas égoïste. C’est nécessaire. Alors, si cet article t’a parlé, si tu te reconnais dans une situation, écris-moi ou prends rendez-vous. On fera le point ensemble, sans jugement, avec honnêteté.
Tu n’as pas à traverser ça seul(e).
À propos de l'auteur
Thierry Sudan
Praticien en accompagnement (IFS, hypnose ericksonienne, Intelligence Relationnelle) et préparateur mental sportif. Cabinet à Saintes, séances également à distance.
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